L’hô­tel­le­rie en mode co­wor­king

Un cadre design, des équi­pe­ments high-tech, des lob­bys ani­més : en ou­vrant leurs portes aux en­tre­pre­neurs lo­caux, les hô­tels de nou­velle gé­né­ra­tion en­tendent ri­va­li­ser avec les es­paces de co­wor­king qui fleu­rissent dans les grandes mé­tro­poles. Les voya­geur

Voyages d'Affaires - - SOM­MAIRE - Par Ar­naud Del­tenre

L’HÔ­TEL­LE­RIE EN MODE CO­WOR­KING

“Les es­paces de co­wor­king étant très po­pu­laires au sein des me­dia, de la tech et des start-up, il nous a sem­blé évident d’of­frir ce genre de lieu.” Mi­chael Achen­baum, The Cur­tain.

Sho­cking ! Un club pri­vé lon­do­nien au­to­rise dé­sor­mais à tra­vailler en son sein. On dit même que ce lieu dé­dié aux ren­contres entre gent­le­men, où toutes dis­cus­sions d’af­faires sont tra­di­tion­nel­le­ment pros­crites, pour­rait même ac­cueillir des femmes ! Diable… Y au­rai­til quelque chose de pour­ri au royaume des mem­bers clubs ? Di­sons plu­tôt que ce crime de lèse-ma­jes­té s’ins­crit dans l’air du temps. Son au­teur : Mi­chael Achen­baum, un Amé­ri­cain – ce­ci ex­plique peut-être ce­la – dé­jà connu à New York pour le très tren­dy hô­tel Gan­se­voort.

Cette fois, c’est un éta­blis­se­ment ul­tra VIP qu’il a ou­vert en dé­but d’an­née à Londres, dans le quar­tier mon­tant de Sho­re­ditch : The Cur­tain. À cô­té de ses chambres et res­tau­rants ac­ces­sibles à tous, moyen­nant quand même quelques cen­taines de livres par nuit ou par re­pas, l’hô­tel dis­pose d’un club pri­vé qui cible clai­re­ment le monde de la mode, des me­dia et de la pub avec son res­tau­rant-pis­cine en roof­top, son bar de nuit et son dance floor pour des per­for­mances mu­si­cales live. “Nous ne nous at­ta­chons ni à la ri­chesse, ni au sta­tut. Peu im­porte qui sont vos pa­rents. Nous at­ten­dons de nos membres qu’ils aient une chose en com­mun : un es­prit créa­tif”, an­nonce l’hô­tel.

BO­HÈME DI­GI­TALE

À par­tir d’oc­tobre pro­chain, cet es­prit créa­tif pour­ra s’ex­pri­mer de ma­nière plus di­recte, au­tre­ment que par la fa­çon d’être, dans un es­pace co­wor­king si­tué

au rez-de-chaus­sée du club. “Le Cur­tain n’est pas un éta­blis­se­ment qui a une ap­proche uni­for­mi­sée du design et se­rait po­sé comme ce­la à Sho­re­ditch, ex­plique

Mi­chael Achen­baum. Au contraire, nous sommes à la fois un hô­tel et un mem­bers club fait pour la clien­tèle lo­cale. Les es­paces de co­wor­king étant très po­pu­laires au sein des me­dia, de la tech et des start-up, il nous a sem­blé évident d’of­frir ce genre de lieu à ceux qui ont l’ha­bi­tude de tra­vailler dans leur propre ville sans être à leur bu­reau.”

À sa ma­nière, ré­so­lu­ment éli­tiste et bran­chée, The Cur­tain par­ti­cipe à un mou­ve­ment en­core li­mi­té, mais bien réel : la par­ti­ci­pa­tion des hô­tels à l’évo­lu­tion du tra­vail no­made, alors que les quar­tiers des grandes villes en pleine gen­tri­fi­ca­tion se couvrent de lieux à la fois bu­si­ness et dé­con­trac­tés. C’est d’ailleurs à la pré­sence d’es­paces de tra­vail par­ta­gé que l’on re­con­naît qu’un hô­tel est vrai­ment dans son époque. Ma­ma Shel­ter, 25Hours, Yo­tel, Hox­ton, 9Ho­tel Col­lec­tion, Sir Ho­tels en Eu­rope, les Ho­tel Jen en Asie, les concepts longs sé­jours Zo­ku et Lyf : longue est la liste de ces en­seignes li­fe­style qui surfent sur la ten­dance du mo­ment.

Avec leurs cadres design, leur at­mo­sphère très ac­tuelle, leurs lob­bys dé­con­trac­tés, ils se posent en concur­rents des ac­teurs qui ont pi­gnon sur rue pour sé­duire les cadres no­mades. D’au­tant que ces hô­tels s’adressent à la même clien­tèle, des pro­fes­sion­nels free­lance ou li­bé­raux, des start-upers et autres in­dé­pen­dants créa­tifs.

ES­PRIT PION­NIER

En 2014 dé­jà, à Vienne, l’Hô­tel Scha­ni fut un des pre­miers à se lancer dans l’aven­ture. Con­çu en par­te­na­riat avec l’ins­ti­tut de re­cherches al­le­mand Fraun­ho­fer, spé­cia­li­sé dans l’éco­no­mie et l’or­ga­ni­sa­tion du tra­vail, l’éta­blis­se­ment a eu, dès ses dé­buts, pour “ob­jec­tif d’in­té­grer le concept de co­wor­king dans l’in­dus­trie hô­te­lière”, ex­pli­quait à son ou­ver­ture Ste­fan Rief, en charge du centre de com­pé­tence “In­no­va­tion des lieux de tra­vail” au sein de Fraun­ho­fer IAO. Cette am­bi­tion ré­pon­dait d’ailleurs à une vraie de­mande, ré­vé­lée par un son­dage mon­trant que 46 % des cadres tra­vaillaient ré­gu­liè­re­ment à l’hô­tel du­rant leur voyage, mais ai­me­raient avoir la chance de pou­voir le faire dans le lob­by, au mi­lieu de la vie de l’hô­tel, plu­tôt que seul dans leur chambre. “Les voya­geurs d’af­faires étant une de nos clien­tèles clés, nous vou­lions dé­pas­ser leurs at­tentes avec un lob­by dé­dié au co­wor­king tout en leur don­nant la pos­si­bi­li­té d’in­ter­agir avec des en­tre­pre­neurs lo­caux”, pré­ci­sait à l’époque Be­ne­dikt Ko­ma­rek, di­rec­teur gé­né­ral de l’hô­tel.

Ou­vert cette an­née dans le XIVe ar­ron­dis­se­ment de Paris et der­nier né du groupe Ele­gan­cia, le BOB Hô­tel – BOB pour Bu­si­ness on Board – a été lui aus­si di­rec­te­ment pen­sé pour sa­tis­faire les at­tentes des pro­fes­sion­nels sans do­mi­cile fixe avec des es­paces com­muns rem­plis de tables in­di­vi­duelles, de tables de quatre ou six per­sonnes pour des réunions ou des al­côves pour des ren­dez-vous plus dis­crets.

Après plu­sieurs an­nées pas­sées dans l’hô­tel­le­rie haut de gamme, Pau­la Gom­precht a in­té­gré Se­ren­di­pi­ty Labs, un spé­cia­liste amé­ri­cain des es­paces co­wor­king. Elle sou­ligne les avan­tages à ti­rer de cette

46 % des cadres tra­vaillent à l’hô­tel, mais ai­me­raient avoir la chance de pou­voir le faire dans le lob­by, au mi­lieu de la vie de l’hô­tel, plu­tôt que seul dans leur chambre.

évo­lu­tion : “L’hô­tel­le­rie se doit d’être au coeur de cette nou­velle offre d’es­paces de tra­vail. Si vous êtes di­ri­geant d’en­tre­prise, vos cadres no­mades doivent avoir ac­cès à des lieux sûrs et sé­cu­ri­sés pour tra­vailler lors de leurs dé­pla­ce­ments. Si vous être free­lance, vous de­vez avoir un en­droit équi­pé de ma­nière pro­fes­sion­nelle pour ac­cueillir des par­te­naires et ren­con­trer des clients”.

Mes­sage re­çu par toute cette nou­velle gé­né­ra­tion d’hô­tels qui voit plu­sieurs avan­tages à ti­rer de l’es­sor du tra­vail no­made. À com­men­cer par ce­lui d’of­frir à leurs ré­si­dents pour rem­plir leurs obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles un cadre plus “fa­shion” que les bu­si­ness cen­ters, un brin old school et sou­vent ca­chés dans les re­coins des éta­blis­se­ments. “La qua­li­té du tra­vail des voya­geurs baisse quand ils

tra­vaillent dans leur

chambre”, es­time d’ailleurs John Are­nas, Pdg de Se­ren­di­pi­ty Labs, sur le blog de sa so­cié­té. Ce­pen­dant, plus en­core qu’aux ré­si­dents, c’est sur­tout à la clien­tèle lo­cale que s’adressent ces lieux. En at­ti­rant les en­tre­pre­neurs voi­sins, les hô­tels trouvent ain­si le moyen d’ani­mer des lob­bys et bars qui sonnent sou­vent creux en pleine jour­née et, en même temps, ils y in­sufflent un es­prit “vie de quar­tier” qui sied par­fai­te­ment à ces éta­blis­se­ments bien dans leur ville, bien dans leur temps.

BIEN­VE­NUE AU CLUB

Avec son offre The Commons Co- Op, le Vir­gin de Chi­ca­go in­vite les pro­fes­sion­nels de la ca­pi­tale du Mid­west à faire de l’hô­tel leur bu­reau, leur salle de réunion ou leur salle à man­ger pri­vée en uti­li­sant le lounge The Commons Club en jour­née. Contre une co­ti­sa­tion men­suelle de 55 dol­lars, ils peuvent al­ler de bi­blio­thèques en sa­lons tout en bé­né­fi­ciant d’équi­pe­ment adap­tés comme une im­pri­mante sans fil ou des écrans plats per­met­tant de pro­je­ter des pré­sen­ta­tions et d’or­ga­ni­ser des vi­sio­con­fé­rences. De leur cô­té, les Hox­ton, qu’ils soient à Londres ou à Am­ster­dam, mettent à dis­po­si­tion des adeptes du no­ma­disme bu­si­ness de longues tables où s’alignent les iMac.

Si pas­ser la porte des hô­tels n’est pas en­core tout à fait en­tré dans les moeurs en France, la mutation en cours du monde du tra­vail pour­rait chan­ger les ha­bi­tudes.

Et ce­la gra­tui­te­ment, sans be­soin de consom­mer. Même si, bien sûr, ce­la n’est pas in­ter­dit ! Il en res­sort ain­si des hô­tels ul­tra ani­més du ma­tin jus­qu’au soir et donc, par ef­fet d’en­traî­ne­ment, d’au­tant plus at­trac­tifs.

Si pas­ser la porte des hô­tels n’est pas en­core tout à fait en­tré dans les moeurs en France, la mutation en cours du monde du tra­vail pour­rait chan­ger les ha­bi­tudes. Au C.O.Q., un pe­tit hô­tel design du XIIIe ar­ron­dis­se­ment pa­ri­sien, les tables du pe­tit-déjeuner se trans­forment en tables de tra­vail l’après-mi­di, les ha­bi­tués ve­nant po­ser leur lap­top dans un cadre convi­vial, ce­lui d’une salle à man­ger avec ca­na­pé et fausse che­mi­née. Le C.O.Q. – pour Com­mu­ni­ty of Qua­li­ty – est loin d’être un cas unique dans la ca­pi­tale, puisque Air Of­fice, une plate-forme de ré­ser­va­tion d’es­paces de tra­vail dans les hô­tels lan­cée fin 2015, compte au­jourd’hui 70 éta­blis­se­ments par­te­naires en ré­gion pa­ri­sienne et en­tend at­teindre la barre des 200 dé­but 2018 en s’éten­dant à toute la France. Dans tous ces éta­blis­se­ments, Air Of­fice pro­pose à ses uti­li­sa­teurs – les Free­wor­kers – un for­fait en­glo­bant au mi­ni­mum le WiFi et des bois­sons chaudes pour un prix par per­sonne de cinq eu­ros l’heure, en plus de 20 % de remise sur cer­tains ser­vices.

“La plu­part des hô­tels pro­posent au­jourd’hui un WiFi de qua­li­té, des es­paces confor­tables qui per­mettent aus­si une cer­taine in­ti­mi­té, et de l’eau, du ca­fé, du thé… Bref, tout que ce qu’offrent les es­paces de co­wor­king clas­siques à leurs membres”, re­marque Ar­naud Ré­gnié, co­fon­da­teur d’Air Of­fice. Par­mi les free­wor­kers, 25 % sont des en­tre­pre­neurs, 50 % pro­viennent de grandes so­cié­tés comme BNP Pa­ri­bas ou De­loitte qui ont mis en place des po­li­tiques de bu­reaux flexibles, le reste

se dé­com­po­sant entre in­dé­pen­dants, jour­na­listes et di­ri­geants de PME de pro­vince. “Pour eux, les bu­reaux à Paris sont trop chers et les es­paces de co­wor­king clas­siques ne per­mettent pas d’al­ler çà et là, au gré de leur ren­dez-vous”, constate Ar­naud Ré­gnié, qui pré­cise que “70 % du temps, les de­mandes concernent de pe­tites réunions de trois à quatre per­sonnes pen­dant deux heures, du tra­vail no­made dans 20 % des cas, les 10 % res­tants ayant trait à des réunions in­ternes aux en­tre­prises dans un cadre qui sort du quo­ti­dien.”

De nom­breux hô­tels bu­si­ness de grandes chaînes, ha­bi­tués à voir les voya­geurs d’af­faires tra­vailler et se réunir dans leurs lob­bys, font aus­si du co­wor­king sans le sa­voir, ou en tout cas sans le crier haut et fort. D’autres ont une ap­proche plus for­ma­li­sée à l’image du concept Ea­sy­work lan­cé en 2014 par Mer­cure et No­vo­tel, au­jourd’hui im­plan­té dans une di­zaine

d’éta­blis­se­ments en France. “Avant, les bars des No­vo­tel et Mer­cure étaient dé­jà uti­li­sés de ma­nière in­for­melle par les cadres no­mades qui ve­naient prendre un ca­fé pour tra­vailler entre deux ren­dez-vous ou en at­ten­dant le train, se rap­pelle Fré­dé­ric No­blet, di­rec­teur gé­né­ral du No­vo­tel Lyon Ger­land Musée

des Con­fluences. Mais c’était loin d’être une re­la­tion gagnant-gagnant. L’hô­te­lier avait la sen­sa­tion que les voya­geurs ve­naient seule­ment pro­fi­ter de l’es­pace sans contre­par­tie. Dès lors, deux so­lu­tions exis­taient : soit celle, ra­di­cale, de re­ti­rer les prises élec­triques, soit, au contraire, celle de s’adap­ter à cet état de fait. Je di­ri­geais au­pa­ra­vant le No­vo­tel Lyon Part Dieu et on a ra­jou­té des prises et des char­geurs de té­lé­phone, af­fi­ché en di­rect les ho­raires des trains, mis en place un vrai ac­cueil, le tout contre 20 eu­ros la de­mi-jour­née. Au dé­but, les gens ti­quaient, mais après ils ont été sé­duits. Cet es­pace voit pas­ser 70 à 80 per­sonnes par jour. J’ai éga­le­ment in­té­gré le concept Ea­sy­work au No­vo­tel Lyon Con­fluence, avec un lieu plus pe­tit puisque nous ne sommes pas à cô­té d’une gare. On ré­pond à une vraie de­mande. Les gens viennent pour un ren­dez-vous ou une réunion, res­tent tra­vailler et peuvent en­suite déjeuner ou pro­fi­ter de la pis­cine.”

CO­LOC’ BU­SI­NESS

Ces exemples montrent que l’hô­tel­le­rie a une vraie lé­gi­ti­mi­té à se positionner sur un sec­teur en pleine ex­pan­sion qui, se­lon cer­taines es­ti­ma­tions, pour­rait re­pré­sen­ter dans cinq ans 10 % à 20 % des lieux de tra­vail en France, contre 2 % au­jourd’hui. Cer­tains grands noms n’hé­sitent d’ailleurs pas à jouer sur leur no­to- rié­té pour lancer leur propre en­seigne d’es­paces de co­wor­king, que ce soit au sein des hô­tels, mais le plus sou­vent en de­hors, à l’image de Ma­ma Shel­ter avec Ma­ma Works ou SoHo House avec Soho Works. À l’af­fût des der­nières ten­dances, le groupe Ac­corHo­tels pa­rie lui aus­si sur l’es­sor du tra­vail no­made et s’est as­so­cié avec Bouygues Im­mo­bi­lier pour dé­ve­lop­per son concept Next­door dans le cadre d’une joint ven­ture pré­voyant un to­tal de 80 es­paces Next­door d’ici 2022 en France et en Eu­rope avec un rythme de développement de 10 à 15 ou­ver­tures par an.

En pa­ral­lèle, d’autres font le che­min in­verse comme WeWork. Ré­cem­ment im­plan­té à Paris, ce spé­cia­liste mon­dial du co­wor­king s’est ra­pi­de­ment fait un nom avec ses lieux de tra­vail agen­cés fa­çon loft, ex­trê­me­ment design et cha­leu­reux. S’ap­puyant sur son suc­cès, WeWork a lan­cé l’an der­nier le concept ré­si­den­tiel WeLive à Wa­shing­ton et New York. Au 110 Wall Street, l’im­meuble consacre ses sept pre­miers étages au co­wor­king et les 13 autres au co­li­ving avec 45 ap­par­te­ments ré­si­den­tiels à louer au mois ou pour quelques jours. Une sorte de grande co­loc’ à l’es­prit start-up en quelque sorte.

Avec leurs iMac mis à dis­po­si­tion de la clien­tèle, les hô­tels Hox­ton in­vitent bien vo­lon­tiers les pro­fes­sion­nels free­lance et les cadres no­mades à ve­nir tra­vailler quelques heures dans leurs lob­bys pen­sés comme des pièces à vivre (ici, le Hox­ton Hol­born, à Londres).

À Vienne, l’Hô­tel Scha­ni s’est ins­crit dès ses dé­buts dans la mou­vance co­wor­king. L’éta­blis­se­ment est à l’af­fût des nou­velles ten­dances, puisque c’est aus­si l’un des pre­miers à ac­cep­ter les paie­ments en bit­coin.

1 1 — À Am­ster­dam, Zo­ku pro­pose un es­pace de tra­vail bien dans le ton de ce concept in­no­vant d’hô­tel­le­rie long­sé­jour.

2 — Des lieux de tra­vail qui laissent aus­si du temps à la dé­tente : avec ses Ma­ma Works, Ma­ma Shel­ter pro­pose des lieux bu­si­ness dé­con­trac­tés. 2

1 1 — À Londres, The Cur­tain re­vi­site l’idée de club an­glais avec un es­pace ré­ser­vé aux membres of­frant sa­lons pri­vés, pis­cine en roof­top, dance floor et, à par­tir d’oc­tobre, une par­tie co­wor­king.

2

2 — En jour­née, le

Vir­gin Ho­tel de Chi­ca­go ouvre les portes de son Commons Club à la jeu­nesse créa­tive de la ville.

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