GÉONAUTE ONMOVE 500 HRM

99 €

Wider - - MONTRESTESTS -

Avoir une montre GPS, avec car­dio au poi­gnet et trans­fert de don­nées via smart­phone, voi­là qui im­plique sou­vent de dé­bour­ser une somme ron­de­lette. Pour à peine cent eu­ros, Dé­cath­lon frappe fort et réus­sit à li­vrer un pro­duit qui pour­rait ra­vir beau­coup de monde. Mais qu’en est- il en réa­li­té ? Avec sa montre OnMove 500, Dé­cath­lon a émon­dé toutes les fonc­tion­na­li­tés peu uti­li­sées par les spor­tifs d’en­du­rance et n’a conser­vé que l’es­sen­tiel. Cette montre a un GPS qui cal­cule vi­tesse, dis­tance, dé­ni­ve­lé et al­lure. Elle y as­so­cie un cap­teur car­diaque au poi­gnet, c’est à la mode. Point. Quid des ou­tils de na­vi­ga­tion ? Il n’y en a pas. Une la­cune réelle quand on s’aven­ture en terre in­con­nue ou en mon­tagne, mais là n’est pas sa vo­ca­tion. Cette montre est faite pour l’en­traî­ne­ment uni­que­ment, pour ceux qui aiment com­pi­ler leurs sor­ties et en ana­ly­ser les don­nées. De ce dé­pouille­ment ré­sulte une fa­ci­li­té d’uti­li­sa­tion et un temps d’adap­ta­tion très court à l’er­go­no­mie de la montre. Ici, pas de tac­tile, pas de vi­bra­tion. Juste cinq bou­tons et bas­ta. L’écran est on ne peut plus ba­sique, étri­qué, avec un af­fi­chage LCD noir et blanc et de gros pixels à l’an­cienne. La li­si­bi­li­té n’est pas in­croyable et on ne dis­pose que d’une in­for­ma­tion à la fois. L’in­fo nous par­vient néan­moins, c’est l’es­sen­tiel, non ? Pour l’as­pect de­si­gn, la montre trans­pire un peu le plas­tique. Pour­tant, tout est bien as­sem­blé, il n’y a pas d’er­reur de concep­tion. Le ca­dran cir­cu­laire et le vo­lume conte­nu de l’en­gin en font, au fond, une montre de sport tout à fait sym­pa­thique et sobre. Le temps des énormes or­di­na­teurs de bord rec­tan­gu­laires à l’as­pect geek est révolu. Au poi­gnet, la OnMove est lé­gère et agréable à por­ter, c’est l’un de ses points forts. Le cap­teur op­tique du car­dio fré­quen­ce­mètre ne gêne pas. Quant au bra­ce­let, il n’est pas en si­li­cone, plu­tôt dans un plas­tique très souple qui ne blesse pas le poi­gnet et s’en tire très bien au ni­veau du confort. Une belle sur­prise. Cô­té sa­tel­lite, le GPS ne se fait pas trop dé­si­rer lors­qu’on lance une ac­ti­vi­té. La montre le capte vite ( 10 se­condes) et le GPS se montre fiable. Hon­nê­te­ment, même des marques pres­ti­gieuses ne font pas mieux. Le se­cond ins­tru­ment de me­sure de ce chro­no­graphe, le cap­teur op­tique de fré­quence car­diaque au poi­gnet ( conçu par Phil­lips) nous convainc net­te­ment moins. Les ap­proxi­ma­tions sont nom­breuses. On y ver­ra plus un gad­get qui donne une ten­dance plu­tôt qu’un ou­til de pré­ci­sion pour l’ana­lyse du pouls. Autre dé­cep­tion quand vient la pla­ni­fi­ca­tion de séance. La montre en est ca­pable dans des cas d’in­ten­si­tés ba­siques ( pas­sez votre che­min en cas de frac­tion­né alam­bi­qué), mais on ne peut pas la lan­cer quand on veut lors d’une ac­ti­vi­té. Il faut an­ti­ci­per le temps d’échauf­fe­ment. Or, dans bien des cas, on ne connaît pas le temps exact qu’il nous faut, à la se­conde près, pour al­ler au bas d’une montée par exemple. Au pire faut- il re­lan­cer une ac­ti­vi­té, mais on se re­trouve vite avec dix mille sor­ties à gé­rer sur le lo­gi­ciel. Aber­rant et un peu frus­trant. Une fois votre pe­tite sor­tie fi­nie ( 6 heures max, pen­sez à bien re­char­ger la montre à chaque fois), la syn­chro­ni­sa­tion via le lo­gi­ciel OnMove est ra­pide et sans ac­croc, par or­di­na­teur ou smart­phone. Pour l’anec­dote, on a en­fin un câble uni­ver­sel qu’on peut fa­ci­le­ment rem­pla­cer en cas de perte. On a trou­vé l’ap­pli et le site dé­ve­lop­pés par Dé­cath­lon très épu­rés, af­fi­chant l’es­sen­tiel des in­fos col­lec­tées. L’ex­pé­rience com­mu­nau­taire reste, elle, li­mi­tée. Si on est adepte de Stra­va, la mi­gra­tion vers une pla­te­forme étran­gère est mal vé­cue par Géonaute. Pas de mi­gra­tion au­to­ma­tique pos­sible, il fau­dra télécharger ma­nuel­le­ment le fi­chier GPX et le trans­fé­rer ma­nuel­le­ment. Bref, un peu com­pli­qué.

CONCLU­SION

Cette montre fait peu de choses. Le GPS fonc­tionne à mer­veille, le car­dio au poi­gnet un peu moins ( mais au­cune marque n’a en­core trou­vé la pré­ci­sion d’une cein­ture pec­to­rale), et l’en­semble est fa­cile à uti­li­ser. La grosse res­tric­tion se fe­ra sur son au­to­no­mie fa­mé­lique si vous faites de grosses ses­sions d’en­du­rance. Quant aux sor­ties en ter­rain d’aven­ture, ou­bliez tout de suite. Cette montre n’est pas faite pour ça ( pas de na­vi­ga­tion, ba­ro­mètre ou bous­sole). Ce­la vaut aus­si pour le tri­ath­lon, car la montre n’est pas to­ta­le­ment étanche.

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