ROAD BOOK

Wind Magazine - - TRIP -

pour en ve­nir au fait qu'après 3 se­maines à crui­ser entre l e sud et l e nord de l a Nou­velle- Zé­lande, So­phia et moi en ar­ri­vons à un constat évident : Comme Maui, ce grand pays pos­sède une vé­ri­table culture du wind­surf et un groupe his­to­rique de waverideurs hard­core du ter­roir, ha­bi­tués à na­vi­guer dans de so­lides condi­tions de vagues et de vent. Et comme à Maui, une très grande par­tie des wind­sur­feurs "lo­caux" que nous avons ren­con­trés sont en fait des étran­gers sé­duits par un mode de vie dif­fé­rent, mais qui ont aus­si et sur­tout dé­ci­dé de s'ins­tal­ler sur place pour as­sou­vir leur pas­sion pour le wind­surf. Ce qui, pour chan­ger de su­jet, me mène à pen­ser que notre sport compte fi­na­le­ment un grand nombre de conquis­ta­dores, de pilleurs de tré­sors et autres cher­cheurs d'or. Ou se­rions- nous seule­ment des doux rê­veurs per­sua­dés que l ' herbe est plus verte ailleurs ? Tou­jours est- il qu'entre Maui et la Nou­vel­leZé­lande, nos co­lons du wind­surf ont suc­com­bé aux mêmes ten­ta­tions, à sa­voir l e vent om­ni­pré­sent, l es houles du pa­ci­fique et la beau­té brute de la na­ture. Mais le cli­mat plus ri­gou­reux ain­si qu'un ter­rain de jeu aus­si grand que di­ver­si­fié ont fait de nos chers Ki­wis- wind­sur­feurs ce qu'ils sont : ré­ser­vés mais en­thou­siastes, humbles mal­gré un très bon ni­veau gé­né­ral, de vrais ma­rins ou wa­ter­men pour re­prendre une ex­pres­sion à la mode, ha­bi­tués à toutes sortes de condi­tions mais sur­tout aux belles ses­sions par­ta­gées entre potes. Une com­mu­nau­té post- hip­pie avec sha­peur lo­cal et BBQ sur la plage, sans frime ni gros 4x4. Non, je n'ai pas été payé par l'of­fice du tou­risme pour écrire cet ar­ticle, mais ra­re­ment je me suis sen­ti aus­si bien ac­cueilli et in­té­gré lors d'un trip wind­surf. Je ne vais pas m'étendre sur le calme, la beau­té et la gran­deur des i nnom­brables pay­sages tra­ver­sés en 5000 km de route, ni sur la dif­fi­cul­té à trou­ver le bon spot dans un pays si vaste et fi­na­le­ment as­sez peu ex­plo­ré par les win­dur­feurs. Je pour­rais vous par­ler des ses­sions ra­tées, des frus­tra­tions, des aléas du voyage, mais aus­si du bon­heur de sco­rer des bonnes condi­tions après 10 jours de route, de sur­fer, de na­vi­guer seul ou tou­jours bien ac­com­pa­gné. Des es­poirs et des sur­prises d'un tel trip naissent des sou­ve­nirs qui mé­ritent d'être gar­dés et qu'on est heu­reux de par­ta­ger. Alors, si vous m'avez sui­vi jus­qu'ici, j'es­père sim­ple­ment vous avoir don­né en­vie de par­tir, que ce soit pour la pre­mière ou pour la cen­tième fois...

Tho­mas Tra­ver­sa

Quand y al­ler ? Po­ten­tiel­le­ment bon tout le temps mais d’oc­tobre à mars semble le mieux pour na­vi­guer au maxi­mum.

Com­ment y al­ler ? Avion jus­qu'à Au­ck­land et en­suite louer une voi­ture ou un cam­ping- car ( prix très cor­rects)

Où al­ler ? Ta­ra­na­ki est là où se trouve une bonne par­tie des meilleurs spots pour le wa­ve­ri­ding avec une pé­nin­sule ar­ron­die et truf­fée de spots, de bonnes stats de vent et la pos­si­bi­li­té de na­vi­guer side shore quelle que soit la di­rec­tion du vent. Le meilleur spot est Pun­ga­re­hu, side shore avec du vent sud ou nord. La baie d'Au­ck­land est top pour le free­ride. Wel­ling­ton est sû­re­ment la par­tie la plus ven­tée des deux îles, avec de beaux spots de free­ride ou bump & jump et par­fois de belles ses­sions en vagues. L'île du sud est le meilleur en­droit pour na­vi­guer tout seul et dé­cou­vrir des spots.

Quelles condi­tions ? Le vent peut être lé­ger par­fois, mais les ses­sions avec plus de 30 noeuds sont le plus cou­rant d'après les lo­caux, donc mieux vaut me­ner le ma­tos moyen et vent fort.

Les bons plans ? Le cam­ping- car est le lo­ge­ment/ trans­port le plus cou­rant et le plus pra­tique en NZ, car il y a énor­mé­ment de spots et très peu de villes fi­na­le­ment. Tous les pe­tits villages ont des ca­fés/ res­tau­rants, ain­si que des bi­blio­thèques avec in­ter­net gra­tuit pour tout le monde.

Quel bud­get ? Comp­tez en­vi­ron 1300 eu­ros de billet d’avion. En­suite sur place le cam­ping car est le plus gros bud­get, entre 130 et 300 eu­ros par se­maine sui­vant la sai­son pour un van équi­pé pour 2 a 4 per­sonnes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.