GRA­NIER LI­LOU UN TA­LENT QUI SE CONFIRME

Wind Magazine - - RIDEUSE DU MOIS -

Et­de­deux!Quan­del­le­vien­tenF­rance,cen’est­pas­pour­rien,Li­lou­re­part­tou­jour­sa­ve­cu­nou­deux tro­phées dans ses va­lises. La jeune Ca­lé­do­nienne a en­core fait par­ler la poudre lors de son pas­sage en mé­tro­pole. Alors qu’elle n’a pas 17 ans au mo­ment de la course, elle vient tout juste de rem­por­ter son se­cond titre de cham­pionne du monde IFCA jeune. Avec une soif de ba­taille et un ta­lent dé­jà bien pré­sent, Li­lou a tout pour de­ve­nir une très grande wind­sur­feuse.

Tu viens de rem­por­ter ton deuxième titre de cham­pionne du monde jeune à l’Al­ma­narre, tu peux nous ra­con­ter comment s’est pas­sé ce cham­pion­nat?

Fran­che­ment, c’était une su­per belle com­pé­ti­tion, on a eu du vent tous les jours, le spot était d’en­fer, c’était top ! Cette an­née, je suis pas­sée sur Se­verne et Star­board et cette com­pé­ti­tion m’a confir­mé que j’ai­mais ce ma­tos. Le choix du ma­té­riel juste avant l’épreuve était im­por­tant, car les pré­vi­sions chan­geaient sou­vent. J’ai fait le choix d’en­re­gis­trer ma grosse voile à la place d’une pe­tite. Mal­heu­reu­se­ment, le vent s’est éta­bli tous les jours. Tant pis, c’est le jeu, j’ai fait avec ma sept mètres. Les meilleurs mo­ments étaient les re­tours à terre avec les co­pains qu’on ne voit pas beau­coup !

Tu as par­ti­ci­pé à la coupe du monde IFCA enC­roa­tie­fin2016,c’était­très­dif­fé­rent?

À l’Al­ma­narre, c’est un cham­pion­nat jeunes, le cadre en France est plus confor­table. En Croa­tie, on a fait vrai­ment un beau dé­pla­ce­ment aus­si, mais le ni­veau n’était pas le même, il était plus éle­vé et c’était gé­nial de na­vi­guer avec les « grandes » !

3 titres sur 4 pos­sibles, comment ex­pliques-tu la su­pré­ma­tie des Ca­lé­do­niens sur ces cham­pion­nats du monde?

En Ca­lé­do­nie, mise à part le fait d’avoir des condi­tions ma­gni­fiques pour le wind­surf, on bé­né­fi­cie d’un bon sui­vi que ce soit sur l’eau, sco­laire ou en pré­pa­ra­tion phy­sique. Je pense aus­si que le tra­vail d’équipe, lors de dé­pla­ce­ments aus­si consé­quents pour nous qu’un voyage en France, est vrai­ment im­por­tant. Pour ces cham­pion­nats du monde, l’aide et le par­tage d’in­for­ma­tions qu’il y a eu ont été ex­cep­tion­nels et je pense que ça a joué son rôle dans les ré­sul­tats.

Comment dé­cides-tu de ve­nir en Mé­tro­pole et comment t’or­ga­nises-tu, est-ce qu’il faut ve­nir en Mé­tro­pole pour es­pé­rer faire car­rière dans le wind­surf?

Pour or­ga­ni­ser un voyage comme ce­lui-ci, nous nous y pre­nons 4 à 5 mois à l’avance. En France, les in­for­ma­tions mettent par­fois du temps à ar­ri­ver et ce­la nous bloque dans notre or­ga­ni­sa­tion, pour le lo­ge­ment ou la voi­ture par exemple. C’est vrai qu’il est dif­fi­cile de se dé­pla­cer en par­tant de la Nou­velle-Ca­lé­do­nie. Chaque fois, il faut prendre l’avion et ce­la a un coût. Mais il y a des ex­cep­tions, comme pour les épreuves de PWA de la Co­rée et du Ja­pon où là c’est nous qui sommes plus proches.

Tu peux me par­ler un peu du rap­port que tu as avec la com­pé­ti­tion, c’est im­por­tant de te confron­ter aux autres?

J’ai com­men­cé la com­pé­ti­tion à l’âge de 12 ans, pour moi c’est la meilleure fa­çon de pro­gres­ser. Le fait de par­ta­ger des mo­ments avec d’autres per­sonnes qui ont cette pas­sion en com­mun, c’est gé­nial. Pour la PWA, les études passent mal­heu­reu­se­ment avant, c’est pas grave, le cir­cuit m’at­ten­dra !

Texte et pho­tos : Jean Sou­ville

Jibe de­vant Del­phine Cou­sin, le ni­veau sur l’AFF est très éle­vé, mais Li­lou a mon­tré de bonnes choses.

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