Lut­ter contre la peau grasse

La pre­mière ques­tion qui se pose en cos­mé­to­lo­gie est celle de notre type de peau : grasse ? mixte ? Sèche ?

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En réa­li­té ce dé­cou­page est un peu ar­ti­fi­ciel. C’est la plus ou moins grande quan­ti­té de sé­bum se­cré­tée par les glandes sé­ba­cées qui dé­ter­mine ce ca­rac­tère, plus ou moins gras, de la peau du vi­sage. L’hy­giène et les soins ap­por­tés aux peaux grasses est spé­ci­fique. C’est un com­pro­mis entre la né­ces­saire dou­ceur des soins et le dé­sir de lut­ter contre les im­per­fec­tions.

La peau grasse : un phé­no­mène na­tu­rel C’est au mo­ment de la pu­ber­té, que les glandes sé­ba­cées de la peau se ré­veillent. Elle sont très nom­breuses au ni­veau du vi­sage (plus de 400 par cm2 de peau) mais aus­si du cuir che­ve­lu, du dos, du dé­col­le­té. Elles se­crètent alors da­van­tage de sé­bum, sub­stance com­po­sée de li­pides, qui ont pour rôle de pro­té­ger notre peau. Ce sé­bum est se­cré­té au ni­veau des pores de la peau. La peau grasse, en­core ap­pe­lée peau sé­bor­rhéique, est donc un phé­no­mène na­tu­rel. Sou­vent la par­tie cen­trale du vi­sage (le fa­meux «T» au des­sus des sour­cils et des faces la­té­rales du nez) est plus grasse que la pé­ri­phé­rie, ce qui fait em­ployer le terme de «peau mixte». La peau grasse et la peau mixte obéissent à quelques nuances près aux mêmes règles d’hy­giène et de soins. Com­ment net­toyer une peau grasse ? Les im­pu­re­tés qui pro­viennent de la pol­lu­tion am­biante, les restes de ma­quillage, se mêlent au sé­bum et à la des­qua­ma­tion na­tu­relle de la peau. Il est in­dis­pen­sable de net­toyer la peau pour évi­ter la pro­li­fé­ra­tion des mi­cro-or­ga­nismes qui fa­vo­risent l’ap­pa­ri­tion de bou­tons ou d’ir­ri­ta­tion au ni­veau des zones mé­dianes du vi­sage. Ce net­toyage doit être doux pour ne pas créer d’ir­ri­ta­tion, ni de sti­mu­la­tion, des glandes sé­ba­cées, tout en res­pec­tant l’éco­sys­tème cu­ta­né. Com­ment re­con­naît-on une peau grasse ? Son as­pect est brillant, gras au tou­cher. La peau est sou­vent épaisse.Les pores sont di­la­tés. On re­marque sou­vent de pe­tits co­mé­dons (points noirs), sur­tout au ni­veau du nez.

Le choix doit se por­ter sur des pro­duits de net­toyage non agres­sifs, sans sa­von. Un gel, consti­tué de ten­sio­ac­tifs doux, per­met d’éli­mi­ner les im­pu­re­tés de la jour­née, tout en res­pec­tant la bar­rière cu­ta­née. Une eau mi­cel­laire peut aus­si être un choix ju­di­cieux, par­ti­cu­liè­re­ment le ma­tin. Les mo­lé­cules de ten­sio­ac­tifs de l’eau mi­cel­laire sont pré­sentes en so­lu­tion aqueuse, sans phase grasse. Elles forment des sphères, ou mi­celles, qui en­robent di­rec­te­ment les sa­lis­sures et les éli­minent. Il existe au­jourd’hui des gels net­toyants spé­ci­fiques et des mousses net­toyantes pour peaux grasses, par­ti­cu­liè­re­ment adap­tées aux peau jeunes (ado­les­cents, adultes jeunes). Ces pro­duits ont pour ob­jec­tif, à la fois de net­toyer la peau sans l’ir­ri­ter, et de fa­vo­ri­ser la dis­pa­ri­tion de la ké­ra­tine au ni­veau des pores de la peau.

Ils contiennent des ac­tifs dits « ké­ra­to­ly­tiques », comme l’acide gly­co­lique (acide de fruit), ou l’acide sa­li­cy­lique. Quels soins ap­por­ter à la peau grasse ? Un rai­son­ne­ment ra­pide pour­rait conduire à pen­ser que si la peau est grasse, il n’est pas né­ces­saire de l’hy­dra­ter. C’est pour­tant faux. Cet ex­cès de sé­bum a un ca­rac­tère ir­ri­tant pour l’épi­derme. La bar­rière cu­ta­née est sou­vent al­té­rée quand la peau est grasse. Il faut faut donc l’ai­der à se ré­pa­rer en hy­dra­tant quo­ti­dien­ne­ment la peau. La cos­mé­to­lo­gie mo­derne a per­mis de conce­voir des pro­duits hy­dra­tants qui ne vont pas mettre du «gras sur du gras». Ce sont des émul­sions fluides lé­gères qui per­mettent un hy­dra­ta­tion ef­fi­cace de la peau grasse.

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