Slow foo­ding

Le mou­ve­ment Slow Foo­ding compte une part d’adeptes im­por­tante avec 3 Fran­çais sur 10 convain­cus et en­ga­gés. Ces der­niers ont de fortes at­tentes en ma­tière d’ali­men­ta­tion plus du­rable, éthique et éco­lo­gique.

Zen et bien dans ma vie - - Sommaire -

Le Slow Foo­ding est un mou­ve­ment qui trouve écho dans les at­ti­tudes des Fran­çais vis-à-vis de l’ali­men­ta­tion. La ma­jo­ri­té y est sen­sible et 3 sur 10 en sont même des adeptes convain­cus et en­ga­gés. 1 Fran­çais sur 2 se dé­clare prêt à ra­len­tir son mode de vie pour avoir la consom­ma­tion ali­men­taire qu’il sou­haite et ain­si man­ger mieux. Dans le même temps, le terme Slow Foo­ding connait un dé­fi­cit de no­to­rié­té car moins de 2 Fran­çais sur 10 en ont dé­jà en­ten­du par­ler et seuls 1 sur 10 sait pré­ci­sé­ment ce que ce­la si­gni­fie. Cer­tains pro­fils se ré­vèlent ten­dan­ciel­le­ment plus ou­verts au Slow Foo­ding, no­tam­ment les femmes, CSP+ et hauts re­ve­nus, ain­si que lorsque des en­fants sont pré­sents au foyer. Les consom­ma­teurs de pois­sons sont éga­le­ment plus concer­nés.

La pré­ser­va­tion de la san­té est la 1ère mo­ti­va­tion d’adhé­sion au Slow Foo­ding, de­vant la re­cherche d’un équi­libre ali­men­taire et d’une na­tu­ra­li­té plus im­por­tante. Au­près des non adeptes, au-de­là de l’as­pect fi­nan­cier qui est la 1ère crainte à le­ver, la pré­ser­va­tion de la san­té ar­rive au 2ème rang des élé­ments in­ci­ta­tifs. En ma­jeur, les Fran­çais ont de fortes at­tentes concer­nant l’amé­lio­ra­tion de l’offre ali­men­taire de la part des marques ; ces der­nières se doivent da­van­tage s’orien­ter vers les pré­ceptes du Slow Foo­ding en axant prio­ri­tai­re­ment leurs ef­forts sur la san­té, le du­rable, le lo­cal, la na­tu­ra­li­té, la trans­pa­rence ain­si que les di­men­sions éthiques et éco­lo­giques.

Les conseils de l’en­tou­rage ne sont pas les plus im­pac­tants dans le sou­hait de «man­ger mieux». Bien que les cours de cui­sine sé­duisent une par­tie, l’ac­com­pa­gne­ment ex­té­rieur est peu at­ten­du par les Fran­çais pour maî­tri­ser da­van­tage la cui­sine / gas­tro­no­mie, plus de la moi­tié d’entre eux en ef­fet irait di­rec­te­ment re­cher­cher eux­mêmes des in­for­ma­tions sur In­ter­net. Cette re­cherche d’in­for­ma­tions di­gi­tale se tra­duit par l’im­pact su­pé­rieur du site In­ter­net de la marque pour in­for­mer sur ses pro­duits et va­leurs. La re­com­man­da­tion des as­so­cia­tions de consom­ma­teurs est éga­le­ment pré­sent comme point de contacts par­mi les plus in­fluents.

Les ré­centes en­quêtes le prouvent : une très large ma­jo­ri­té des fran­çais as­pirent à man­ger mieux, consom­mer une nour­ri­ture plus gour­mande (ali­ments frais et sa­vou­reux qui res­pectent les pa­tri­moines et les di­ver­si­té gas­tro­no­miques), plus saine (qui ne nuit pas à l’en­vi­ron­ne­ment, au bien-être ani­mal ou à la san­té hu­maine) et plus juste (une ré­mu­né­ra­tion et des condi­tions de tra­vail justes pour les pro­duc­teurs). Le contrat de base (qua­li­té / prix) ne suf­fit plus. Les pro­duits de consom­ma­tion in­té­grant une dé­marche de pro­duc­tion «douce» et rai­son­née tirent la de­mande dans les rayon­nages de la grande dis­tri­bu­tion et de plus en plus hors de celle-ci (vente di­recte, AMAP,…).

Plus qu’une dé­marche al­ter­na­tive, le «Slow Foo­ding» consti­tue au­jourd’hui une hy­per­ten­dance de consom­ma­tion au croi­se­ment de mul­tiples pré­oc­cu­pa­tions : le bio, le lo­cal, l’eco-gas­tro­no­mie (le goût, la bio­di­ver­si­té ali­men­taire), l’agri­cul­ture pay­sanne, le vé­gé­ta­risme, le bien-être ani­mal, le gas­pillage ali­men­taire, le prix juste pour les agri­cul­teurs, la ré­duc­tion des em­bal­lages ali­men­taires, la bio­di­ver­si­té ani­male et vé­gé­tale, la trans­pa­rence, la co-créa­tion des offres par les consom­ma­teurs,…

Ces mul­tiples at­tentes consti­tuent des «couches» qui s’em­pilent de­puis quelques an­nées et par­mi les­quelles les consom­ma­teurs piochent pour com­po­ser leur propre ré­fé­ren­tiel «Slow Foo­ding» avec leurs sen­si­bi­li­tés mais aus­si sou­vent leurs contra­dic­tions.

L’en­jeu pour les marques est au­jourd’hui de mieux sai­sir cette com­plexi­té pour en faire un ter­ri­toire d’in­no­va­tion et de dif­fé­ren­cia­tion :

Ima­gi­ner des offres plus trans­ver­sales (mul­ti­bé­né­fices) – adap­tée à chaque cible stra­té­gique – et dé­pas­ser ain­si l’ap­proche clas­sique de gammes trop sou­vent cen­trées sur un bé­né­fice prin­ci­pal (gamme «verte», gamme «sans»,…). Dé­ployer des po­si­tion­ne­ments de marque in­no­vants ca­pables d’ac­com­pa­gner les consom­ma­teurs fran­çais dans leur dé­sir ou leur ap­pren­tis­sage du Slow Foo­ding.

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