18. Et si on s’ha­billait ?

avec des or­ties ?

Zen et bien dans ma vie - - Sommaire -

Pierre Sch­mitt n’est pas peu fier d’an­non­cer que son pan­ta­lon est en «100% or­tie». Le pa­tron de Vel­co­rex-Ma­tières Fran­çaises, groupe al­sa­cien de plu­sieurs en­tre­prises de tex­tile, pro­fite du sa­lon Pre­mière Vi­sion (évé­ne­ment mon­dial du monde de la Mode qui a lieu en ce mo­ment à Ville­pinte) pour mettre en avant son tis­su. «Au­jourd’hui pour faire un jean en co­ton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d’eau. Je pense que la plu­part des gens ne s’en rendent pas compte », af­firme-t-il, avant d’ajou­ter : «Se­lon les spé­cia­listes, entre 30 et 50% des pes­ti­cides sur la pla­nète sont uti­li­sés pour la cul­ture du co­ton». Sui­vant cette ten­dance, de nom­breuses marques ont lan­cé des col­lec­tions éco-res­pon­sables faites à base de ma­tières éco­lo. On pense no­tam­ment à H&Met sa capsule « Cons­cious Ex­clu­sive », une ligne de vê­te­ments en « bio­nic », une ma­tière du­rable en po­ly­es­ter re­cy­clé, réa­li­sée à par­tir de dé­chets en plas­tique, ou en­core à Sal­va­tore Fer­ra­ga­mo qui a ima­gi­né des che­mises, des robes, des fou­lards mais aus­si des pan­ta­lons fa­bri­qués à par­tir de fibres d’agrumes. Pierre Sch­mitt, le pré­sident du groupe, ex­plique au mi­cro de France In­ter qu’au­jourd’hui « pour faire un jean en co­ton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d’eau. Et d’ajou­ter que la plu­part des gens ne s’en rendent pas compte. (...) Se­lon les spé­cia­listes, entre 30 et 50 % des pes­ti­cides sur la pla­nète sont uti­li­sés pour la cul­ture du co­ton. » Son pro­jet de créer des vê­te­ments avec des or­ties a donc pour but pre­mier le res­pect d’une pure tradition éco­lo­gique. Si on ap­plau­dit des deux mains la for­mi­dable en­tre­prise, on es­pére néa­moins que le tee­shirt ou le pan­ta­lon ne pique pas.

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