Valérie Pa­dia : l’étoile mon­tante ?

Zen et bien dans ma vie - - Sommaire -

Pa­ris, ville lu­mière...Ville au rythme in­fer­nal...Ville des conduc­teurs gros­siers et des mines grises dans les trans­ports...Ville des ver­nis­sages in­in­té­res­sants...Ville de l’amour...Bref, vous com­pre­nez par­fai­te­ment notre em­phase, in­utile de ta­per dans l’Alexan­drin pour vous dire à quel point Pa­ris re­pré­sente un foyer cultu­rel et un vivier formidable de toutes les possibilités. Il convient de re­te­nir une seule chose : Pa­ris comme ville de la mode. Eter­nel­le­ment ! Si la «French Touch» reste au som­met grâce à des pi­liers tels que Her­mès ou Cha­nel, de jeunes pousses poussent (ce­ci est un jeu de mots) à la porte pour en en­tre­te­nir les ef­fets et en

bous­cu­ler les codes !!!! C’est le cas de Valérie Pa­dia, jeune créa­trice de mode, qui conci­lie par­fai­te­ment le chic à la fran­çaise aux nou­velles ten­dances de l’Avant-Garde Made in Pa­name.

Une ar­tiste à part en­tière

Je ne sais plus quel phi­lo­sophe di­sait ce­la : «Pour com­prendre un art, il faut étu­dier l’ar­tiste». Pre­miè­re­ment, je ne sais pas si la for­mule est exacte. Deuxiè­me­ment, je ne suis pas cer­tain qu’elle re­pré­sente la pen­sée d’un phi­lo­sophe... Quoi qu’il en soit, c’est l’heure des pré­sen­ta­tions. Alors très chère Valérie, qui es-tu ?

Pé­tillante, culti­vée, sty­lée...Elle re­pré­sente à elle seule tout ce que dé­teste le «client type d’un PMU de Per­pi­gnan après trois verres de vin» : «La Pa­ri­sienne par ex­cel­lence». Ca tombe bien. Pa­ris, Nous, on aime. La mode, c’est sa religion. Fa­shio­nis­ta d’obé­dience stricte, elle connaît les dif­fé­rents uni­vers sur le bout des doigts. Dé­cou­vrir les nou­velles bou­tiques, en­core in­con­nues du reste des mor­tels, trou­ver de nou­velles pièces pour en­jo­li­ver sa col­lec­tion per­son­nelle et s’ins­pi­rer des ta­lents d’au­jourd’hui, forment ses Tables de Lois. Si elle as­sume par­fai­te­ment sa pas­sion pour le Carpe Diem (sor­ties entre amies, pe­tits plats ita­liens, pêche et quad lors des cou­chers de So­leil, Bru­no Mars, re­pos en Cha­rente et autres joyeu­se­tés de ce genre), elle reste avant tout une pas­sion­née de type «fon­ceuse». En d’autres termes : La pire des pires ! Pour­quoi ? Car c’est une tra­vailleuse, par­di...

Elle fonce, voi­là son cré­do.

Alors que les créa­trices de mode «new generation» se contentent d’imi­ter mal­adroi­te­ment les icônes du pas­sé, Valérie Pa­dia se dis­tingue par le re­gard qu’elle porte sur la mode : Quelque chose d’éclai­ré et de per­ti­nent. Elle ne s’ar­rête pas sur la beau­té des lignes ou la va­lo­ri­sa­tion des traits. Elle pri­vi­lé­gie les créa­tions ori­gi­nales qui trans­mettent le sens de l’har­mo­nie. Entre la Haute-Cou­ture mon­daine et les in­nom­brables fri­pe­ries de la rue de Rennes, la fron­tière est mince (oui, oui, c’est pos­sible). Elle le prouve avec ta­lent : Son style ex­prime, tout comme une pho­to­gra­phie, l’es­sen­tiel d’une époque.

En 2018, l’uni­vers de la Mode connaît une crise sans pré­cé­dent. Son in­fluence et son ac­ti­vi­té di­mi­nuent avec l’émer­gence du prêt-à-por­ter. Ce­pen­dant, de nou­velles per­son­na­li­tés, à l’image de Valérie Pa­dia, re­lèvent le dé­fi de sa mo­der­ni­sa­tion. BRA­VO !

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