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Les fran­çaises et le har­cè­le­ment sexuel au tra­vail : LA VERITE !

De­puis l’écla­te­ment de l’af­faire Wein­stein (5 oc­tobre 2017) et la li­bé­ra­tion de la pa­role qu’elle a sus­ci­tée sur les ré­seaux so­ciaux, le har­cè­le­ment sexuel des femmes au tra­vail ou dans d’autres cadres de vie est au coeur de l’at­ten­tion mé­dia­tique sans pour au­tant avoir fait l’ob­jet d’un vé­ri­table tra­vail de quan­ti­fi­ca­tion. Car s’ils ont le mé­rite de fa­vo­ri­ser une prise de conscience sans pré­cé­dent du pro­blème, les té­moi­gnages qui se mul­ti­plient sur des ha­sh­tags comme #Ba­lan­ceTonPorc ou #MeToo ne donnent pas pour au­tant d’in­di­ca­tions sur l’am­pleur réelle du har­cè­le­ment sexuel que les Fran­çaises su­bissent au quo­ti­dien. Face à l’ab­sence de don­nées fiables ou ré­centes sur le su­jet - la der­nière étude réa­li­sée sur le su­jet re­mon­tant à plus de quatre ans, le dé­par­te­ment « Genre, sexua­li­tés et san­té sexuelle » de l’Ifop a donc réa­li­sé pour le site d’in­for­ma­tion et de conseils bien-être VieHeal­thy.com une grande en­quête per­met­tant de me­su­rer l’am­pleur des dif­fé­rentes formes de har­cè­le­ment sexuel au tra­vail et leur im­pact sur l’état de san­té (phy­sique, mo­rale, sexuelle) des vic­times. Sur le lieu de tra­vail comme dans les es­paces pu­blics, les formes ver­bales ou vi­suelles de har­cè­le­ment sont les at­teintes les plus ré­pan­dues, en pre­mier lieu des­quelles les sif­fle­ments ou les gestes gros­siers (19% en ont été vic­times à plu­sieurs re­prises) et les re­marques dé­pla­cées sur la sil­houette ou la te­nue (14% en ont fait l’ob­jet de ma­nière ré­pé­tée). Les pres­sions psy­cho­lo­giques vi­sant à ob­te­nir par exemple un rap­port sexuel dans une lo­gique de type « pro­mo­tion ca­na­pé » consti­tuent en re­vanche une pra­tique plus li­mi­tée : « seules » 8% des femmes ayant dé­jà su­bi au moins une fois des pres­sions afin d’ob­te­nir de leur part un acte de na­ture sexuelle (ex : un rap­port sexuel en échange d’une em­bauche ou d’une pro­mo­tion...). Les Fran­çaises s’avèrent en re­vanche net­te­ment moins nom­breuses à avoir le sen­ti­ment d’avoir dé­jà « fait face à une si­tua­tion de har­cè­le­ment sexuel » au cours de leur car­rière : seules 22% par­ta­geant cette im­pres­sion (dont à peine 4% à plu­sieurs re­prises), soit une pro­por­tion qui n’a pas pro­gres­sé de ma­nière si­gni­fi­ca­tive en quatre ans (20% en jan­vier 2014). En­fin, l’ob­ser­va­tion du pro­fil des vic­times met aus­si en lu­mière l’im­pact que ces pres­sions phy­siques, ver­bales ou psy­cho­lo­giques peuvent avoir sur l’état de san­té (phy­sique, mo­rale, sexuelle) des vic­times. C’est par­ti­cu­liè­re­ment le cas des formes de har­cè­le­ment phy­sique. Es­pé­rons que les com­por­te­ments dé­pla­cés changent avec le temps...

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