VOYAGE : NOU­VELLE-ZÉ­LANDE

Zen et bien dans ma vie - - Sommaire -

Voyage en terre Zen et Na­tu­relle

Le prin­temps ar­rive ra­pi­de­ment, pour nous en­ivrer de ses mer­veilleux ef­fets.

Quoi de plus beau qu’une ri­vière re­po­sante sous un couche de So­leil écla­tant ?

Quoi de plus raf­fi­né qu’un pay­sage ver­doyant, nous ra­me­nant illi­co sur en plein coeur de vil­lages in­con­nus ? La cui­sine tra­di­tion­nelle, vous ai­mez ça ? Les vi­rées noc­turnes en mo­to sur une route dé­serte, la même chose ? Et que pen­sez-vous des nuits à la belle étoile ? Des spec­tacles de mao­ris, qui en deux trois danses, vous ren­voient à la face les plus belles heures des an­ciennes ci­vi­li­sa­tions ? Des plai­sirs gus­ta­tifs aty­piques ?

De la mode lo­cale ? Des dé­cou­vertes...

Pays neuf et peu den­sé­ment peu­plé, la Nou­velle-Zé­lande est do­tée de pay­sages très va­riés qui lui ont va­lu des sur­noms tels que «Pa­ra­dis du Pa­ci­fique» ou «le propre pays de Dieu».

Abri­tant en outre de nom­breuses es­pèces ani­males et vé­gé­tales uniques, la Nou­velle-Zé­lande ac­corde une grande im­por­tance à la culture mao­rie, afin d’ho­no­rer la po­pu­la­tion pré­sente avant la co­lo­ni­sa­tion eu­ro­péenne. Le ma­gni­fique lan­gage mao­ri fait d’ailleurs fi­gure de langue of­fi­cielle, aux cô­tés de l’an­glais, ou plu­tôt de sa va­riante lo­cale, l’an­glais néo-zé­lan­dais.

BIEN­VE­NUE DANS UN MONDE À PART

Ceux qui dé­si­rent vi­si­ter le pays doivent sa­voir deux choses : La Nou­velle Zé­lande est com­po­sée de deux îles prin­ci­pales : La Nord et celle du Sud. Dans son en­semble, ce ter­ri­toire mer­veilleux est vaste car il s’étend sur en­vi­ron 250 000 km2. Si évi­dem­ment Au­ck­land reste le lieu pri­vi­lé­gié pour le tou­risme, les îles Boun­ty, les îles Camp­bell et les îles Cha­tham...Il y a donc beau­coup à voir et beau­coup à es­pé­rer de ce genre de pé­riple. Vi­si­ter la Nou­velle Zé­lande c’est avant tout vi­si­ter un en­droit calme et plein de ver­dure, un en­droit ca­pable de vous faire ima­gi­ner Tom Hanks dans Seul au monde. Pour­quoi ça ? C’est simple, le ter­ri­toire est com­plè­te­ment iso­lé géo­gra­phi­que­ment par­lant. Son plus proche voi­sin, l’Aus­tra­lie, est à plus de 2000 km de dis­tance.

Si l’in­té­rêt pour les nou­veaux ar­ri­vants est de se fa­mi­lia­ri­ser avec un lieu unique, plus proche que ja­mais de l’état de nature, il ne faut pas né­gli­ger l’im­por­tance du temps. Ni trop froid, ni trop chaud, en­vi­ron 5 de­grés en hi­ver et 20 de­grés en été. Les tem­pé­ra­tures sont donc tem­pé­rées, même si c’est vrai, lorsque les pics de cha­leurs sont à leur zé­nith, il est pos­sible de faire bron­zette dès les pre­mières lueurs du So­leil.

Qui dit Nou­velle Zé­lande dit «toute une his­toire». En ef­fet, l’his­toire de ce pe­tit pays est riche et émaillée de nom­breux évé­ne­ments ma­jeurs. A par­tir de 1984, le gou­ver­ne­ment a dé­ci­dé de pas­ser d’un ré­gime pro­tec­tion­niste, qui iso­lait le pays par rap­port à ses loin­tains voi­sins, à une éco­no­mie li­bé­rale, per­met­tant le libre échange et le dé­but des re­la­tions in­ter­na­tio­nales. Ce changement est connu sous le nom de Ro­ger­no­mics et Ru­tha­na­sia.

Les ré­formes réa­li­sées vont per­mettre d’ins­tau­rer un nou­veau contexte éco­no­mique qui de­vient fa­vo­rable aux lo­caux. Les em­plois sont créés, le chô­mage baisse et le pou­voir d’achat de cha­cun aug­mente consi­dé­ra­ble­ment. Le néo-zé­lan­dais peut dé­sor­mais voya­ger et voir le reste de l’hé­mi­sphère grâce à une éco­no­mie plus im­por­tante.

Ce n’est qu’un dé­but, puisque dès 2004, les re­la­tions di­plo­ma­tiques s’in­ten­si­fient et s’ouvrent à d’autres grandes puis­sances comme la Chine. Le but est de s’amé­lio­rer d’un point de vue éco­no­mique. Le but est de conser­ver les lo­caux au sein de leur na­tion et ne pas su­bir ce qu’il s’est pas­sé vers le dé­but des an­nées 1970, avec la fuite «des cer­veaux» en An­gle­terre et aux Etats-Unis. Pour que les meilleurs élé­ments res­tent en Nou­velle Zé­lande et pour que les étran­gers ac­ceptent de s’y ins­tal­ler du­ra­ble­ment, il fal­lait du changement. Chose qu’il y a eue. La si­tua­tion éco­no­mique de la Nou­velle-Zé­lande de­vrait évo­luer consi­dé­ra­ble­ment dans les an­nées à ve­nir à la suite du trai­té que son gou­ver­ne­ment a si­gné avec la Chine sur le libre-échange le 7 avril 2008. Cet ac­cord est le plus im­por­tant du genre si­gné entre la Chine et un pays du monde oc­ci­den­tal. Le trai­té li­bé­ra­lise et fa­ci­lite les échanges de biens et ser­vices, il va per­mettre d’amé­lio­rer l’environnement des en­tre­prises et fa­vo­ri­ser la co­opé­ra­tion entre les deux pays dans un large éven­tail de sec­teurs éco­no­miques.

VIVE LA CULTURE MAO­RI

Ce qui frappe, avant toute chose, c’est la plu­ra­li­té cultu­relle de ce lieu. En ef­fet, on re­trouve une di­ver­si­té de culture hal­lu­ci­nante. Amé­ri­cains, aus­tra­liens, bri­tan­niques, asia­tiques, po­ly­né­siens...ils sont tous ap­por­tés quelque chose de par­ti­cu­lier à la Nou­velle Zé­lande. Ain­si, chaque an­née, de grandes fêtes sont or­ga­ni­sées pour cé­lé­brer les évé­ne­ments ma­jeurs de ces cultures di­verses, comme le nou­vel an chi­nois, par exemple, qui est fê­té l’en­semble des néo-zé­lan­dais. La culture bri­tan­nique se ré­per­cute dans cer­tains arts, comme le chant et la danse. On re­marque que les to­na­li­tés res­tent les mêmes. Entre la pop et les to­na­li­tés al­ter­na­tives, les artistes lo­caux co­pient ou tentent de di­ver­si­fier l’art an­glais. Ques­tion cui­sine, c’est la bonne bouffe à tous les étages. on re­trouve les spé­cia­listes su­distes (plats à base de to­mates, d’épices et d’au­ber­gines), comme on peut re­trou­ver des plats amé­ri­cains ou an­glais. Mais ce qui nous étonne et nous éton­ne­ra tou­jours lors­qu’on vi­site le pays, c’est la forte culture Mao­ri. Une mer­veille à tous les ni­veaux.

La culture mao­ri a consi­dé­ra­ble­ment chan­gé de­puis l’ar­ri­vée des Eu­ro­péens, en par­ti­cu­lier de­puis l’in­tro­duc­tion du chris­tia­nisme au dé­but du XIXème siècle, qui chan­gea pro­fon­dé­ment jus­qu’à la vie de tous les jours. Tou­te­fois, la per­cep­tion que les Mao­ri vivent au­jourd’hui comme les Pa­ke­ha n’est que su­per­fi­cielle. La culture mao­ri est en ef­fet très dif­fé­rente, par exemple en ce qui concerne les ma­rae et leur rôle dans la vie com­mu­nale et fa­mi­liale. Comme au­tre­fois, on fait des ka­ra­kia (prières) pour s’as­su­rer du suc­cès d’un pro­jet, mais au­jourd’hui ce sont gé­né­ra­le­ment des prières chré­tiennes. Les Mao­ri consi­dèrent en­core leur al­lé­geance aux groupes tri­baux comme une part es­sen­tielle de leur iden­ti­té ; c’est ain­si que les liens de pa­ren­té mao­ri res­semblent à ceux des autres cultures po­ly­né­siennes. Les arts, chants et danses tra­di­tion­nels re­de­viennent po­pu­laires à par­tir de la fin du XX ème siècle, par­ti­cu­liè­re­ment le ka­pa ha­ka (chant et danse), la gra­vure sur bois et le tis­sage. L’ar­chi­tec­ture mao­ri connaît éga­le­ment une hausse de po­pu­la­ri­té. Les Mao­ri main­tiennent éga­le­ment leurs liens avec la Po­ly­né­sie, comme en at­teste la po­pu­la­ri­té gran­dis­sante de wa­ka ama (courses de wa­ka), au­jourd’hui un sport in­ter­na­tio­nal im­pli­quant des équipes de tout le Pa­ci­fique. L’in­dus­trie ci­né­ma­to­gra­phique a dé­bu­té au cours des an­nées 1920, mais ce n’est qu’à par­tir des an­nées 1970 qu’ap­pa­raît un au­then­tique cinéma néo-zé­lan­dais.

Des films tels que Slee­ping Dogs et Goodbye Pork Pie connaissent un im­mense suc­cès et lan­cèrent les car­rières de Sam Neill, Geoff Mur­phy et Ro­ger Do­nald­son.

Au dé­but des an­nées 1990, plu­sieurs films néo-zé­lan­dais eurent une im­mense au­dience in­ter­na­tio­nale et em­por­tèrent plu­sieurs prix pres­ti­gieux : La Le­çon de pia­no de Jane Cam­pion (Os­car, Palme d’or), L’Âme des guer­riers de Lee Ta­ma­ho­ri, et Créa­tures cé­lestes de Pe­ter Jack­son. À la fin des an­nées 1990 et au dé­but des an­nées 2000, ce­lui-ci met­tra en scène la tri­lo­gie du Sei­gneur des an­neaux (Os­car du meilleur film et plu­sieurs autres) en Nou­velle-Zé­lande, son pays na­tal, uti­li­sant des acteurs et une équipe presque en­tiè­re­ment néo-zé­lan­daise. Les lieux du tour­nage

sont au­jourd’hui très fré­quen­tés par les tou­ristes. Beau­coup de pro­duc­tions non-néo­zé­lan­daises ont éga­le­ment été fil­mées dans le pays, que ce soit pour Hol­ly­wood ou Bol­ly­wood.

LES LIEUX IN­CON­TOUR­NABLES

1. MILFORD SOUND :

Une jour­née en aven­tu­rier

Le Milford Sound est plus cé­lèbre fjord du sud de la Nou­velle-Zé­lande. Ru­dyard Ki­pling, l’au­teur du “Livre de la Jungle” et grand voya­geur, le consi­dé­rait comme la 8e mer­veille du monde. La route même qui ser­pente dans le Fiord­land est consi­dé­rée comme l’une des plus belles du monde. Pour pro­fi­ter vrai­ment du voyage, je re­com­mande de faire halte au lac de Te Anau. Pas­ser une nuit sur place ral­longe la du­rée du sé­jour, mais fa­ci­lite gran­de­ment l’ac­cès au fjord. Loin d’être un in­con­vé­nient, la pluie est à l’ori­gine d’un in­croyable phé­no­mène na­tu­rel. Ce se­ra l’une des sur­prises de notre cir­cuit de la jour­née. Je vous pro­pose de quit­ter Te Anau vers 8h pour re­joindre le Milford Sound en mi­lieu de ma­ti­née.

2. ROYAUME DU KEA :

Ne faire qu’un avec la nature ? C’est fa­cile

La route re­joint le pied d’une montagne long­temps consi­dé­rée in­fran­chis­sable par les voya­geurs. L’Ho­mer Tun­nel a été creu­sé dans la roche de 1935 à 1954 au prix d’ef­forts consi­dé­rables. C’est la porte d’en­trée qui mène au Milford Sound. Si vous pen­siez que le pay­sage était gran­diose jus­qu’à pré­sent, at­ten­dez de voir l’autre cô­té de la val­lée. La route ser­pente dans des ca­nyons re­cou­verts de fo­rêts im­pé­né­trables.

3. QUEENSTOWN :

Le pa­no­ra­ma de toutes les rê­ve­ries

Queenstown a été cou­ron­née ca­pi­tale mon­diale de l’aven­ture. C’est de loin la pre­mière des­ti­na­tion tou­ris­tique de l’île du sud de la Nou­velle-Zé­lande. La ville se si­tue au coeur de l’Ota­go, sur les rives du lac Wa­ka­ti­pu. Elle fait face à la spec­ta­cu­laire chaîne de mon­tagnes des Re­mar­kables. Le “Sei­gneur des An­neaux” ou en­core le “Monde de Nar­nia” ont été tour­nés dans le pays. Dans ce cadre ex­cep­tion­nel, la moindre ac­ti­vi­té prend une toute autre di­men­sion. On y pra­tique le saut à l’élas­tique, le pa­ra­pente ou le raf­ting. Sans par­ler des mois d’hi­ver où les sta­tions de ski en­nei­gées at­tirent les pas­sion­nés de glisse.

4. ROTORUA :

L’in­con­nu qui mé­rite d’être plus

Rotorua est une ville si­tuée sur le lac épo­nyme, sur l’île du Nord de la Nou­vel­leZé­lande, et ré­pu­tée pour son ac­ti­vi­té géo­ther­mique et sa culture mao­rie. Dans la val­lée de Wha­ka­re­wa­re­ma à Te Puia se trouvent des pis­cines de boue bouillon­nante et le gey­ser Po­hu­tu de 30 mètres de haut, qui connaît des érup­tions plu­sieurs fois par jour. Elle abrite éga­le­ment un vil­lage mao­ri ani­mé et l’Ins­ti­tut d’art et d’ar­ti­sa­nat mao­ri de Nou­velle-Zé­lande, avec des sculp­tures sur bois tra­di­tion­nelles et des écoles de tis­sage.

5. BAY OF IS­LAND :

Se sen­tir le roi du monde...

Beau­coup de néo-zé­lan­dais se rendent dans leur mai­son de va­cances (ou batch comme on les ap­pelle là-bas) dans la Bay of Is­lands du­rant les va­cances d’été. L’en­droit est po­pu­laire pour plu­sieurs rai­sons : si­tué non loin d’Au­ck­land, le temps y est sou­vent chaud et clé­ment et puis les pay­sages sont splen­dides. La ran­don­née de Cape Brett est LA ran­don­née de Bay of Is­lands, longue de 16.3km (l’al­ler seule­ment), elle contient quelques pas­sages un peu tech­niques mais sur­tout des vues épous­tou­flantes sur le cap. C’est à Wai­tan­gi que la na­tion néo-zé­lan­daise a été créée lorsque les tri­bus mao­ris ont si­gné un trai­té avec les co­lons an­glais. Cette vi­site est l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir l’his­toire de la Nou­velle-Zé­lande ain­si que de dé­cou­vrir les mao­ris. Pour ne rien gâ­cher, la vue de­puis la « trea­ty house » est ma­gni­fique.

CONVI­VIA­LI­TÉ,

CALME, NATURE : BIEN­VE­NUE À AU­CK­LAND

Au­ck­land ac­cueille chaque an­née plus d’un mil­lion de voya­geurs. Mais la plu­part d’entre eux ne font qu’en­tre­voir la ville. Ce­la tient au­tant à la fa­tigue du dé­ca­lage ho­raire qu’à l’en­vie de par­cou­rir les pay­sages de rêve du Sei­gneur des An­neaux. Au­ck­land oc­cupe le 3e rang du clas­se­ment des villes où il fait bon vivre (in­dice Mer­cer). Ou­bliez Pa­ris (29e), Londres (38e) et New York (44e). Com­ment ex­pli­quer cette réus­site? D’au­tant que d’an­née en an­née, la ville conti­nue de mon­ter dans le clas­se­ment. Elle pour­rait bien­tôt pré­tendre à la pre­mière place avec l’ar­ri­vée de nou­velles in­fra­struc­tures.

L’aé­ro­port in­ter­na­tio­nal est à 21 km du centre-ville. Si vous condui­sez pour la pre­mière fois en Nou­velle-Zé­lande, n’ou­bliez pas qu’ici nous rou­lons à gauche ! Pre­nez le temps de trou­ver vos marques avant de plon­ger dans la cir­cu­la­tion. Nous al­lons faire une es­cale avant de re­joindre le centre. Le mont Eden est ac­ces­sible aus­si bien à pied qu’en voi­ture. Une route cir­cu­laire per­met de re­joindre un parc à 200 mètres d’al­ti­tude. C’est l’oc­ca­sion d’ob­ser­ver le pa­no­ra­ma sur 360°. Vous n’êtes pas au­to­ri­sé à des­cendre dans le cratère du mont Eden car c’est un vol­can sa­cré ! Une im­mense ré­serve de mag­ma s’écoule sous la ville qui est bâ­tie sur une cin­quan­taine d’an­ciens vol­cans.

Au­ck­land a beau­coup chan­gé du­rant ces trente der­nières an­nées. La mu­ni­ci­pa­li­té n’a pas at­ten­du la Coupe du monde de rugby de 2012 pour mo­der­ni­ser ses in­fra­struc­tures. Et elle ne compte pas s’ar­rê­ter en si bon che­min. Im­pos­sible d’ima­gi­ner Au­ck­land sans la Sky To­wer. La tour la plus cé­lèbre de Nou­velle-Zé­lande ne date pour­tant que de 1997.

Trois ans de chan­tier ont don­né nais­sance à la plus haute tour de l’hé­mi­sphère sud.

Avec ses 328 mètres de haut, elle se paye même le luxe de dé­pas­ser la tour Eif­fel de quelques mètres.

Du haut de la Sky To­wer, vous com­pren­drez pour­quoi Au­ck­land est sur­nom­mée “La ci­té des voiles”. La ville compte le plus grand nombre de ba­teaux par ha­bi­tant au monde. Vous ob­ser­vez plus de 135.000 voi­liers dans les dif­fé­rents ports. Au­tre­ment dit, un ha­bi­tant sur quatre pos­sède son propre ba­teau ! Di­rec­te­ment sous nos yeux, Wes­tha­ven Ma­ri­na dis­pose de 2000 places. C’est le plus grand port de plai­sance de tout l’hé­mi­sphère sud. Les Néo-zé­lan­dais sont pas­sion­nés par les sports nau­tiques. Le cli­mat doux per­met aux ma­rins de na­vi­guer pra­ti­que­ment toute l’an­née.

La po­pu­la­ri­té du centre a dé­cli­né peu à peu au pro­fit d’autres quar­tiers. Sans y trou­ver ici toute l’ani­ma­tion que l’on at­tend d’un centre-ville, il y a tout de même beau­coup de choses à voir. Le su­perbe bâ­ti­ment des douanes de 1889 s’est re­con­ver­ti en gi­gan­tesque bou­tique du­ty-free des­ti­née aux voya­geurs. Dans le style Re­nais­sance Fran­çaise, c’est un mo­nu­ment in­con­tour­nable de la ville. Quelques mètres plus loin, St Pa­trick’s Ca­the­dral est une ma­gni­fique église go­thique. Ne man­quez pas la tra­duc­tion mao­rie du Notre-Père à l’en­trée. Le plus an­cien parc de la ville oc­cupe 80 hec­tares. Sa fo­rêt et ses im­menses éten­dues de ga­zon

re­couvrent une quin­zaine de vol­cans éteints. Au fil des siècles, le ter­rain s’est tas­sé, mais a conser­vé son re­lief val­lon­né. Vous n’avez que l’em­bar­ras du choix pour vous as­seoir et pique-ni­quer sur l’herbe, à l’ombre d’arbres cen­te­naires. De­puis quelques an­nées, il existe un ser­vice de vé­los en libre-ser­vice à Au­ck­land. Les bornes “Next bike New Zea­land” per­mettent de ré­cu­pé­rer un vé­lo dans le centre. L’iti­né­raire de 8 km est bor­dée de Po­hu­tu­ka­was. Ces arbres-de-Noël aux feuilles rouges fleu­rissent jus­te­ment à cette pé­riode de l’an­née.

Il suf­fit de s’éloi­gner de 2 km du centre-ville (CBD) pour re­joindre le quar­tier de Pon­son­by. Quel contraste avec les gratte-ciel du centre-ville ! Des vil­las 1900 ré­no­vées, des bou­tiques à taille hu­maine, un style bo­hème : c’est un vé­ri­table vil­lage aus­si ani­mé le jour que la nuit. Au­ck­land livre toutes les clés pour com­prendre la nature des Néo-zé­lan­dais. Leur pas­sion pour la voile et le rugby, deux sports qui trans­mettent des va­leurs de res­pect et d’hu­mi­li­té. Ajou­tez à ce­la leur ou­ver­ture d’es­prit et leur ca­pa­ci­té à re­gar­der le pas­sé co­lo­nial tout en construi­sant l’ave­nir.

UN TRIP EN FA­MILLE, ÇA VOUS TENTE ?

Où que vous al­liez, vos en­fants au­ront tou­jours de quoi se di­ver­tir. La large sé­lec­tion d’ac­ti­vi­tés pour en­fants s’étend de la vi­site des ani­maux et de la vie sau­vage à des spec­tacles de la nature et des aven­tures in­tré­pides. Dé­cou­vrez la vie sau­vage unique de la Nou­velle-Zé­lande dans l’un des nom­breux zoos et parcs ani­ma­liers. Ren­con­trez l’em­blé­ma­tique ki­wi, re­gar­dez des man­chots royaux s’amu­ser dans un environnement proche de l’An­tarc­tique (An­tarc­tic En­coun­ter), na­gez avec les dau­phins ou par­ti­ci­pez à la tonte des mou­tons pour avoir un aper­çu de l’his­toire agri­cole de la Nou­velle-Zé­lande.

Si la nature re­vêt une im­por­tance ca­pi­tale dans le cadre de vos va­cances en fa­mille, la beau­té na­tu­relle de la Nou­velle-Zé­lande ne pour­ra que vous im­pres­sion­ner. Ex­plo­rez les pay­sages géo­ther­miques et leurs bas­sins de boue bouillon­nante, les gey­sers jaillis­sant jus­qu’au ciel et les sources chaudes vous per­met­tant de vous bai­gner tout au long de l’an­née. Par ailleurs, il ne fait au­cun doute que les mon­tagnes es­car­pées et les côtes épous­tou­flantes trou­ve­ront éga­le­ment une place dans votre al­bum de pho­tos en fa­mille. Et si votre bud­get est li­mi­té, ne vous in­quié­tez pas. Ici, les ac­ti­vi­tés en fa­mille ne né­ces­sitent pas de dé­bour­ser de l’ar­gent toutes les cinq mi­nutes. Les sentiers pé­destres et pistes cy­clables sont in­fi­nis, au même titre que les plages de sable. Par ailleurs, de nom­breux musées et ga­le­ries sont gra­tuits ou sou­mis à une très faible charge for­fai­taire, et vous au­rez ain­si l’op­por­tu­ni­té d’en ap­prendre da­van­tage sur l’his­toire de la ré­gion et la riche culture mao­rie du pays.

Si vous êtes à la re­cherche de fris­sons, vous ne se­rez pas non plus en reste. La Nou­velle-Zé­lande est une mine d’aven­tures et nombre d’entre elles sont ac­ces­sibles aux en­fants. Dé­va­lez une col­line sur une luge ou dans un Zorb, af­fron­tez les pistes de ski en hi­ver, fi­lez le long d’une ri­vière dans un jet­boat, ou pour les plus cou­ra­geux, sau­tez à l’élas­tique de­puis un pont ou dans un ca­nyon. Et ce ne sont que quelques exemples des choses que vous pour­rez faire lors de vos va­cances en fa­mille en Nou­velle-Zé­lande ; la dif­fi­cul­té se­ra de choi­sir par quoi com­men­cer ! Quoi de mieux qu’un pé­riple au Zoo pour ad­mi­rer les ani­maux. Les zoos et parcs ani­ma­liers de Nou­velle-Zé­lande vous per­met­tront de ren­con­trer des es­pèces lo­cales ou exo­tiques. Et une vi­site est votre meilleure chance d’aper­ce­voir le très ti­mide ki­wi !

Axés sur la pré­ser­va­tion des es­pèces rares de Nou­velle-Zé­lande et du monde en­tier, la plu­part de ces sites sont ac­ti­ve­ment im­pli­qués dans des pro­grammes de re­pro­duc­tion d’es­pèces lo­cales et exo­tiques. Les guides et les soi­gneurs sont ex­perts dans leur do­maine et se­ront ra­vis de ré­pondre à vos ques­tions et de par­ta­ger leur sa­voir. L’un des ob­jec­tifs glo­baux des zoos et parcs ani­ma­lier est d’ai­der les vi­si­teurs à as­sou­vir leur be­soin na­tu­rel de com­prendre et de prendre soin de tous types de créa­tures. Il y a des chances pour que vous puis­siez nour­rir, ca­res­ser ou même por­ter cer­taines d’entre elles. Vous dé­cou­vri­rez que la plu­part des ani­maux vivent dans des es­paces ou­verts qui imitent leur environnement na­tu­rel : ce sont les vi­si­teurs qui suivent des che­mins fer­més au sein de ces ha­bi­tats. Pro­me­nez-vous dans d’im­menses vo­lières à oi­seaux et pa­pillons, ou dé­cou­vrez des ani­maux aqua­tiques à tra­vers d’énormes pan­neaux trans­pa­rents. En­trez dans des es­paces sombres pour ob­ser­ver des créa­tures noc­turnes, ou em­prun­tez des pas­se­relles au som­met des arbres pour vous émer­veiller de­vant les com­pé­tences aé­riennes de pri­mates.

LIEU DE DÉ­COU­VERTES... SCIEN­TI­FIQUES

Les scien­ti­fiques lo­caux, qui ont tra­vaillé conjoin­te­ment avec les scien­ti­fiques in­ter­na­tio­naux, on fait une drôle de dé­cou­verte, comme le rap­port dans un com­mu­ni­qué of­fi­ciel l’AFP, en ce mois de mars 2018, et re­pris par tous les autres mé­dias fran­çais.

Un fos­sile de chauve-sou­ris qui vi­vait il y a des mil­lions d’an­nées a été re­trou­vé. Fai­sant trois fois la taille d’une chauve-sou­ris contem­po­raine, elle par­cou­rait aus­si le sol à quatre pattes. Les restes fos­si­li­sés d’une chauve-sou­ris fouis­seuse qui vi­vait il y a des mil­lions d’an­nées ont été re­trou­vés en Nou­velle-Zé­lande, a an­non­cé jeu­di une équipe in­ter­na­tio­nale de scien­ti­fiques. Ils ap­par­tiennent à une «su­per fa­mille de chauve-sou­ris qui vi­vait ja­dis sur les ter­ri­toires mé­ri­dio­naux d’Aus­tra­lie, de Nou­velle-Zé­lande, d’Amé­rique du Sud et peut-être de l’An­tarc­tique», a dé­cla­ré Sue Hand, de l’Uni­ver­si­té de Nou­velle-Galles du Sud, au­teure de l’étude.

L’ani­mal vi­vait il y a 16 à 19 mil­lions d’an­nées. Les dents et les os de l’ani­mal, qui vi­vait il y a 16 à 19 mil­lions d’an­nées, ont été dé­cou­verts près de St Ba­thans, au centre de l’Ile-du-Sud de la Nou­velle-Zé­lande, sur un site dans le­quel tra­vaillent les cher­cheurs de­puis 16 ans. L’ani­mal fai­sait trois fois la taille d’une chauve-sou­ris contem­po­raine et pe­sait 40 grammes, es­timent-ils dans cette étude pu­bliée par le jour­nal Scien­ti­fic Re­ports. Cette chauve-sou­ris est par­ti­cu­lière car elle vo­lait mais elle par­cou­rait aus­si le sol à quatre pattes, fouis­sant la cou­ver­ture vé­gé­tale à la re­cherche de nour­ri­ture.

3 fois la taille d’une chauve-sou­ris contem­po­raine. Ses «dents spé­cia­li­sées et sa grande taille sug­gèrent qu’elle avait un ré­gime dif­fé­rent, qu’elle était ca­pable de man­ger des vé­gé­taux mais aus­si de pe­tits ver­té­brés, un ré­gime qui res­semble plus à ce­lui de cer­taines de ses cou­sines sud-amé­ri­caines. On ne voit pas ce­la au­jourd’hui chez les chauve-sou­ris d’Aus­tra­la­sie», ajoute Mme Hand.

L’ani­mal a été bap­ti­sé Vul­ca­nops jen­ny­wor­thyae, du nom de Jen­ny Wor­thy, la scien­ti­fique qui a re­trou­vé le fos­sile et Vul­cain, dieu ro­main des vol­cans et du feu, en ré­fé­rence au ca­rac­tère tec­to­nique de la Nou­velle-Zé­lande. D’autres es­pèces re­trou­vées. «L’ani­mal étrange fi­gure par­mi les fos­siles les plus bi­zarres qu’on ait trou­vés», a dé­cla­ré Alan Ten­ny­son, membre néo-zé­lan­dais de l’équipe qui compte aus­si des scien­ti­fiques aus­tra­lien, bri­tan­nique et amé­ri­cain. D’autres ani­maux dis­pa­rus ont été re­trou­vés sur le site de St Ba­thans comme des es­pèces de sphé­no­don (rep­tiles), de moas (oi­seaux non vo­lants), des gre­nouilles, des per­ro­quets, des pi­geons, des tor­tues ou des cro­co­diles. Avec tout ça, com­ment ne pas être fans de la Nou­velle-Zé­lande ?

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