Com­ment mé­di­ter ?

Zen et bien dans ma vie - - Conseils En Vrac -

L’idéal est de s’as­seoir le dos droit sur une chaise, mais ce n’est pas obli­ga­toire. « Il faut re­cher­cher la po­si­tion la plus confor­table, même al­lon­gé, afin de ne pas ag­gra­ver les dou­leurs », re­com­mande le Dr Bour­go­gnon. On ferme les yeux ou on fixe un point sur le sol, de­vant soi. En­fin, on concentre toute son at­ten­tion sur sa res­pi­ra­tion. « Il s’agit d’ob­ser­va­tion, sans cher­cher à contrô­ler, rap­pelle le Dr Cou­dron. Le rythme de la res­pi­ra­tion va s’apai­ser de lui-même. »

Étape sui­vante : ob­ser­ver toutes les sen­sa­tions qui se pré­sentent et les pen­sées qui nous tra­versent l’es­prit. « L’idée est de les ac­cueillir avec bien­veillance, puis de les lais­ser pas­ser sans les com­men­ter », pré­cise-t-il. On note la dou­leur de la même ma­nière que le reste, en pre­nant au­tant de re­cul que pos­sible, comme s’il s’agis­sait de quel­qu’un d’autre.

En­suite... pa­tience ! Il faut pra­ti­quer tous les jours, pen­dant six à huit se­maines, pour être sou­la­gé. Le cer­veau est un or­gane plas­tique : plus on mé­dite, plus on y ar­rive. Le Dr Cou­dron conseille d’y al­ler pro­gres­si­ve­ment, en com­men­çant par des séances de 10 mi­nutes, puis, lors­qu’on se sent plus à l’aise, d’aug­men­ter pe­tit à pe­tit jus­qu’à 20 mi­nutes. Si on a un trai­te­ment mé­di­ca­men­teux, on le pour­suit en pa­ral­lèle de la mé­di­ta­tion. Il est im­por­tant de cas­ser le cercle vi­cieux de la dou­leur et du stress qui s’ali­mentent mu­tuel­le­ment. Dès que l’on com­mence à se sen­tir mieux, on re­prend ses ac­ti­vi­tés ha­bi­tuelles en ajou­tant, éven­tuel­le­ment, un sport très doux, comme des exer­cices en pis­cine.

Quand on dé­bute la mé­di­ta­tion, il n’est pas rare de se po­ser des ques­tions ou de ren­con­trer cer­tains pro­blèmes. Ils concernent la plu­part du temps le lâ­cher-prise. À force de vou­loir s’apai­ser à tout prix, on fi­nit par se tendre, s’aga­cer, et on mul­ti­plie les pen­sées né­ga­tives comme « je n’y ar­ri­ve­rai ja­mais » ou en­core « j’ai beau­coup trop mal »...

La so­lu­tion consiste à se concen­trer de nou­veau sur sa res­pi­ra­tion. Si ce­la vous pa­raît trop dif­fi­cile, il ne faut pas hé­si­ter à prendre ren­dez-vous avec un pro­fes­seur de mé­di­ta­tion, à suivre un cours ou à se plon­ger dans des livres spé­cia­le­ment écrits pour les dé­bu­tants : Mé­di­ter jour après jour, du psy­chiatre Ch­ris­tophe An­dré, L’art de la mé­di­ta­tion, de Mat­thieu Ri­card, ou en­core Sa­voir pour gué­rir, la mé­di­ta­tion en 10 ques­tions, du Dr Bour­go­gnon.

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