LUMBAGO, SCIATIQUE CE QUI SOU­LAGE VRAI­MENT

Zen et bien dans ma vie - - Conseils En Vrac -

Cette dou­leur dans le bas du dos peut nous blo­quer pen­dant plu­sieurs jours, voire plu­sieurs se­maines. Mé­di­ca­ments ou thé­ra­pies ma­nuelles, des so­lu­tions existent, se­lon sa du­rée et son in­ten­si­té. Alors que plus d’une per­sonne sur deux connaît au moins un épi­sode de lom­bal­gie dans l’an­née, et une sur dix une dou­leur sciatique, on a ap­pris ré­cem­ment que le pa­ra­cé­ta­mol n’était pas plus ef­fi­cace qu’un pla­ce­bo. Alors, on fait quoi ?

« At­ten­tion à ne pas mal in­ter­pré­ter cette étude !, pré­vient le Dr Georges de Kor­vin. Le pa­ra­cé­ta­mol ne ré­sout pas tout, mais mon ex­pé­rience montre que le sou­la­ge­ment de la dou­leur est bien réel. »

On peut ré­pé­ter les prises toutes les quatre heures (maxi­mum 4 g/jour) ou, si on le sup­porte, prendre de l’ibu­pro­fène, jus­qu’à trois prises à 400 mg par jour, toutes les six heures, seul ou en al­ter­nance.

En cas de sciatique, ils ne suf­fi­ront pas. Le pa­ra­cé­ta­mol co­déi­né (do­sé à 20 mg de co­déine, sans or­don­nance) sou­lage da­van­tage et le mé­de­cin pour­ra pres­crire un an­tal­gique plus fort (pa­ra­cé­ta­mol co­déi­né 30 mg).

« Il faut ef­fec­tuer des mou­ve­ments dans une di­rec­tion op­po­sée à la po­si­tion dou­lou­reuse, le plus sou­vent en ex­ten­sion », pré­cise Xavier Du­four, qui uti­lise la mé­thode McKen­zie. Ré­pé­ter 10 éti­re­ments, trois à cinq fois par jour.

De­bout, mains sur les hanches, éti­rer la co­lonne vers le haut et vers l’ar­rière en pous­sant le bas­sin vers l’avant, sur l’ex­pi­ra­tion, sans à-coups. A plat ventre, bras pliés, prendre ap­pui sur les poi­gnets, près des épaules, et tendre les bras. Te­nir 10 se­condes et re­des­cendre. En cas de sciatique, plier la jambe du cô­té dou­lou­reux. Op­ter pour la thé­ra­pie ma­nuelle. Un chi­ro­prac­teur (40 à 80 € la séance, pris en charge par cer­taines mu­tuelles) ou un ki­né-os­téo­pathe (rem­bour­sé à 60 %, sur pres­crip­tion) tra­vaille sur les ten­sions mus­cu­laires pour sou­la­ger la pres­sion sur les disques. pre­mière séance. Si ce­la ne change rien, in­utile de ré­pé­ter les séances, re­com­mande le Dr de Kor­vin. En re­vanche, les scia­tiques sont une contre-in­di­ca­tion aux ma­ni­pu­la­tions “qui font cra­quer”, car celles-ci peuvent frag­men­ter un disque dé­jà fra­gi­li­sé et ag­gra­ver la her­nie. »

Por­ter une cein­ture lom­baire

Elle force à prendre une po­si­tion re­dres­sée, qui ré­duit la pres­sion sur les disques. à uti­li­ser tant qu’on a mal, mais sans dé­pas­ser deux mois pour ne pas ris­quer d’atro­phier les muscles. En phar­ma­cies (50 à 70 €).

On a mal au dos ré­gu­liè­re­ment

Re­mus­cler son dos « C’est la meilleure prise en charge en cas de dou­leurs chro­niques, qui durent de­puis plus de trois mois », ex­plique le Dr de Kor­vin. Cette ré­édu­ca­tion peut se faire dans les ser­vices de mé­de­cine phy­sique, les écoles du dos ou chez le ki­né, à rai­son de trois séances par se­maine pen­dant un mois (rem­bour­sées à 75 %).

Re­cou­rir aux in­fil­tra­tions en cas de sciatique Ces in­jec­tions de cor­ti­coïdes ré­duisent l’in­flam­ma­tion au­tour du nerf sciatique, et sont ef­fi­caces dans 65 % des cas : on res­sent l’amé­lio­ra­tion dès le len­de­main. Une deuxième in­fil­tra­tion peut être en­vi­sa­gée, voire une troi­sième. Au-de­là, le rap­port bé­né­fice/risque (in­fec­tion) baisse. « Les études montrent qu’elles sont d’au­tant plus ef­fi­caces qu’elles sont ef­fec­tuées sous gui­dage ra­dio­sco­pique », dit le mé­de­cin.De 150 à 250 €, rem­bour­sées en par­tie.

Es­sayer des an­tal­giques spé­ci­fiques La pré­ga­ba­line (Ly­ri­ca) et la ga­ba­pen­tine (Neu­ron­tin) agissent sur la fibre ner­veuse elle-même : sur pres­crip­tion, elles peuvent être utiles pour les dou­leurs neu­ro­lo­giques as­so­ciées à la sciatique. Pas de ma­ni­pu­la­tions sans avis mé­di­cal.La sciatique, de même que le lumbago, ont sou­vent pour cause un dé­but de her­nie dis­cale : un pe­tit mor­ceau de disque in­ter­ver­té­bral dé­passe ou se dé­place, et peut com­pri­mer un nerf. « Il est donc im­por­tant de tou­jours éta­blir un diag­nos­tic mé­di­cal, no­tam­ment avant d’en­vi­sa­ger des ma­ni­pu­la­tions ma­nuelles qui pour­raient ag­gra­ver la her­nie », rap­pelle le Dr Georges de Kor­vin.

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