DGAL: RÈSULTAT DU DER­NIER RAP­PORT D'AC­TI­VI­TÉ

Zen et bien dans ma vie - - Alimentation Zen & Gourmande -

La Di­rec­tion gé­né­rale de l’ali­men­ta­tion (DGAL) veille à la sé­cu­ri­té et à la qua­li­té des ali­ments à tous les ni­veaux de la chaîne ali­men­taire, ain­si qu’à la san­té et à la pro­tec­tion des ani­maux et des vé­gé­taux, en co­or­di­na­tion avec les ser­vices de l’État en ré­gions et dé­par­te­ments et avec les dif­fé­rents acteurs concer­nés: pro­fes­sion­nels du monde agri­cole, as­so­cia­tions, consom­ma­teurs…

Elle éla­bore le dis­po­si­tif ju­ri­dique cor­res­pon­dant à ses mis­sions et en contrôle l’ap­pli­ca­tion avec l’ap­pui des ser­vices dé­con­cen­trés. Aux ni­veaux eu­ro­péen et in­ter­na­tio­nal, elle as­sure la pro­mo­tion des mo­dèles ali­men­taire, sa­ni­taire et phy­to­sa­ni­taire fran­çais.

Chiffres, faits mar­quants, la DGAL en bref, consul­tez ci-des­sous l’en­semble des élé­ments du rap­port d’ac­ti­vi­té 2017 de la Di­rec­tion gé­né­rale de l’ali­men­ta­tion.

L’an­née 2017 a été mar­quée par de nou­veaux pro­jets am­bi­tieux, au pre­mier rang des­quels

fi­gure l’or­ga­ni­sa­tion au se­cond se­mestre des États gé­né­raux de l’ali­men­ta­tion (EGA), en­ga­ge­ment pris par le Pré­sident de la Ré­pu­blique dès sa cam­pagne élec­to­rale.

Le pro­gramme :

«Ac­tion pu­blique 2022» consti­tue éga­le­ment un pro­jet clé en ce qu’il concerne di­rec­te­ment l’or­ga­ni­sa­tion des ser­vices de l’Etat. Au cours de l’an­née écou­lée, Il au­ra fal­lu une fois en­core pour­suivre notre po­li­tique de ges­tion des crises en san­té ani­male (in­fluen­za aviaire, fièvre ca­tar­rhale ovine) mais éga­le­ment ré­flé­chir à un plan d’ac­tion per­met­tant d’an­ti­ci­per da­van­tage et de mieux s’or­ga­ni­ser face à ces évè­ne­ments ré­cur­rents.

Deux crises sa­ni­taires con­cer­nant les den­rées, celle de la fraude au fi­pro­nil dans les éle­vages de vo­lailles et l’affaire des laits in­fan­tiles conta­mi­nés par des sal­mo­nelles dans une en­tre­prise d’en­ver­gure in­ter­na­tio­nale ont éga­le­ment mar­qué l’an­née et se sont « in­vi­tées » dans la ré­flexion col­lec­tive des EGA pour ti­rer des en­sei­gne­ments pour l’ave­nir.

Les États gé­né­raux de l’ali­men­ta­tion ont très lar­ge­ment mo­bi­li­sé les ser­vices de la DGAL qui ont par­ti­ci­pé ac­ti­ve­ment aux groupes de tra­vail sur des thèmes chers au mi­nis­tère. Nous al­lons dé­sor­mais nous at­ta­cher à dé­cli­ner le plan d’ac­tion des EGA. La pre­mière étape se­ra de con­tri­buer à la ré­dac­tion des textes pour le pro­jet de loi is­su de ces tra­vaux, texte qui concerne l’équi­libre des re­la­tions com­mer­ciales et une ali­men­ta­tion saine et du­rable (gas­pillage ali­men­taire, res­tau­ra­tion col­lec­tive, pou­voir de po­lice des agents,…). La DGAL contri­bue­ra bien en­ten­du à la feuille de route post-EGA du mi­nis­tère en adap­tant le Plan stra­té­gique 2017-2019 de la Di­rec­tion,

et au plan d’ac­tion pour une agri­cul­ture moins dé­pen­dante des pes­ti­cides.

Autre dos­sier struc­tu­rant, «Ac­tion pu­blique 2022», lan­cé par le Pre­mier mi­nistre en oc­tobre 2017 avec plu­sieurs chan­tiers à l’ordre du jour : l’amé­lio­ra­tion de la qua­li­té du ser­vice, la mo­der­ni­sa­tion de l’environnement de tra­vail et la maî­trise de la dé­pense pu­blique. Par­mi les points de vi­gi­lance, la sé­cu­ri­sa­tion du contrôle sa­ni­taire est une prio­ri­té ré­af­fir­mée à plu­sieurs oc­ca­sions par le mi­nistre Stéphane Tra­vert ; elle im­plique un main­tien des em­plois à court terme et une hausse à moyen et long termes, ain­si qu’une aug­men­ta­tion du bud­get.

Les dif­fé­rentes crises ré­centes confortent cette né­ces­si­té.

Par­mi les en­jeux prio­ri­taires en 2018, ci­tons le ren­for­ce­ment de la sur­veillance, de l’ex­per­tise et de la ges­tion des risques (ma­la­dies ou dan­gers sa­ni­taires). Ce­la pas­se­ra no­tam­ment par la créa­tion de pla­te­formes d’épi­dé­mio­sur­veillance en san­té vé­gé­tale et de la chaîne ali­men­taire. Celle en san­té ani­male, dé­jà exis­tante, se­ra conso­li­dée.

D’autres chan­tiers d’im­por­tance sont éga­le­ment à l’agenda 2018 : confor­ter l’ac­tion des ser­vices sur le ter­rain avec des agents mieux for­més et un maillage ter­ri­to­rial adé­quat, mo­der­ni­ser en­core da­van­tage l’ac­tion de la DGAL, amé­lio­rer le pi­lo­tage des po­li­tiques in­ci­ta­tives, ren­for­cer notre in­fluence à l’in­ter­na­tio­nal…

Gar­dons en­fin à l’es­prit que fé­vrier 2017 mar­quait les 30 ans de la créa­tion de la DGAL au sein du mi­nis­tère en charge de l’agri­cul­ture. Cette nou­velle or­ga­ni­sa­tion té­moi­gnait dé­jà de la spé­ci­fi­ci­té et de l’im­por­tance des pro­blé­ma­tiques sa­ni­taires au sein des dos­siers agri­coles et ali­men­taires. En 30 ans, la DGAL a su se mo­der­ni­ser et s’adap­ter pour confor­ter son po­si­tion­ne­ment sur les su­jets de sé­cu­ri­té sa­ni­taire et ain­si mieux ré­pondre aux at­tentes de la so­cié­té et des consom­ma­teurs. Ces 30 ans d’amé­lio­ra­tion conti­nue, c’est en 2018 que nous au­rons l’oc­ca­sion de les cé­lé­brer col­lec­ti­ve­ment.

La DGAL, ce sont près de 4 800 agents en ad­mi­nis­tra­tion cen­trale et ser­vices dé­con­cen­trés aux­quels s’ajoutent 14 000 vé­té­ri­naires sa­ni­taires ha­bi­li­tés par l’État, 30 la­bo­ra­toires na­tio­naux de ré­fé­rence et en­vi­ron 150 la­bo­ra­toires d’ana­lyses sép­cia­li­sés, en ma­jo­ri­té dé­par­te­men­taux.

Chaque an­née : plus de 30 000 contrôles en éle­vage, près de 55 000 ins­pec­tions d’éta­blis­se­ments de la chaîne ali­men­taire, plus de 90 000 lots ins­pec­tés à l’im­por­ta­tion.

À Tar­nos, sur le bas­sin de vie bas­co-lan­dais, les bons pro­duits lo­caux s’in­vitent de plus en plus dans les as­siettes des sa­la­riés et des élèves du ter­ri­toire. C’est le ré­sul­tat d’un pro­jet qui s’ap­puie sur une vo­lon­té com­mune des pro­duc­teurs lo­caux, des col­lec­ti­vi­tés, de la po­pu­la­tion et des deux prin­ci­pales struc­tures de res­tau­ra­tion col­lec­tive du ter­ri­toire :

le res­tau­rant so­li­daire Éole qui pré­pare 5 800 repas par jour pour son self in­ter-en­tre­prises, le por­tage à do­mi­cile pour les per­sonnes âgées et les écoles de la Com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion Pays Basque ; la cui­sine mu­ni­ci­pale de la ville de Tar­nos, qui confec­tionne 1 200 repas chaque jour pour ses écoles, ses crèches et son éta­blis­se­ment d’hé­ber­ge­ment pour per­sonnes âgées dé­pen­dantes (EHPAD). « L’ob­jec­tif était de voir com­ment ces 7 000 repas pou­vaient consti­tuer un le­vier, pro­gres­si­ve­ment, pour sou­te­nir des pro­duc­teurs lo­caux, di­ver­si­fier leurs dé­bou­chés, et ai­der à main­te­nir des agri­cul­teurs et à pré­ser­ver des terres sur le ter­ri­toire du sud des Landes et du Pays-Basque », ex­plique Jean Mou­ge­not, co­or­di­na­teur du Pôle ter­ri­to­rial de co­opé­ra­tion éco­no­mique sud aqui­taine.

BIEN­TÔT DES REPAS 100% LO­CAL ?

Et ça marche ! De­puis l’an­née dernière, c’est une lé­gu­me­rie ins­tal­lée à Tar­nos qui four­nit les deux éta­blis­se­ments en pro­duits frais et lo­caux… soit près de 500 tonnes de lé­gumes pré­pa­rés par an. Une quin­zaine d’agri­cul­teurs, tous ins­tal­lés dans un rayon de 50 km, sont partenaires du pro­jet. D’autres de­vraient d’ailleurs bien­tôt re­joindre l’aven­ture, dans la me­sure où des com­munes voi­sines comme Bayonne s’in­té­ressent de près à la dé­marche. Au­jourd’hui, l’ap­pro­vi­sion­ne­ment en lo­cal a éga­le­ment été éten­du à d’autres fa­milles de pro­duits : viandes, pro­duits lai­tiers, pain, huile de fri­ture...

« Pro­po­ser au quo­ti­dien des repas 100% lo­cal n’est pas en­core pos­sible, parce que l’offre est in­suf­fi­sante », pré­cise Jean Mou­ge­not.

« Il manque des pro­duc­teurs, mais aus­si des terres agri­coles, dans un ter­ri­toire où la pres­sion ur­baine est forte ».

C’est la rai­son pour la­quelle le CBES a choi­si une ap­proche glo­bale de la pro­blé­ma­tique, qui aborde en in­ter­ac­tion : les dé­bou­chés en res­tau­ra­tion col­lec­tive ; l’or­ga­ni­sa­tion de la pro­duc­tion ; les ac­tions de sensibilisation au­près du grand pu­blic ; le tra­vail sur le fon­cier.

Dé­ve­lop­per l’offre de proxi­mi­té

Conti­nuer à fé­dé­rer le plus de pro­duc­teurs et d’agri­cul­teurs pos­sibles au­tour de la dé­marche est bien sûr l’un des ob­jec­tifs ma­jeurs du pro­jet, qui ren­contre un grand suc­cès au­près des ha­bi­tants du ter­ri­toire, no­tam­ment des fa­milles. Ce­pen­dant, le CBES sou­haite al­ler en­core plus loin pour agir en fa­veur de la di­ver­si­fi­ca­tion des pro­duc­tions lo­cales et de l’ins­tal­la­tion de jeunes agri­cul­teurs.

Pro­chai­ne­ment, le ter­ri­toire ver­ra la mise en place d’une cou­veuse d’ac­ti­vi­té agri­cole, avec un es­pace-test de 10 ha en­tiè­re­ment dé­dié à la per­ma­cul­ture. Elle per­met­tra l’ac­com­pa­gne­ment d’agri­cul­teurs sur l’en­semble de leur ac­ti­vi­té. Mais pas seule­ment. Si­tué au coeur de la com­mune de Tar­nos, ce nou­veau lieu – dont le fonc­tion­ne­ment reste en­core à pré­ci­ser – pro­po­se­ra des ac­tions de sensibilisation, par exemple au­tour de l’ali­men­ta­tion du­rable, en di­rec­tion de dif­fé­rents pu­blics. Pour­quoi pas aus­si y ré­ser­ver un es­pace pour le mi­cro-ma­raî­chage et la vente di­recte… ?

En­fin, le CBES en­tend bien agir sur le fon­cier, en lien étroit avec les col­lec­ti­vi­tés, pour an­ti­ci­per le dé­ve­lop­pe­ment de l’offre lo­cale.

PRO­PO­SER AU QUO­TI­DEN DES REPAS 100% LO­CAL N'EST PAS EN­CORE POS­SIBLE, PARCE QUE L'OFFRE EST IN­SUF­FI­SANTE

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