Haiti Liberte : 2020-07-08

10 : 10 : 10

10

USA : LES RUES D blanche... Les jeunes réagissent. Ils sont en colère... Soyez cohérents quand vous dites que l’Amérique est le pays des libres ; elle n’a pas été libre pour les noirs. Nous sommes fatigués. Ne nous parlez pas de pillage, vous êtes les pilleurs. L’Amérique a pillé les Noirs, elle a pillé les terres des natifs... Le pillage est ce que vous avez toujours fait. C’est de vous que nous avons appris la violence, alors si vous voulez que nous soyons meilleurs, alors soyez meilleurs Breonna Taylor dans le Kentucky et Manuel Ellis dans l’État de Washington - est insupporta­blement élevé : 755 entre 2017 et aujourd’hui, soit près de la moitié des blancs (1308), alors que les noirs représente­nt 13% de la population. C’est en réponse à cette brutalité sélective que les révoltes les plus destructri­ces ont eu lieu historique­ment. « OEil pour oeil », pouvait-on lire sur une pancarte éclairée par des flammes : des commissari­ats et des voitures de police incendiés, des vitrines brisées et des magasins pillés. Et puis la répression avec des forces de police militarisé­es et la Garde nationale (et avec l’armée déployée comme force d’occupation interne si les militaires avaient obéi à Trump). Ce dernier a écrit avec une sincérité aussi révélatric­e que provocatri­ce : « Quand le pillage commence, on commence à tirer », citant les mots du chef raciste de la police de Miami, Walter Headley (1967) et du gouverneur ségrégatio­nniste raciste de l’Alabama, George Wallace (1968) et évoquant ceux avec lesquels, en 1970, Ronald Reagan - alors gouverneur de Californie - avait invoqué un « bain de sang » pour réduire au silence le mouvement anti-guerre. Dans la colère actuelle, il y a un condensé de vérité historique. Les propos de Tamika Mallory à Minneapoli­s, l’une des organisatr­ices de la première grande « ». Moins tranchants et tout aussi vrais étaient les mots de Kareem Adbul-Jabbar, superstar inoubliabl­e du basket-ball : vous, les blancs, voyez les noirs piller les vitrines de Target et vous pensez, ce n’est pas bon, cela nuit à votre cause. « Vous n’avez pas tort », « mais vous n’avez pas raison non plus » : « le racisme en Amérique est comme de la poussière dans l’air. Elle semble invisible, même si elle vous étouffe, jusqu’à ce que vous laissiez entrer le soleil. Alors vous voyez qu’elle est partout ». a écrit Kareem, Cependant, pour la première fois, la réalité de cette contradict­ion ne devient pas un obstacle insurmonta­ble à la solidarité et au partage de la place. Il y a une explicatio­n à cela. La montée des différents antagonism­es contre Trump et les drames sociaux de ces derniers mois, directemen­t et indirectem­ent liés à la pandémie, ont agi comme Les Afro-Américains sont à la tête de la contestati­on, comme ils l'avaient été dans les années 50 et 60 Par Bruno Cartosio York Times le 7 juin, qui a enveloppé les USA dans un « mouvement national cohérent contre le racisme systémique ». Les Afro-Américains sont à la tête de la contestati­on, comme ils l’avaient été dans les années 50 et 60, lorsque leur dernier grand mouvement Et cette fois, la colère contre les meurtres commis par des policiers locaux, qui était déjà à l’origine des révoltes urbaines, est exaspérée par la hausse spectacula­ire du chômage et les ravages de la contagion du Covid-19 ces derniers mois. La police est toujours violente, L e meurtre de George Floyd à Minneapoli­s, le 25 mai, a déclenché un soulèvemen­t général. Un conflit social qui se déroule et dure comme aucun autre depuis des décennies, q g p j p satrices Washington, 6 juin 2020, face à la Maison Blanche, sur l'avenue rebaptisée Black Lives Plaza avait imposé des changement­s radicaux - contre le racisme institutio­nnel et contre la pauvreté - dans la société usaméricai­ne. Mais après ce dernier demi-siècle de réaction, l’histoire doit se répéter. mais le nombre d’Afro-Américains tués par la police ces dernières années - les derniers connus entre mars et mai : George Floyd dans le Minnesota, Ahmaud Arbery en Géorgie (par d’anciens policiers), violent et non-violent, afro-américain et pas seulement, d’hommes et de femmes de « couleurs », d’âges et de conditions différente­s. Une toile d’araignée de centaines de manifestat­ions de masse, a noté le New Marche des femmes » de 2017 contre Trump, étaient tranchants : « un catalyseur. Presque partout, dans le sillage de la rébellion noire initiale, une couronne composite de solidarité politique combative et largement non violente s’est formée. Tellement représenta­tive Si les bâtiments brûlent, c’est parce que cette ville, cet État a préféré préserver [le] nationalis­me blanc et [la] mentalité de suprématie Vol 14 # 01 • Du 8 au 14 Juillet 2020 Haiti Liberté/Haitian Times 10 PRINTED AND DISTRIBUTE­D BY PRESSREADE­R PressReade­r.com +1 604 278 4604 ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY COPYRIGHT AND PROTECTED BY APPLICABLE LAW

© PressReader. All rights reserved.