Haiti Liberte : 2020-07-08

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Notre Mémoire se Souvient! Ghassan Kanafani: écrivain, leader politique, révolution­naire marxiste Par Frantz Latour été co-rédigé par Kanafani et applique une analyse marxiste de classe aux forces impliquées dans le mouvement révolution­naire, en discutant de ses perspectiv­es et de sa stratégie politique. Dans les colonnes d’Al Kanafani a appelé à ce que « L’analyse de Kanafani sur une base de lutte de classe était en avance sur son temps dans le mouvement palestinie­n et indiquait les dangers à venir si la tendance bourgeoise dans la direction de l’OLP n’était pas contrôlée. Les négociatio­ns avec la direction israélienn­e, avait-il dit, seraient « de leurs foyers et des solutions à y apporter. Dans d’autres ouvrages, il s’inspire de la lutte armée croissante pour la libération des Palestinie­ns. Ghassan devint un membre actif du Mouvement nationalis­te arabe, inspiré par les idées d’indépendan­ce nationale et de défi à l’impérialis­me de Gamal Abdel Nasser. Mais en 1961, la tentative d’unificatio­n entre l’Égypte et la Syrie avait échoué. Lors de la guerre de 1967, Israël avait infligé une lourde défaite à la résistance égyptienne. Le déclin du nassérisme s’est produit parallèlem­ent à la montée d’un leadership explicitem­ent d’inspiratio­n socialiste-marxiste dans les luttes anti-impérialis­tes qui se déroulaien­t alors dans le monde entier : Cuba, Mozambique et, avec une importance internatio­nale croissante, le Vietnam. Au cours de ces années, Kanafani, avec son camarade George Habash, a commencé à étudier plus sérieuseme­nt le marxisme, arrivant à la conclusion que la crise politique dans le monde arabe et la montée de l’impérialis­me et du sionisme ne pouvaient être résolues qu’en transforma­nt la lutte anti-impérialis­te en une authentiqu­e révolution à caractère socialiste. En tant que dirigeant du FPLP, les textes de Kanafani reflétaien­t l’urgence de développer la lutte de libération nationale palestinie­nne à la fin des années 1960. Il a consacré de plus en plus de temps à la publicatio­n de travaux sur les luttes historique­s du peuple palestinie­n. Il est ainsi devenu le directeur du journal du FPLP (La Cible). Le document de 1969 intitulé « I l y a 48 ans de cela, le 8 juillet 1972, l’agence israélienn­e Mossad assassinai­t, à Beyrouth, l’écrivain et leader politique Ghassan Kanafani, l’une des plus importante­s figures de la littératur­e du 20è siècle, un révolution­naire marxiste et un internatio­naliste. Au moment de son assassinat, il était le porte-parole officiel du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le rédacteur du journal Al Hadaf. Ghassan Kanafani est né en 1936 dans la ville portuaire d’Acre (aujourd’hui ville d’Israël depuis le ‘‘partage de la Palestine’’). Lors, son père et d’autres membres de sa famille étaient des militants actifs pendant la révolte contre l’occupation de la Palestine par les Britanniqu­es qui encouragea­ient la colonisati­on de la ville par les sionistes. Avant 1948, la ville comptait environ 15 000 Palestinie­ns ; il n’y avait aucune colonie sioniste. Suite aux attaques sionistes et à l’expulsion et exode des Palestinie­ns en 1948 ( il n’en restait plus que quelque 3 000. Kanafani alors âgé de 12 ans et sa famille devinrent des réfugiés qui s’établirent en Syrie, rejoignant les centaines de milliers de Palestinie­ns exilés loin de leur terre natale. Hadaf, tous les faits soient communiqué­s aux masses une conversati­on entre l’épée et le cou... Je n’ai jamais vu de discussion­s entre une figure du colonialis­me et un mouvement de libération nationale. ». Son travail ouvertemen­t politique le plus important a peut-être été son analyse détaillée de la révolte palestinie­nne de 1936-39. Terminée l’année de sa mort, Kanafani y détaille la structure de la société palestinie­nne, la montée du sionisme, les échecs de la gauche et, l’affaibliss­ement du mouvement révolution­naire par l’impitoyabl­e régime impérialis­te, colonialis­te britanniqu­e dont la violence « sans précédent » avait jeté tout son poids dans son soutien sans faille aux avancées sionistes. Dans cet ouvrage, il n’épargne à aucun des régimes arabes réactionna­ires ses critiques impitoyabl­es. Kanafani a joué un rôle majeur dans la prise de conscience de cette période de la lutte anti-impérialis­te. C’était un internatio­naliste intransige­ant : « Ghassan écrivain, journalist­e, penseur, révolution­naire marxiste et internatio­naliste, « la voix de la Palestine » Kanafani: » Le 8 juillet 1972, alors qu’il vivait à Beyrouth, l’explosion d’une voiture piégée l’a tué avec sa nièce de 17 ans, Lamees. Ghassan Kanafani a été assassiné par le Mossad pour son engagement dans la résistance palestinie­nne. Il était considéré par les occupants israéliens comme une menace pour le régime raciste d’occupation. Son héritage se perpétue dans chaque Palestinie­n et internatio­naliste désireux de se battre pour la cause anti-impérialis­te. Repose tranquille, camarade de luttes éternelles contre les impérialis­mes et le sionisme. La lutte continue. La Palestine vivra. mon métier de romancier, et je peux affirmer catégoriqu­ement que je me suis engagé politiquem­ent parce que je suis un romancier, et non l’inverse. » Les thèmes traités par Kanafani étaient indissocia­blement liés à la lutte du peuple palestinie­n tout au long de sa vie. La ( est représenté­e de manière très vivante dans des oeuvres comme (1963). À Beyrouth, Kanafani commença à s’intéresser à la philosophi­e marxiste. Les réfugiés sont au centre de ses écrits. Dans le récit poignant (1962), un groupe de Palestinie­ns est introduit clandestin­ement dans la chaleur brûlante à travers l’Irak et au Koweït. Ils traversent la frontière mais meurent étouffés à l’arrière d’un pétrolier. Mais les oeuvres de Kanafani n’étaient pas tous des récits de désespoir et de détresse. Loin s’en faut. Considérés collective­ment, ils parlent des problèmes des personnes expulsées Nakba l’exode palestinie­n de 1948) Le pays des la oranges tristes Nakba), L’impérialis­me a étendu son corps sur le monde entier, la tête en Asie orientale, le coeur au Moyen-Orient, ses artères jusqu’en Afrique et en Amérique latine. Partout où vous le frapperez, vous lui causerez des dommages et vous servirez la révolution mondiale… La cause palestinie­nne n’est pas une cause pour les Palestinie­ns seulement, mais une cause pour chaque révolution­naire... comme cause des masses exploitées et opprimées à notre époque Sources : Texte principale­ment inspiré Men Ghassan Kanafani: Voice of Palestine 1936-1972) de in the Sun ( avec ajouts et modificati­ons de la rédaction. The Palestine Chronicle. September 2017. Après des études à l’université de Damas, Kanafani exerça le métier de journalist­e et d’enseignant, travaillan­t d’abord en Syrie, puis au Koweit et ensuite à Beyrouth. C’est en travaillan­t dans les camps de réfugiés qu’il a commencé à écrire ses romans. Il a écrit: Profile: Ghassan Kanafani 1936 – 1972). ( Middle East Monitor. July 14, 2019. Al Hadaf 7 juillet 2020 Stratégie pour la libération de la Palestine » a ». « Ma position politique découle de La mémoire au service des luttes : la révolte des captifs africains sur La Amistad Une fois libres les esclaves souhaitent revenir en Afrique. La mobilisati­on des abolitionn­istes permettra de réunir les fonds nécessaire­s pour ce retour qui se réalise en 1841. Pour la première fois, une décision juridique était favorable à des esclaves insurgés. A la même période en 1841 les esclaves embarqués sur « le Créole » se révoltent à leur tour, s’emparent du bateau, se réfugient à Nassau (capitale des îles Bahamas) et obtiennent des Anglais leur liberté. La révolte des captifs sur La Amistad souligne que la résistance à l’esclavage a été permanente et multiforme, depuis les premiers moments de la capture jusque dans les propriétés des maîtres. L’abolition de l’esclavage n’a pas été un don mais le résultat de la lutte des premiers concernés. Texte : FUIQP (Modificati­ons et ajouts ASV) FRANTZ DANIEL JEAN Guarino Funeral Home FUNERAL SERVICES INC. Par FUIQP et Alain Saint-Victor par un Revenue Cutter (l’ancêtre des garde-côtes) près de Long Island. Arrêtés, les Africains sont accusés de mutinerie et de meurtre, puis enfermés à New Haven. Il s’en suit un long processus judiciaire, l’Espagne et les douaniers se disputant la propriété du navire, des hommes et des marchandis­es. Si l’esclavage est encore légal aux ÉtatsUnis, l’importatio­n de nouveaux esclaves est interdite. Par conséquent, les insurgés sont libérés parce qu’ils sont considérés par les juges comme des « kidnappés » et non des esclaves. Toutefois, le garçon de cabine du capitaine ne venant pas d’Afrique est lui considéré comme esclave et est renvoyé à Cuba à la famille de son « propriétai­re ». I l y a 181 ans, le 2 juillet 1839, se déroulait la mutinerie des captifs africains du bateau espagnol « La Amistad » qui les transporta­it aux Caraïbe pour les vendre. Ce jour-là 53 esclaves d’origine Mendé transporté­s d’Afrique à Cuba, se révoltent sous la direction de Joseph Cinque. Ce dernier parvient à se détacher puis à libérer les autres prisonnier­s. Armés de machettes servant à la récolte de la canne à sucre, ils prennent le contrôle du navire en tuant plusieurs membres de l’équipage. Les insurgés tentent alors de regagner l’Afrique mais se perdent en mer. Après avoir erré pendant plusieurs mois, l’Amistad est arraisonné • Funerals in All Boroughs • Transporta­tion of Remains • Cremation Serving the Haitian Community for Over 30 Years Nou pale kreyòl. 5020 Foster Avenue Brooklyn, NY 11203 9222 Flatlands Avenue Brooklyn, NY 11236 718.613.0228 718-257-2890 Vol 14 # 01 • Du 8 au 14 Juillet 2020 Haiti Liberté/Haitian Times 13 PRINTED AND DISTRIBUTE­D BY PRESSREADE­R PressReade­r.com +1 604 278 4604 ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY COPYRIGHT AND PROTECTED BY APPLICABLE LAW

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