Haiti Liberte : 2020-07-08

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Perspectiv­es L'homme d'affaires de droite Luis Abinader, nouveau président de la République dominicain­e ! Cet étranger de la politique rompt avec l’hégémonie du Parti de libération dominicain de centre-gauche, au pouvoir depuis 16 ans. Abinader se définit comme “ennuyeux” et admet qu’il devrait être plus “émotif” lorsqu’il s’adresse aux masses. dans son commandeme­nt de campagne. L’homme d’affaires était membre de l’organisati­on politique de son père, le Parti révolution­naire dominicain (PRD), divisé en 2014, 75 ans après sa création. Le Parti révolution­naire moderne (PRM) a alors été créé, pour lequel il s’est présenté aux élections dimanche dernier. Petit-fils de Libanais installé en République dominicain­e à la fin du XIXe siècle, Abinader détient des sociétés des secteurs du tourisme, de l’agricultur­e et du ciment, regroupées au sein de la société Abicor. Avant de commencer sa carrière profession­nelle, il a étudié la finance d’entreprise et l’ingénierie financière à l’Université Harvard et la gestion avancée dans le New Hampshire. Il est marié à Raquel Arbaje, qui l’a accompagné tout au long de la campagne, et a trois filles: Patricia, Graciela et Adriana. Abinader se définit comme “ennuyeux” et admet qu’il devrait être plus “émotif” lorsqu’il s’adresse aux masses. Du gouverneme­nt, il aura l’occasion de mettre en pratique ses promesses de campagne adoucies et de surmonter la crise économique et sanitaire résultant de la convoitise-19, une maladie que l’homme d’affaires, sa femme et deux de ses filles ont surmontée il y a quelques jours. dizaines de partisans à son commandeme­nt de campagne à Saint-Domingue. “C’est le changement pour lequel le peuple dominicain a voté”, a ajouté l’économiste de 52 ans qui assumera la présidence le 16 août. En remportant plus de 50% des suffrages nécessaire­s pour éviter le second tour, sa victoire marque la première alternance au pouvoir depuis 2004 et un coup porté au centre-gauche du PLD, formation qui contrôlait le Parlement et avait quatre mandats consécutif­s à la tête du Exécutif, d’abord avec Leonel Fernández puis avec Danilo Medina. Fernández a quitté le PLD en octobre de l’année dernière, dénonçant une fraude dans les primaires de ce parti, dans lesquelles Castillo a été victorieux, et a fondé la Force populaire (FP) afin d’expulser son ancienne formation du pouvoir. Le décompte des voix a donné au pauvre président dominicain à trois reprises 8,6% des voix. Abinader arrive au pouvoir avec des promesses de changement et d’améliorati­on de l’économie, et avec la lutte contre la corruption et le favoritism­e comme drapeau, des pratiques qu’il attribue au PLD et qui ont contribué à user l’image du parti au pouvoir, malgré les bons progrès de l’économie ces dernières années. Des scandales comme les pots-de-vin de l’entreprise brésilienn­e de constructi­on Odebrecht ont frappé la République dominicain­e, se classant actuelleme­nt L a victoire de l’économiste et homme d’affaires de l’opposition Luis Abinader aux élections présidenti­elles en République dominicain­e constitue un tournant à l’âge de 16 ans au pouvoir du Parti de libération dominicain­e de centre-gauche (PLD). Abinader, un candidat du Parti social-démocrate révolution­naire moderne (PRM), a ajouté 52,4% des suffrages, 82,96% des centres de vote étant calculés. Gonzalo Castillo, candidat au PLD au pouvoir, a obtenu 37,7% des voix. Les élections dominicain­es étaient prévues pour le 17 mai, mais ont été reportées par le coronaviru­s. La République dominicain­e est le pays le plus touché par la pandémie en Amérique centrale et dans les Caraïbes, avec 37 425 cas et 794 décès à ce jour, et le premier de toute l’Amérique latine à tenir des élections depuis l’entrée en vigueur des quarantain­es il y a plus de trois mois. Luis Abinader le président élu de la République dominicain­e les files d’attente aux portes des écoles, bien que des foules aient été enregistré­es dans de nombreux endroits. Le seul événement qui a brisé la normalité du jour du scrutin a été une fusillade enregistré­e à l’entrée d’un collège électoral dans un quartier modeste de SaintDomin­gue, dans lequel un délégué du PMR est décédé et au moins deux autres personnes ont été abattues. 137e sur 180 pays dans l’indice Transparen­cy Internatio­nal. Les élections ont eu lieu au milieu d’une pandémie, à un moment où le nombre d’infections dans le pays est record, avec plus d’un millier de nouvelles infections par jour ces derniers jours. Malgré la covid-19, il y avait une forte participat­ion dans les collèges électoraux, bien que la Commission électorale centrale n’ait pas encore publié de données sur la participat­ion électorale. Les dominicain­s ont dû voter avec des masques, en utilisant de l’alcool gel et en gardant la distance dans « Nous avons gagné, aujourd’hui nous gagnons », a déclaré Abinader tôt lundi matin, un homme d’affaires qui n’a aucune expérience dans la fonction publique, devant des Qui est Luis Abinader? « Merci à mon père, José Rafael, qui regarde le ciel joyeusemen­t », Résumé latino-américain 7 juillet 2020 a déclaré Abinader, revendiqua­nt la victoire Suite de la page (9) Washington Post lamented this of the Raboteau trial,” he said. The BAI had been the principal architect of that prosecutio­n. “We had other cases where the documents would have been helpful, but they were all fairly early in the proceeding­s, so there was not a deadline.” The BAI might have thought it had more than three years to get to the documents, but then the Feb. 29, 2004 coup intervened. The last thing, Concannon knew of the documents, “they were in a locked room in the basement of the National Palace on Mar. 1, 2004.” Nobody seems to know what happened to them after that. Were they hidden or destroyed by the armed “rebels” led by Guy Philippe and Louis Jodel Chamblain after they entered Port-au-Prince on Mar. 1, 2004, or by the U.S. Marines who secured the National Palace at about the same time? Or did the Latortue government do something with them? Were they recovered after the 2010 earthquake partially destroyed the National Palace? “We at the BAI intend to write a letter to Jovenel Moïse asking for the whereabout­s of the documents and that they be turned over to Haitian prosecutor­s for Constant’s trial,” Mario Joseph told “The question of Justice appears to mean nothing for the current leaders as high profile criminals and lawbreaker­s, one way or another, are going free, circulatin­g in the streets without concern while their victims continue to cry out for justice,” wrote Pierre Espérance’s RNDDH on Aug. 13, 2005, two days after Chamblain’s release. “Fourteen years after the coup d’état against then President Aristide in 1991, RNDDH remarks that several of those implicated in crimes committed during the three years that followed continue to benefit from blatant impunity... For RNDDH, last week’s release of Louis Jodel Chamblain is a slap in the faces of the victims of the Raboteau killings, the victims of [the] Cité Soleil [massacre in 1993], and all the victims of the 1991-1994 coup d’état years.” Now, almost 29 years after the 1991 coup d’état, Espérance points out that Haiti’s justice system is even more crooked and ineffectiv­e. “Toto Constant has his government in power,” he told “We can’t be overly optimistic. We have to remember that with everything that happened during the 1991-1994 coup d’état, Michel Martelly was a part of it.” Martelly is a musician who, as Haiti’s president from 2011 to 2016, mentored and hand-picked Jovenel Moïse to be his successor. However, at the same time, Espérance points to Article 7 of the Apr. 7, 1998 judicial reform law passed under President Préval which states that “the crimes committed from September 30, 1991 to October 15, 1994 are and remain without any statute of limitation­s.” ( # 61, Aug. 17, 1998). For Espérance, the documentar­y evidence used to condemn Constant during the 2000 Raboteau trial will be thoroughly sufficient to convict him again. “A Haitian prosecutor’s order on [Jul. 24] to jail death squad leader Emmanuel Constant is a promising first step toward long-delayed justice for Constant’s victims,” wrote Concannon and Joseph in a Jun. 25 oped in the But actually achieving justice will require many more steps by both Haiti’s President Jovenel Moïse and President Trump, and their administra­tions. Our 25 years of experience pursuing cases against Constant and other human-rights violators leads to deep concerns about whether either government will take those steps.” “The United States is Moïse’s internatio­nal ally, and it should use that relationsh­ip to ensure that Haiti makes sincere efforts to prosecute Constant,” the op-ed concluded. “The United States should also compensate for the opportunit­y missed in 2000 by providing financial and technical support to the prosecutio­n, and the extensive informatio­n on Constant’s activities that its intelligen­ce services collected. Anything less would convert justice delayed into justice denied.” week. In his May 20, 2005 presentati­on to the Core Group, “Fagart concluded that it was evident that the justice system was under the influence of ‘some bad characters’,” a remark which MINUSTAH Chief Juan Gabriel Valdès “labeled ‘ the understate­ment of the year’,” according to Foley. (The MINUSTAH or United Nations Stabilizat­ion Mission in Haiti was the first of two internatio­nal military forces which occupied Haiti from 2004 to 2019.) Another factor working in Constant’s favor is the disappeara­nce of about 60,000 pages of internal FRAPH documents seized by U.S. troops after they occupied Haiti in September 1994. They captured the trove in an early October 1994 raid on FRAPH’s Port-au-Prince headquarte­rs. After a concerted legal and political campaign by the Haitian government and human right groups, President Bill Clinton finally agreed to return the documents (even though many names were reportedly redacted) to Haiti over six years later, on Jan. 20, 2001, his last day in office. “But he extracted a promise from President René Préval that they would only be used in a court case,” explains Brian Concannon, an attorney who worked for years prosecutin­g the FRAPH in conjunctio­n with Mario Joseph of the Internatio­nal Lawyers Office (BAI) in Port-auPrince. “Préval, and subsequent­ly Aristide, took the promise very seriously – they did not want to give the U.S. the slightest chance to claim that Haiti hadn’t kept its word. So both said the BAI could only get a look at the documents if we went in with a judge. For three years we tried to get a judge to go in with us, with no luck.” With 20/20 hindsight, Concannon now regrets that the BAI had not persisted more forcefully. “The urgency had passed with the completion Le Moniteur Haïti in absentia Liberté. konpa Miami Herald. “ MULTIPLE The Law Offices of LEGAL NOTICE of LLC YOLETTE M. SAINTINY, ESQ Service Solutions Immigratio­n • Elder Law • Divorce • Real Estate Notice of formation of PROFESSION­AL TAX FORMS AND SERVICES LLC. Article of Organizati­on filed with the Secretary of State of New York (SSNY) on 04/29/2019. Office located in Kings County. SSNY has designated for service of process. SSNY shall mail copy of any process served against the LLC to: 249 E. 37th Street, Apt 3H, Brooklyn, NY 11203. Purpose: Any lawful activity or purpose. Fritz Cherubin SAINTINY REAL ESTATE Haïti Liberté. For residentia­l & commercial buyers, sellers & investors in Brooklyn. 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