DON D’ORGANES AU LI­BAN À QUOI EST DÛ LE MANQUE?

Femme Magazine - - SANTÉ -

Au Li­ban, 600 per­sonnes at­tendent une greffe d’or­gane, dont 25% meurent chaque an­née. «En 2014, nous comp­tions dix donneurs par an, ac­tuel­le­ment il n’y a plus que trois», ex­plique Fa­ri­da You­nane, coor­di­na­trice na­tio­nale à l’as­so­cia­tion NOD-lb en charge du don d’organes.

Comment ex­pli­quer ces don­nées? Il faut sa­voir que la greffe d’un coeur, d’un pou­mon, d’un rein, d’un foie ou d’un oeil est réa­li­sée suite au don d’une per­sonne dé­cé­dée. Une greffe de rein ou de foie peut pro­ve­nir d’un don­neur vi­vant.

Pour qu’un pa­tient puisse re­ce­voir un or­gane, plu­sieurs étapes doivent être res­pec­tées. Au Li­ban, une per­sonne dé­cé­dée de mort cé­ré­brale aux soins in­ten­sifs est un don­neur en puis­sance à condi­tion que la fa­mille soit consen­tante et que le per­son­nel de san­té de l’hô­pi­tal dé­tecte, puis dé­clare le cas à l’as­so­cia­tion NOD-lb.

C’est là que sur­git sou­vent le pre­mier obs­tacle comme l’ex­plique le doc­teur An­toine Ste­phan, vice-pré­sident de l’as­so­cia­tion NOD-lb. «Il ar­rive sou­vent que le per­son­nel mé­di­cal omette de rap­por­ter le cas.» En 2010, 116 morts cé­ré­brales avaient été si­gna­lées, se­lon le Dr Ste­phan. En 2015, seule­ment 52. «Ce­la ne si­gni­fie

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