CENTRE CAR­LOS SLIM POUR L’EN­FANCE

NOU­VEAUX ÉQUI­PE­MENTS POUR LE

Femme Magazine - - SOCIAL - S.H.

À L’HÔ­PI­TAL DE LA QUA­RAN­TAINE, UN SER­VICE PÉ­DIA­TRIQUE PAS COMME LES AUTRES: LE CENTRE CAR­LOS SLIM POUR L’EN­FANCE AC­CUEILLE DES EN­FANTS DANS LE BE­SOIN. IL VIENT DE SE DO­TER DE NOU­VEAUX ÉQUI­PE­MENTS QUI FACILITERONT LE TRA­VAIL DES MÉ­DE­CINS.

Le Ro­ta­ry Club de Bey­routh a of­fert à l’aile pé­dia­trique de l’hô­pi­tal de la Qua­ran­taine ou Centre Car­los Slim pour l’En­fance, un ma­té­riel de la­pa­ro­sco­pie uro­lo­gique néo­na­tal. «Cette tech­no­lo­gie nous per­met­tra de soi­gner des mal­for­ma­tions uri­naires congé­ni­tales chez les en­fants sans avoir à les opé­rer» , ex­plique le doc­teur Ro­bert Sa­cy, fon­da­teur de l’as­so­cia­tion As­sa­meh qui est à l’ori­gine du centre Car­los Slim. «Ce­la si­gni­fie que dé­sor­mais une anes­thé­sie lo­cale se­ra suf­fi­sante pour cor­ri­ger ces mal­for­ma­tions, ce qui éli­mi­ne­ra les risques de com­pli­ca­tions post­opé­ra­toires liées à la chi­rur­gie et à une anes­thé­sie gé­né­rale. L’en­fant pour­ra re­ga­gner son do­mi­cile au bout de 48 heures. Ce se­ra donc beau­coup moins coû­teux, ce qui nous per­met­tra de soi­gner un plus grand nombre d’en­fants.»

De son cô­té, le Ro­ta­ry Sa­hel el-Metn va ap­por­ter son sou­tien à l’as­so­cia­tion en lui fai­sant don d’un écho­graphe car­diaque néo­na­tal d’une va­leur de $ 45 000. «Ce type de ma­chine consti­tue un grand pas en avant car jus­qu’à pré­sent nous uti­li­sions un ap­pa­reil d’éco­gra­phie non adap­té aux en­fants, qui nous em­pê­chait de bien voir les co­ro­naires» , ex­plique le Dr Sa­cy.

Le mé­de­cin a créé As­sa­meh (L’As­so­cia­tion d’Aide à la Mère et l’En­fant à l’Hô­pi­tal) en 2014. Alors pé­diatre à l’hô­pi­tal Saint-Georges, il ne sup­por­tait plus de devoir re­fu­ser de soi­gner des en­fants faute de places. Son as­so­cia­tion a don­né nais­sance à la ré­ha­bi­li­ta­tion de l’aile pé­dia­trique de l’hô­pi­tal de la Qua­ran­taine: le Centre Car­los Slim pour l’En­fance en fé­vrier 2016, tout pre­mier hô­pi­tal pé­dia­trique gou­ver­ne­men­tal et uni­ver­si­taire au Li­ban.

Ro­bert Sa­cy a réus­si à le­ver un mil­lion de dol­lars de fonds au­près de la Fon­da­tion Car­los Slim pour fi­nan­cer son pro­jet. «Je voulais un hô­pi­tal où les en­fants les plus dé­fa­vo­ri­sés pour­raient bé­né­fi­cier des meilleures pres­ta­tions comme dans n’im­porte quel autre éta­blis­se­ment pri­vé» , in­siste le Dr. Sa­cy.

En 2016, le Centre a ac­cueilli 512 ma­lades. «Sur les quatre pre­miers mois de 2017 nous en sommes dé­jà à 217 en­fants soi­gnés, ajoute Ro­bert Sa­cy, nous vi­sons les 900 pa­tients cette an­née. Au­jourd’hui, le ser­vice des soins in­ten­sifs est tou­jours plein, nous sou­hai­tons ac­cueillir beau­coup plus d’en­fants mais nous man­quons cruel­le­ment d’in­fir­mières.»

L’hô­pi­tal est pra­ti­que­ment gra­tuit: les pa­tients ne ré­glant que 5 à 10% de la fac­ture to­tale. Ceux qui viennent à nous sont des lais­sés-pour-compte du sys­tème: des or­phe­lins, des apa­trides, des ré­fu­giés… «Ils viennent de toutes les ré­gions li­ba­naises pour être sau­vés, la plu­part des cas que nous re­ce­vons étant graves. Cer­tains en­fants au­raient pu mou­rir faute de trai­te­ment» , ex­plique Ro­bert Sa­cy.

L’as­so­cia­tion As­sa­meh or­ga­nise des ac­ti­vi­tés à l’an­née longue pour re­cueillir des fonds. Comme, par exemple, la vente au pro­fit de l’hô­pi­tal d’une ligne de vê­te­ments pour en­fants, créée par 20 de­si­gners li­ba­nais à l’oc­ca­sion de la Beirut De­si­gn Week.

TOUFIC ARISS, PRÉ­SIDENT DU RO­TA­RY CLUB DE BEY­ROUTH, ET LE DR RO­BERT SA­CY.

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