Fes­ti­val­des­ti­val de Cannes

LE FES­TI­VAL DE CANNES, SES CÉ­LÉ­BRI­TÉS, ITÉS, SES FILMS, SES COU­LISSES, MAIS AUS­SI SI SES COUPS D’ÉCLATS ET SES PO­LÉ­MIQUES. . PEN­DANT DIX JOURS, SUR LE TA­PIS ROUGE, LORS S DES PRO­JEC­TIONS OU EN MARGE DU FES­TI­VAL, VAL, PLU­SIEURS SÉ­QUENCES FORTES ONT PIMENTÉ

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4 HOMMES ET 4 FEMMES AU­TOUR DE PE­DRO ALMODOVAR Jes­si­ca Chas­tain, Will Smith, Pao­lo Sor­ren­ti­no, Fan Bing­bing, Ma­ren Ade, Park Chan-Wook, Agnès Jaoui et Ga­briel Ya­red… trois ac­teurs, quatre réa­li­sa­teurs et un com­po­si­teur ont for­mé le ju­ry pour dis­cu­ter avec le ci­néaste es­pa­gnol des films en com­pé­ti­tion pour cette an­née qui marque le 70ème an­ni­ver­saire. La sélection of­fi­cielle était de 49 longs mé­trages (dont 18 films en com­pé­ti­tion), is­sus de 29 pays. On a comp­té 9 pre­miers films en sélection of­fi­cielle, et douze réa­li­sa­trices.

L’HOMMAGE DE MO­NI­CA BELLUCCI AUX FEMMES Mo­ni­ca Bellucci, en maî­tresse de cé­ré­mo­nie sen­suelle à sou­hait, a dres­sé un pa­ral­lèle entre Cannes, cette vieille dame de 70 ans, et les ac­trices trices de ci­né­ma: « Alors que la beau­té est liée à l’âme, on peut di­reire que Cannes, c’est comme une femme dont l’âge qui avan­cence ne peut faire que gran­dir la force créa­trice.» L’ac­trice a ci­té à titre d’exemple la plas­ti­cienne Louise ise Bour­geois qui a pro­duit ses plus belles elles oeuvres d’art à un âge mûr. La bel­lee ac­trice s’est éga­le­ment fé­li­ci­tée de la sélection des films por­tant la si­gna­ture ature de douze réa­li­sa­trices et de la pré­sen­ce­sence de Pe­dro Almodovar à la tête du ju­ry, ury, « un homme qui aime les femmes» » . Puis sur la scène avec Alex Lutz, après­près s’être adon­né à quelques pas de dan­seanse sur la chan­son Pien­sa en mi, le sexx­sym­bol ita­lien et l’hu­mo­riste fran­çai­sais se rap­prochent. L’ac­trice tient fer­me­ment­ment son par­te­naire par les che­veux, quii lui

lance un «Lâ­chez-moi, vous me faites mal» . «Laisse-toi al­ler» , lui ré­pond-elle avant de col­ler ses lèvres aux siennes, dans un ren­ver­se­ment évident des rôles mas­cu­lin et fé­mi­nin gé­né­ra­le­ment at­tri­bués par le ci­né­ma!

LES MI­GRANTS ET L’EN­FANCE MALTRAITÉE La com­pé­ti­tion of­fi­cielle et les sec­tions pa­ral­lèles au­ront été mar­quées par des thé­ma­tiques fortes. Au pre­mier rang des­quelles la ques­tion des mi­grants. Plu­sieurs films, mal­gré une ap­proche dif­fé­rente, ont évo­qué ce su­jet. En com­pé­ti­tion of­fi­cielle, on re­trouve La Lune de Ju­pi­ter ou en­core Hap­py End. Dans les autres sec­tions, Carne y Are­na, La Dou­leur de la Mer ou Sea Sor­row abor­daient éga­le­ment ce thème.

Les ci­néastes du monde en­tier n’ont pas mé­na­gé les en­fants! Né­gli­gence, maltraitance et pédophilie étaient au me­nu… Comme si les ga­mins étaient le re­flet de la fa­çon dont le monde actuel mal­mène l’être hu­main. Le pa­pa dans The Square (Palme d’Or) ne fait pas grand cas de ses fillettes et il est car­ré­ment im­monde avec un ga­min pu­ni par ses pa­rents parce qu’il l’a in­jus­te­ment ac­cu­sé de vol. La jeune hé­roïne de Hap­py End de Mi­chael Ha­neke est tel­le­ment igno­rée par sa fa­mille qu’elle fait de grosses bê­tises. Quand quel­qu’un se pré­oc­cupe en­fin d’elle (son grand-père Jean-Louis Trin­ti­gnant) ce n’est pas dés­in­té­res­sé. Quant au pe­tit gar­çon fu­gueur de Faute d’Amour d’An­drei Zvya­guint­sev, ses pa­rents se dis­putent tel­le­ment pour ne pas avoir sa garde après leur di­vorce qu’il fi­nit par dis­pa­raître. Les bam­bins de Co­lin Far­rell et Ni­cole Kid­man, couple de mé­de­cins de Mise à Mort du Cerf Sa­cré de Yor­gos Lan­thi­mos (prix du scé­na­rio), payent pour le crime de leur père. La ga­mine de You Were Ne­ver Real­ly Here de Lynne Ram­say (prix du scé­na­rio ex æquo), est la fa­vo­rite d’un ré­seau pé­do­phile. Alors que le fils de Diane Kru­ger pé­rit dans un at­ten­tat dans In the Shade de Fa­tih Akin parce qu’il est l’en­fant d’un couple turc-al­le­mand.

COUP DE COEUR POUR 120 BATTEMENTS PAR MI­NUTE 120 Battements par Mi­nute a bou­le­ver­sé la Croi­sette lors de sa pro­jec­tion. Ce film de Ro­bin Cam­pillo avec Adèle Hae­nel, sur les dé­buts de l’as­so­cia­tion Act Up-Pa­ris qui lutte contrere le Si­da, re­part de Cannes avec le Prix du Ju­ry! L’his­toire se dé­roule au dé­but but des an­nées 90. Alors que le si­da­da tue de­puis près de dix ans, les mi­li­tantsnts d’Act Up-Pa­ris mul­ti­plient les ac­tionsc­tions pour lut­ter contre l’in­dif­fé­rence gé­né­rale. Nou­veau ve­nu dans le groupe,upe, Na­than va être bou­le­ver­sé par la ra­di­ca­li­téa­di­ca­li­té de Sean qui consume ses der­nières forces dans l’ac­tion. Tout ce­lae­la est for­mi­da­ble­ment ra­con­té, avec un sa­vant équi­libre entre l’in­ti­meime et le po­li­tique, le «réa­lisme» et le di­dac­tique. 120 Bat­te­mentsts par Mi­nute est une chro­nique pré­cise et par­fois déses­pé­rée de la a lutte contre le temps et la mort qui rôde au­tour de jeunes gens dontt le seul tort est d’avoir aimé tro­prop fort et trop vite.

WILL SMITH ET PE­DRO ALMODOVAR EN DÉSAC­CORD Une op­po­si­tion clai­re­ment as­su­mée sur la ques­tion de la sor­tie en salles, ou non, des deux longs mé­trages es­tam­pillés Net­flix. «Ce se­rait un énorme pa­ra­doxe que la Palme d’Or ou un autre prix soit dé­cer­né à un film qui ne puisse pas être vu en salles» , es­time le réa­li­sa­teur es­pa­gnol lors de la confé­rence de presse du ju­ry, «Ce qui est dé­ter­mi­nant lors­qu’on voit un film pour la pre­mière fois, c’est la taille de l’écran: la taille ne de­vrait pas être plus pe­tite que la chaise sur la­quelle vous êtes as­sis» , pour­suit-il. In­ter­ro­gé lui aus­si à ce su­jet, Will Smith se montre plus nuan­cé en­vers la pla­te­forme américaine. «Net­flix n’em­pêche pas des jeunes d’al­ler voir des films en salle. Il y a des films qu’ils pré­fèrent voir à la mai­son» , mar­tèle l’ac­teur américain ju­geant Net­flix «utile» pour que les plus jeunes dé­couvrent des longs mé­trages «qu’ils n’au­raient pas pu voir au­tre­ment» . Les deux films en lice pour la Palme d’Or sous la ban­nière du géant américain sont Okia du Sud-Co­réen Bong Joon-Ho et The Me­ve­ro­witz Sto­ries si­gné de l’Américain Noah Baum­bach.

MI­NUTE DE SI­LENCE EN SOU­TIEN À MAN­CHES­TER Pas un bruit, pas un mou­ve­ment sur les marches du pa­lais des Fes­ti­vals. Mar­di 23 mai, à la mi-jour­née, une mi­nute de si­lence est ob­ser­vée en hommage aux vic­times de l’at­ten­tat de Man­ches­ter. Aux cô­tés de Thier­ry Fré­maux, se te­naient Pierre Les­cure, pré­sident du Fes­ti­val, le maire de Cannes Da­vid Lis­nard, l’ac­trice fran­çaise Isabelle Hup­pert et l’équipe du Fes­ti­val. «Les vic­times de Man­ches­ter ne fai­saient pas autre chose que ce que nous fai­sons ici: être en­semble, jouir de la li­ber­té d’ai­mer et de par­ta­ger les pas­sions» , sou­ligne Thier­ry Fré­maux. «En­core une fois, notre mode de vie, la jeu­nesse, la fête, la cul­ture sont at­teints» , dé­clare pour sa part la nou­velle mi­nistre de la Cul­ture, Fran­çoise Nys­sen, lors de son pre­mier dé­pla­ce­ment of­fi­ciel.

AC­CI­DENTS… VES­TI­MEN­TAIRES! Cette an­née en­core, quelques sou­cis ves­ti­men­taires de stars étaient de la par­tie. Dès la pre­mière mon­tée des marches, Bel­la Ha­did a de nou­veau af­fi­ché ses des­sous à cause d’une robe ex­trê­me­ment fen­due. Le man­ne­quin n’a pas été la seule vic­time de ces te­nues

aux dé­coupes un peu trop hautes: Pe­tra Nem­co­va a elle aus­si eu un ac­ci­dent, et pas qu’une fois ! La belle Tchèque a dé­voi­lé par deux fois sa cu­lotte! Ri­han­na, Uma Thurman et Kourt­ney Kar­da­shian ont elles aus­si un peu trop mon­tré le bas! Pour ce qui est du haut, Mo­ni­ca Bellucci a ou­vert le bal dès la cé­ré­mo­nie d’ouverture avec une robe un peu trop trans­pa­rente qui dé­voi­lait lar­ge­ment sa poi­trine. Seule l’ac­trice mexi­caine Abi­gail Lo­pez a fait plus im­pres­sion­nant, en dé­bar­quant qua­si to­pless sur le tour­nage can­nois d’On n’est pas Cou­ché. Même si dans son cas, on se de­mande si c’était vrai­ment un ac­ci­dent…

LA ROBE PO­LÉ­MIQUE In­con­nue des spec­ta­teurs, elle au­rait pu pas­ser in­aper­çue. Mais Mi­ri Re­gev, la mi­nistre is­raé­lienne de la Cul­ture, pro­fite de son pas­sage sur le ta­pis rouge pour se faire re­mar­quer grâce à une robe longue in­so­lite créée par un sty­liste is­raé­lien re­pré­sen­tant Jé­ru­sa­lem-Est, le mur des La­men­ta­tions, et la mos­quée alA­q­sa. Dans un com­mu­ni­qué, la mi­nistre a dé­cla­ré vou­loir «ex­pri­me­rer la beau­té de Jé­ru­sa­lem, afin de cé­lé­bre­rer les 50 ans de sa li­bé­ra­tion et sa réuni­fi­ca­tion»ni­fi­ca­tion» . Sauf que, la no­tion de «li­bé­ra­tion»on» est toute re­la­tive au re­gard du droit in­ter­na­tio­nal, par­lant plu­tôt d’ «an­nexion» n» de Jé­ru­sa­lem-Est, à la suite de la guerre des Six jours, en 1967. Ain­si,si, l’au­to­ri­té is­raé­lienne sur tous les sec­teur­sec­teurs de la ville est loin d’être re­con­nuen­nue par la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale.nale. Des in­ter­nautes ont alors dé­tour­né ur­né l’image afin d’en­voyer un mes­sa­gee po­li­tique à la mi­nistre is­raé­lienne. Ain­si,, le pay­sage de Jé­ru­sa­lem a lais­sé pla­cece au mur de sé­pa­ra­tion construit en Cis­jor­da­nie sjor­da­nie par les Is­raé­liens. Ou en­core à une photo d’un bom­bar­de­ment de la bande de Ga­za par l’ar­mée is­raé­lienne.

24ème GA­LA DE L’AMFAR «CINEMA CONTRE SI­DA» Le ga­la de bien­fai­sance a ras­sem­blé jeu­di soir une my­riade de per­son­na­li­tés au pa­lace de l’Eden Roc auu Cap d’An­tibes. De­puis 1993, le ga­la de l’amfARmfAR a per­mis de re­cueillir plus de 174 mil­lions d’eu­ros. Par­mi les lots ex­cep­tion­nel­sels mis aux en­chères au pro­fit de la re­cherche, cherche, Da­vid Beck­ham a pro­po­sé un mat­chatch de foot­ball contre lui et ses amis réunis­nis en équipe

SA­RA SAMPAIO MPAIO À LA SOI­RÉE CHO­PARD EN ELIE SAAB.

LI­LY-ROSE DEPP EN CHA­NEL.

LE BAI­SER DE MO­NI­CA BELLUCCI (ROBE DIOR ET BI­JOUX CARTIER) À ALEX LUTZ LORS DE LA CÉ­RÉ­MO­NIE D’OUVERTURE. LUDIVINEVINE SAGNIER EN TO­TAL LOOK CHA­NEL.

CHARLIZERLIZE THE­RON AU DέNER DE L’AMFAR.

RO­BIN CAM­PILLO ET L’ÉQUIPE DU FILM 120 BATTEMENTS PAR MI­NUTE. ZUHAIR IZABEL GOULART EN EL L’AMFAR. MURAD AU DέNER DE

EMILYMILY RATAJKOWSKI EN COL­LIER BVLGARI. UMAA THURMAN, PRÉ­SI­DENTE RE­GARD, DU JU­RY UN CERTAINCER EN BI­JOUX BOU­CHE­RON.

ADÈLE EXAR­CHO­POU­LOS EN ROBE DE LA COL­LEC­TION VUIT­TON. CRUISE 2018 DE LOUIS

EN KRISTIN SCOTT THO­MAS DE GRI­SO­GO­NO. SCHIA­PA­REL­LI ET BI­JOUX

WILL SMITH AVEC JES­SI­CA CHAS­TAIN EN ZUHAIR MURAD.

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