EX­POS

VINGT ANS APRÈS SA DIS­PA­RI­TION, LA­DY DI RESTE UNE ICÔNE DU STYLE. ET POUR­TANT, LORSQUE LE MONDE DÉ­COUVRE DIA­NA SPEN­CER À PEINE ÂGÉE DE 20 ANS AU BRAS DU PRINCE CHARLES, ELLE NE COR­RES­POND PAS TOUT À FAIT À L’IDÉE QUE L’ON SE FAIT D’UNE ICÔNE DE LA MODE… A

Femme Magazine - - FEMME - R.C.

Dia­na Vie d’or­dures

Il faut dire que la jeune aris­to­crate est ar­ri­vée dans une fa­mille royale où la cul­ture du look n’était pas spé­cia­le­ment dans le ve vent… Elle a donc com­men­cé par se lais­ser­la faire avant de prendre pe­tit à pe­tit des li­ber­tés dans ses te­nues ves­ti­men­taires.ve

AuA fur et à me­sure que La­dy Di prend ded l’as­su­rance, son look se mo­di­fie; el­leel n’hé­site pas à bous­cu­ler les codes ves­ti­men­tai­resves de la Cour jus­qu’à oser se mon mon­trer en mi­ni­jupe… Mais, à ce mo­ment là, el elle est dé­jà sé­pa­rée du Prince Charles.

Alors que les an­nées 80 font un re­tour re­ma re­mar­qué sur la pla­nète mode, une ex­po ex­po­si­tion est consa­crée au ves­tiaire de La­dy Dia­na au Pa­lais de Ken­sing­ton à Lond Londres. Un pa­lais qui fut la ré­si­dence de la Prin­cesse jus­qu’à sa mort tra­gique dans un ac­ci­dent de voi­ture sous le Pont de l’A l’Alma à Pa­ris le 31 août 1997 alors qu’e qu’elle n’avait que 36 ans… qua­si­ment le m même âge au­quel ont dis­pa­ru deux autre autres femmes my­thiques, Ma­ri­lyn Mon Mon­roe et Marie An­toi­nette. Avec cette ex­po­si­tion in­ti­tu­lée «Dia­na: her f fa­shion sto­ry» qui re­trace sa vie à trave tra­vers la mode, La­dy Di est en quelque sorte re­tour­née chez elle!

L’ÉVO L’ÉVO­LU­TION D’UN STYLE Quan Quand la prin­cesse pré­fé­rée des Anglais dé­co dé­couvre la re­la­tion qu’en­tre­te­nait en­core

son époux avec son an­cienne maî­tresse Ca­mil­la, sa dé­tresse émo­tion­nelle la pousse à se for­ger une image. Certes celle d’une fi­gure em­blé­ma­tique de la cha­ri­té, mais sur­tout l’image d’un coeur écor­ché en quête du vé­ri­table amour. La­dy Di s’af­fine, se dé­leste des accessoires su­per­flus; son por­trait le plus my­thique est ce­lui dans le­quel sa blon­deur est su­bli­mée par un simple pull noir près du corps. Dia­na a trou­vé son style.

LA MODE, INS­TRU­MENT DI­PLO­MA­TIQUE Après la pé­riode fleur bleue du dé­but de sa re­la­tion et son ma­riage avec Charles, La­dy Di change de cap. Elle réa­lise qu’elle était de­ve­nue l’une des femmes les plus pho­to­gra­phiées au monde. Son vê­te­ment pou­vait donc être un vec­teur de com­mu­ni­ca­tion pour faire pas­ser des mes­sages. Cons­ciente que le monde en­tier scrute ses te­nues ves­ti­men­taires lors des in­nom­brables évé­ne­ments de cha­ri­té aux­quels elle as­siste, la Prin­cesse en pro­fite pour jus­te­ment at­ti­rer l’at­ten­tion sur ces oeuvres de cha­ri­té. Non seule­ment choi­sit-elle des te­nues qui «parlent», mais éga­le­ment des créa­teurs bien pré­cis, no­tam­ment bri­tan­niques. Ce­la pa­raît tel­le­ment évident au­jourd’hui quand on songe à Michelle Oba­ma ha­billée en Ve­ra Wang ou Car­la Bru­ni-Sar­ko­zy en Dior. Mais dans les an­nées 80, Dia­na, am­bas­sa­drice de la mode bri­tan­nique, était pré­cur­seur dans ce do­maine. Par­mi ses créa­teurs pré­fé­rés, Ca­the­rine Wal­ker. La sty­liste l’a ac­com­pa­gnée toute sa vie et lui a des­si­né plus d’un mil­lier de te­nues, la der­nière étant la robe noire dans la­quelle la Prin­cesse a été in­hu­mée.

Par­mi les in­nom­brables robes créées pour La­dy Di par la de­si­gner, la plus em­blé­ma­tique reste la robe « El­vis » que la Prin­cesse a por­tée pour la pre­mière fois lors de la cé­ré­mo­nie du «Bri­tish Fa­shion Award» en 1989. Cette robe bus­tier et son bo­lé­ro as­sor­ti dont le col mon­tant évoque ceux du King El­vis est en­tiè­re­ment bro­dée de perles. Elle avait été ven­due par la Prin­cesse au grand coeur au bé­né­fice d’une oeuvre de cha­ri­té pour la re­cherche contre le Si­da en 1997. Le pro­prié­taire actuel de la robe l’a prê­tée afin qu’elle soit ex­po­sée à Ken­sing­ton Pa­lace.

Autre mo­ment fort de l’ex­po­si­tion est la pré­sence de la sen­suelle robe four­reau dra­pée bleu ma­rine qu’ar­bo­rait La­dy Di lors de sa vi­site of­fi­cielle aux États-Unis. Pour l’oc­ca­sion, Ro­nald et Nan­cy Rea­gan avaient in­vi­té des cé­lé­bri­tés à la soi­rée de Ga­la. C’est dans cet écrin en ve­lours bleu nuit aux épaules dé­nu­dées, si­gné Vic­tor Edel­stein, que La­dy Di a dan­sé avec John Travolta au rythme dis­co de «You should be dan­cing», un des tubes de Sa­tur­day Night Fe­ver. La robe sur­nom­mée tout na­tu­rel­le­ment « Travolta » a été ven­due aux en­chères il y a tout juste trois ans à 297 000 eu­ros! Sur la robe de soie que La­dy Di por­tait en pri­vé au Pa­lais de Bu­ckin­gham on dé­couvre avec émo­tion les mi­nus­cules em­preintes di­gi­tales lais­sées par les princes William et Har­ry en­fants…s…

DIA­NA S’ÉMAN­CIPE Dès l’an­nonce de sa sé­pa­ra­tion avec le Prin­cece Charles, La­dy Di sem­blee vou­loir tour­ner la page aus­si bien men­ta­le­mentt que phy­si­que­ment. Son al­lure se dé­lie, elle pa­raî­taît plus épa­nouie et le montre avec au­dace en ar­bo­rant une coupe de che­veux à la gar­çonne. C’est là qu’elle se tourne vers des créa­teurs plus flam­boyants à l’ins­tar de Ver­sace qui lui crée une robe aux bro­de­ries gra­phiques. En ce dé­but des an­nées 90 tout semble réus­sir à la «Prin­cesse du peuple» tel que l’a ap­pe­lée To­ny Blair. L’une des der­nières images que l’on a de la belle prin­cesse est celle où elle est as­sise au bord du plon­geoir du yacht de Do­di Al Fayed vê­tue d’un maillot une pièce bleu. C’était la veille de son ar­ri­vée à Pa­ris où elle al­lait dis­pa­raître dans un tra­gique ac­ci­dent de voi­ture. Une mort tra­gique qui la fait en­trer dans la lé­gende.

ROBE EL­VIS DE CA­THE­RINE WAL­KER.

La robe sur­nom­mée ven­due «Travolta» a été aux en­chères à 297 000 eu­ros!

ROBE TRAVOLTA DE VIC­TOR EDEL­STEIN.

ROBE VER­SACE.

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