MA­RYA KA­ZOUN SE POSE À VENISE

SON INS­TAL­LA­TION INTITULÉE INNER LANDSCAPE A ÉTÉ PRÉSENTÉE À LA made in… ART GALLERY À VENISE ENTRE LE 1er ET LE 24 SEP­TEMBRE, AVEC LA COL­LA­BO­RA­TION DE ANDREA BUSETTO ET ENAS ELKORASHY COMME CURATRICE.

Femme Magazine - - EXPOSITION -

Ma­rya Ka­zoun au­ra réus­si, au fil des ans, à don­ner corps à ses ques­tion­ne­ments exis­ten­tiels en jon­glant avec les tis­sus, les rem­bour­rages, les fils, les câbles et les jeux de lu­mière.

Élec­tron libre, pro­duit d’un mix de cultures, l’ar­tiste li­ba­no-ca­na­do-ita­lienne Ma­rya Ka­zoun cherche in­las­sa­ble­ment de­puis ses tous dé­buts à ex­plo­rer les ori­gines de la vie en s’aven­tu­rant dans les dé­dales de l’âme hu­maine, ten­tant de re­pro­duire en 3 D ses propres in­ter­ro­ga­tions sur le po­si­tion­ne­ment de l’être dans le temps et dans l’es­pace. Inner Landscape est une ré­flexion sur la psy­ché. La re­pré­sen­ta­tion d’un état dans le­quel «l’obs­cur» s’ex­prime à tra­vers la flui­di­té et la li­ber­té du mo­ment pré­sent. «Le pré­sent ne s’ar­rête ja­mais, il avance tou­jours en nous dé­li­vrant des ré­ponses de fa­çon in­di­recte» , ex­plique-t-elle. Ma­rya gran­dit entre Bey­routh, la Suisse et Mon­tréal, ses pa­rents ayant fui la guerre en 1984. De re­tour au Li­ban, elle ob­tient un di­plôme en Ar­chi­tec­ture d’in­té­rieur et Fine Arts de la LAU. 2001, elle s’en­vole pour New York pour com­plé­ter un mas­ter en Fine Arts à la School of Vi­sual Arts, avant de s’ins­tal­ler en Ita­lie.

Sa vi­sion ar­tis­tique à mul­tiples fa­cettes, for­gée par une ré­flexion poin­tue, par les ex­pé­riences et les mul­tiples pé­ré­gri­na­tions, choque, pro­voque et in­ter­pelle un pu­blic souvent dé­bous­so­lé, au pre­mier abord, par la mise en scène des fils et des nuages noirs sus­pen­dus telle une toile d’arai­gnée, qui sont si chers à celle qui veut al­ler vers le vi­si­teur pour l’ame­ner à sor­tir de sa zone de confort et à s’in­ter­ro­ger sur la condi­tion hu­maine.

Il ne fait pas de doute que Ma­rya reste mal­gré tout bien en­ra­ci­née dans la terre-mère. Elle y puise cette touche poé­tique éla­bo­rée à par­tir d’images et de ré­fé­rences col­lec­tives sur­gies du fond de l’in­cons­cient. Con­crè­te­ment, pour com­po­ser et ani­mer son concept, elle a re­cours à des matériaux mo­destes is­sus de la ba­na­li­té du quo­ti­dien aux­quels, par une sorte d’al­chi­mie, elle in­suffle une vie nou­velle leur confé­rant une sur­pre­nante no­blesse née d’une ap­proche ar­tis­tique et men­tale qui lui est propre.

Ma­rya Ka­zoun a par­ti­ci­pé à la 51ème Bien­nale de Venise (2005), avec un so­lo show in­ti­tu­lé Per­so­nal Li­ving Space, elle a ex­po­sé au Pu­sh­kin State Mu­seum of Fine Arts (2006), au Mu­seum of Mo­dern art de Kla­gen­furt (2006), à la Bien­nale de Shar­jah (2007), au Fo­rum Éco­no­mique Mon­dial à Da­vos (2008) et à la 53ème Bien­nale de Venise (2009) Elle a éga­le­ment re­pré­sen­té la la Ci­té De Venise à la 55ème Bien­nale (2013).

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