PARLONS MU­SIQUE, CI­NÉ­MA, SPORT, DÉTENTE…

Femme Magazine - - RENCONTRE -

Le jeu est certes sa pas­sion, mais Rita Hayek ne cesse de cro­quer la vie, sous toutes ses formes. Ses centres d’in­té­rêt sont nom­breux. Il y a la mu­sique d’abord. Le jazz qui «cor­res­pond à (sa) per­son­na­li­té» . Mais aus­si, et «on ne s’y at­tend pas» , dit-elle, es­piègle, la mu­sique clas­sique, l’opé­ra. «C’est mon re­mède.» Bach pour le sou­rire qu’il fait naître, Mo­zart, Cho­pin, Strauss évoquent la mé­lan­co­lie, la nos­tal­gie, le rêve. D’ailleurs, ce­la fait un an en­vi­ron qu’elle prend des le­çons de vio­lon. Le pre­mier mor­ceau qu’elle a joué: Bee­tho­ven, Ode à la joie. «Si peu de temps pour faire

tel­le­ment de choses» , elle ar­rive à trou­ver le temps de com­bler sa soif d’ap­prendre les langues. Au-de­là de l’arabe, du fran­çais, de l’an­glais, elle est dé­jà à la 2ème phase de l’ap­pren­tis­sage de l’es­pa­gnol. Et on dis­cute ci­né­ma, lit­té­ra­ture; le der­nier ro­man qu’elle a lu, en avion en ren­trant de Venise, c’est Chan­son douce de Lei­la Sli­ma­ni. Pour ses mo­ments de détente, elle lit donc, elle court, elle joue du vio­lon, elle s’éloigne de l’ef­fer­ves­cence de la ville vers le calme de la nature, l’es­ca­pade en mer. Dans les ex­trêmes, os­cil­lant entre le plein d’éner­gie et la tran­quilli­té ab­so­lue, elle est tou­jours dans la sé­ré­ni­té, parce qu’elle sait se re­trou­ver seule. «Les pas­sions cuisent et re­cuisent dans la so­li­tude, écri­vait Ba­che­lard. C’est en­fer­mé dans sa so­li­tude que l’être pré­pare ses ex­plo­sions ou ses ex­ploits.» Rita Hayek a grande en­vie de jouer dans un film d’ac­tion, dé­jan­té, à

la Ta­ran­ti­no. «Je res­sens cette ca­pa­ci­té en moi.» A-t-elle en­vie un jour de pas­ser à l’écri­ture? «Oui sû­re­ment. Je m’y pré­pare in­di­rec­te­ment. Je me dis que le temps vien­dra.»

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