BIEN-ÊTRE

LE TOP DES STA­TIONS THERMALES FRAN­ÇAISES

Femme Magazine - - CONTENTS - Ro­la Cus­son

Thermalisme gour­mand

FUT UN TEMPS OÙ “PRENDRE LES EAUX” ÉTAIT UNE ROU­TINE SAI­SON­NIÈRE POUR LA HAUTE SO­CIÉ­TÉ QUI SE RE­TROU­VAIT DANS D’ÉLÉGANTES VILLES THERMALES OÙ L’EAU MAIS AUS­SI LE CHAM­PAGNE COULAIENT À FLOT. C’EST AIN­SI QUE L’IM­PÉ­RA­TRICE EU­GÉ­NIE A REN­DU CÉ­LÈBRES CER­TAINES STA­TIONS THERMALES. SI LES SPAS AU­JOURD’HUI PRO­POSENT UNE OFFRE INFINIE DE SOINS AXÉS SUR LA BEAU­TÉ ET LE BIEN-ÊTRE, RESTE QUE LES EAUX THERMALES N’ONT TOU­JOURS PAS D’ÉGAL QUAND IL S’AGIT DE TRAI­TER DES PA­THO­LO­GIES DE TOUTE SORTE.

Le seul hic est qu’au fil des an­nées l’image du thermalisme a per­du de son gla­mour, la clien­tèle pré­fé­rant sé­jour­ner dans un hô­tel do­té d’un spa de­si­gn plu­tôt que de voir dé­fi­ler à lon­gueur de jour­née des cu­ristes en pei­gnoir coif­fés d’une char­lotte… Et pour­tant, au­jourd’hui nombre de villes thermales se sont do­tées de belles in­fra­struc­tures qui per­mettent aux cu­ristes de prendre les eaux tout en pas­sant de belles va­cances al­liant le bien-être à la culture mais aus­si à une gastronomie raf­fi­née. Car qui dit cure, pense à la diète; grosse er­reur! Au­jourd’hui la cui­sine sa­vou­reuse, créa­tive et saine oc­cupe une place de choix dans le pro­ces­sus de cure ther­male. Femme Ma­ga­zine a sé­lec­tion­né quelques des­ti­na­tions où il fait bon s’adon­ner à un thermalisme gour­mand!

VI­CHY L’EAU À LA LOUPE

Si­tuée au coeur des Vosges, Vi­chy a vu naître ses pre­miers thermes à l’époque ro­maine il y a plus de 2000 ans. Ce n’est qu’au XIXème siècle, sous l’im­pul­sion de Na­po­léon III, que Vi­chy de­vient une des­ti­na­tion ther­male mon­dia­le­ment connue, do­tée de plu­sieurs sources mi­né­rales, riches en oli­go­élé­ments, toutes ap­par­te­nant à la fa­mille des eaux bi­car­bo­na­tées. L’eau jaillit de ces sources à des tem­pé­ra­tures com­prises entre 22°C et 75°C. La Com­pa­gnie de Vi­chy ex­ploite trois éta­blis­se­ments ther­maux re­liés par des cou­loirs où l’on peut cir­cu­ler en pei­gnoir. Les cures s’adressent aux per­sonnes souf­frant de troubles di­ges­tifs, de surpoids et de dia­bète ain­si que d’af­fec­tions rhu­ma­to­lo­giques.

Les pro­prié­tés thé­ra­peu­tiques de l’eau de Vi­chy di­mi­nuent ra­pi­de­ment à me­sure qu’elle vieillit; c’est la rai­son pour la­quelle les mé­de­cins pres­crivent de la boire dès qu’elle émerge de la source. D’ailleurs cette eau étant consi­dé­rée comme un mé­di­ca­ment ac­tif, elle ne doit pas être bue en grande quan­ti­té sans l’avis d’un mé­de­cin. S’agis­sant d’une uti­li­sa­tion sur la peau, Vi­chy a des ef­fets ré­gé­né­rants sur l’épi­derme. On re­trouve ces ef­fets dans les dif­fé­rents pro­duits cos­mé­tiques qui l’in­tègrent dans leur com­po­si­tion.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

La Mai­son De­co­ret offre aus­si bien le gîte que le cou­vert! Ain­si ceux qui pré­fèrent lo­ger dans l’in­ti­mi­té d’une mai­son bour­geoise plu­tôt que dans un vaste hô­tel in­ves­ti par les cu­ristes y trouvent leur compte. Car Mar­tine et Jacques De­co­ret ont amé­na­gé ce cha­let comme une élé­gante mai­son de fa­mille qui ac­cueille ses hôtes dans 5 chambres ayant cha­cune sa per­son­na­li­té. Cet éta­blis­se­ment qui fait par­tie de la fa­mille des Re­lais & Châ­teaux com­prend le seul res­tau­rant

étoi­lé Mi­che­lin de la ville. Une étoile qui brille de­puis 18 ans grâce au ta­lent de Jacques De­co­ret. Ce der­nier éla­bore une cui­sine ins­tinc­tive ba­sée sur les pro­duits du ter­roir qu’il su­blime en les fai­sant voya­ger, y ad­joi­gnant par­fois une algue du Ja­pon ou un agrume de Pro­vence… Ville d’eau oblige, le chef pro­pose des ac­cords Mets-Vins-Eaux; plus de 600 ré­fé­rences de vins se ma­rient à une quin­zaine d’eaux mi­né­rales d’Au­vergne plates et pé­tillantes.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS

Ves­tige de l’âge d’or de la ville, l’Opé­ra de Vi­chy est un joyau de l’Art Nou­veau. Construit en 1901 comme une ex­ten­sion du Ca­si­no bâ­ti par Na­po­léon III en 1865, cet élé­gant Opé­ra dont les tons jaunes et do­rés tranchent avec le sem­pi­ter­nel rouge pourpre des salles de spec­tacles sert éga­le­ment de Pa­lais des Con­grès. Ses somp­tueuses salles de ré­cep­tion ac­cueillent souvent des ma­riages.

BARBOTAN-LES-THERMES L’EAU À LA LOUPE

Il faut croire que les Ro­mains étaient de vé­ri­tables dé­ni­cheurs de sources thermales! Barbotan-les-Thermes a vu naître ses pre­miers thermes grâce à eux. Si­tuée en Mi­di-Py­ré­nées, la sta­tion ther­male se dis­tingue par ses eaux oli­go­mé­tal­liques, bi­car­bo­na­tées cal­ciques, si­li­ca­tées et ma­gné­siennes. En pratique, les boues ir­ri­guées par l’eau ther­male per­mettent de soi­gner les pro­blèmes en rhu­ma­to­lo­gie et phlé­bo­lo­gie. La Com­pa­gnie des Spas pro­pose des soins ci­blés se­lon les be­soins; chaque protocole com­prend un sa­vant mé­lange de coa­ching spor­tif, de mas­sages, de bains re­mi­né­ra­li­sants et hy­dro­mas­sants, de douches thermales et bien sûr une consul­ta­tion dié­té­tique. Le cu­riste peut choi­sir un pa­ckage qui va de 12 à 28 soins éche­lon­nés sur plu­sieurs jours.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

La Bas­tide, an­cienne char­treuse aux murs ocre a ac­cueilli dès le XVIIIème siècle des moines qui tra­vaillaient la vigne. Au XXème siècle, l’élé­gante bâ­tisse a été trans­for­mée en hô­tel lieu de vil­lé­gia­ture chic pour la belle so­cié­té. De­puis plus d’un de­mi-siècle, une même fa­mille a fait évo­luer les lieux pour en faire un ma­gni­fique éta­blis­se­ment membre des Re­lais & Châ­teaux ni­ché dans un cadre bu­co­lique qui in­cite à la dé­tente. Le res­tau­rant qui s’ouvre sur la ter­rasse pro­pose une cui­sine gas­tro­no­mique et lé­gère. Celle-ci est pen­sée de ma­nière à al­lier le plai­sir du pa­lais avec les bien­faits pour la san­té. Herbes aro­ma­tiques, épices douces, agrumes… Des pro­duits du ter­roir du Sud-Ouest dignes du French Pa­ra­dox; ce pa­ra­doxe qui fait que l’on peut man­ger du foie gras et des pommes de terre sau­tées à la graisse de ca­nard sans faire bon­dir son taux de cho­les­té­rol, tout sim­ple­ment parce que ce sont de bons gras et que les pro­duits sont d’ex­cel­lente qua­li­té. Éla­bo­rées sous la hou­lette du chef tri­ple­ment étoi­lé Mi­chel Gué­rard, les quelque 200 recettes dié­té­tiques res­tent ré­so­lu­ment gour­mandes fai­sant la part belle aux fruits et lé­gumes gor­gés de vi­ta­mines et d’an­ti­oxy­dants.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS

Ou plu­tôt, que boire dans les en­vi­rons! Pour les ama­teurs de vins il faut ab­so­lu­ment dé­cou­vrir quelques-uns des plus beaux do­maines d’Ar­ma­gnac. Des do­maines dont la plu­part sont en­core te­nus par les mêmes fa­milles à l’ins­tar du Châ­teau de San­de­ma­gnan dont les vignes sont si­tuées sur les co­teaux de Barbotan. On peut y goû­ter no­tam­ment la fa­meuse eau-de-vie dis­til­lée se­lon une tra­di­tion an­ces­trale dans un grand alam­bic de cuivre. Cette eau de vie bap­ti­sée «fo­lie blanche» vieillit pen­dant des dé­cen­nies en bar­riques de chêne avant de se muer en un élixir am­bré. La vi­rée d’oe­no­tou­risme vous mè­ne­ra éga­le­ment dans d’autres do­maines tout aus­si in­té­res­sants à l’ins­tar du Châ­teau de Lau­bade ou du Châ­teau de Ma­ni­ban entre autres.

AIX-LES-BAINS L’EAU À LA LOUPE

Celle que l’on ap­pelle «la Ri­vie­ra des Alpes» est si­tuée au bord du lac du Bour­get en Sa­voie. Un pa­no­ra­ma à cou­per le souffle où les mon­tagnes tombent à pic dans le plus grand lac na­tu­rel de France. Pion­nier dans le do­maine des soins ther­maux grâce à ses sources chaudes, Aix-les-Bains est do­té de deux thermes prin­ci­paux: les Thermes Che­val­ley dont l’eau sul­fu­rée, cal­cique, riche en oli­go­élé­ments, per­met le trai­te­ment des af­fec­tions rhu­ma­tis­males. Quant aux Thermes de Mar­lioz, ils com­prennent des pro­prié­tés an­ti-in­fec­tieuses, an­ti­toxiques, an­ti­al­ler­giques et an­ti­oxy­dantes. L’eau est uti­li­sée éga­le­ment pour le trai­te­ment des voies res­pi­ra­toires et des mu­queuses buc­cales.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

Le Châ­teau Bour­deau n’offre que 7 chambres, toutes conçues comme des uni­vers uniques in­ci­tant au voyage. Lors de son pas­sage au châ­teau, la Reine Vic­to­ria, im­pres­sion­née par la beau­té du lieu, a dé­di­ca­cé une photo que l’on peut en­core voir dans la bi­blio­thèque. De­puis la ter­rasse du Châ­teau Bour­deau, le pa­no­ra­ma est ce­lui d’une carte pos­tale avec les vi­gnobles et le lac au pre­mier plan et les neiges éter­nelles sur les cimes des Alpes au fond. Le Res­tau­rant Ageo­ca est la pé­pite gas­tro­no­mique d’Aix-les-Bains. À sa tête An­toine Ce­voz-Ma­my, un tout jeune chef em­pli de ta­lent. Après avoir tra­vaillé au­près de grands chefs étoi­lés à l’ins­tar de Yoann Conte, An­toine Ce­voz-Ma­my a re­joint l’éta­blis­se­ment fa­mi­lial à la dis­pa­ri­tion pré­ma­tu­rée de son père. Se­con­dé par sa mère Ca­the­rine et sa soeur Roxane, le jeune pro­dige de 28 ans fait des mer­veilles dans un res­tau­rant où la mo­der­ni­té de ses créa­tions cu­li­naires dé­tonnent avec le cadre his­to­rique de l’Hô­tel Sa­voy où la Reine Vic­to­ria avait ses ha­bi­tudes. Une cui­sine in­ven­tive où le jeune chef pro­dige re­vi­site les clas­siques de la cui­sine de ter­roir avec ai­sance.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS

Les ac­ti­vi­tés nau­tiques sont à l’hon­neur: paddle, planche à voile, canoë-kayak, aviron, plon­gée, ski nau­tique… ou sim­ple­ment s’adon­ner à la bai­gnade. Aix-les-Bains offre un riche pa­tri­moine cultu­rel. Le Mu­sée Faure si­tué au coeur de la ville ras­semble la deuxième plus vaste col­lec­tion d’oeuvres de Ro­din de France. Le Ca­si­no Grand Cercle avec ses ma­gni­fiques mo­saïques et vi­traux Art Nou­veau ac­cueille en son sein un ma­gni­fique théâtre à l’ita­lienne da­tant de 1899. En­fin, on peut par­tir à la dé­cou­verte des vieilles pierres à l’ins­tar de l’Ab­baye de Hau­te­combe si­tuée sur la rive oc­ci­den­tale du lac et construite en 1125.

AVÈNE L’EAU À LA LOUPE

La source ther­male a été dé­cou­verte par un sei­gneur au XVIIIème siècle. Une dé­cou­verte for­tuite due à un che­val qui, at­teint de la gale, est écar­té du chep­tel par le sei­gneur de la ré­gion afin d’évi­ter la conta­gion. Quelle ne fut sa sur­prise lors­qu’il dé­couvre qu’au bout de quelque temps, le che­val ma­lade s’étant rou­lé dans la boue ir­ri­guée par l’eau de la source ap­pe­lée à l’époque Sainte-Odile, re­couvre un pe­lage sain et lui­sant. Au XIXème siècle, les ver­tus der­ma­to­lo­giques de l’eau ther­male d’Avène sont tel­le­ment cé­lèbres que des bou­teilles de cette eau sont en­voyés aux États-Unis pour soi­gner les vic­times du ter­rible in­cen­die de Chi­ca­go en 1871. Mais, quelques an­nées plus tard, la source tombe dans l’ou­bli jus­qu’à sa re­nais­sance grâce à un homme vi­sion­naire, Pierre Fabre, fon­da­teur d’un des plus grands groupes phar­ma­ceu­tiques fran­çais. Avène de­vient la des­ti­na­tion pri­vi­lé­giée pour les per­sonnes souf­frant de di­verses af­fec­tions der­ma­to­lo­giques. Un centre ther­mal à la pointe de la mo­der­ni­té voit le jour au­quel est ac­co­lé un hô­tel.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

L’Hô­tel Avène est comme un élé­gant vais­seau spa­tial po­sé en pleine na­ture. L’épure de cette bâ­tisse fu­tu­riste est si­gnée Ro­ger Tailli­bert, le gé­nial ar­chi­tecte du Parc des Princes et du stade olym­pique

de Mon­tréal. Si le centre ther­mal et l’hô­tel at­te­nant nichent tous deux au coeur de ce parc na­tu­rel pré­ser­vé où la vé­gé­ta­tion luxu­riante est om­ni­pré­sente, reste que les deux en­ti­tés sont tout à fait in­dé­pen­dantes per­met­tant ain­si aux non cu­ristes de se sen­tir dans un cadre dé­dié non seule­ment au bien-être mais éga­le­ment aux loi­sirs. La table de l’hô­tel pro­pose des me­nus ba­sés sur des pro­duits de sai­son et du ter­roir. Les recettes al­lé­gées res­tent gour­mandes et créa­tives. Par­tant du prin­cipe qu’un hôte pour­rait res­ter sur place plu­sieurs se­maines, le chef s’at­tèle à ne ja­mais faire le même plat pen­dant au moins trois se­maines. Par­mi les créa­tions cu­li­naires no­tons la dé­li­ca­tesse du velouté d’as­perges blanches, condi­ment d’écre­visses et es­pu­ma de mo­rilles, les ir­ré­sis­tibles gou­jon­nettes de SaintPierre, la dou­ceur de l’aman­dine à la rhu­barbe, sor­bet ver­veine et me­ringue aux agrumes… Le chef dé­borde d’ima­gi­na­tion pour pro­po­ser des plats de haute vol­tige et d’une ex­trême lé­gè­re­té.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS

Quand on choi­sit Avène, on choi­sit une re­traite calme en pleine na­ture. On écoute le si­lence in­ter­rom­pu par le bruis­se­ment des feuilles d’arbres et le chant des oi­seaux. Blot­ti dans la haute Val­lée de L’Orb, le vil­lage d’Avène est ac­ces­sible à pied de­puis la sta­tion ther­male par un char­mant che­min cham­pêtre. Les spor­tifs pour­ront ex­plo­rer les en­vi­rons en vé­lo à tra­vers les mul­tiples cir­cuits amé­na­gés pour les V.T.T. mais aus­si les sen­tiers de randonnée pé­destre. Pour les moins spor­tifs, des vé­los élec­triques pro­po­sés à la lo­ca­tion per­mettent d’ex­plo­rer les alen­tours sans se fa­ti­guer; les Gorges d’Hé­ric et de Co­lom­bières-sur-Orb, le vil­lage d’Olargues clas­sé par­mi les «plus beaux vil­lages de France», les Monts d’Orb…

EVIAN L’EAU À LA LOUPE

Les ver­tus de l’eau d’Evian ® n’ont été dé­cou­vertes qu’en 1789. Une dé­cou­verte que l’on doit au Comte de Lai­zer qui était éga­le­ment un homme de science. C’est à la Belle Époque, lorsque «prendre les eaux» de­vient un plai­sir en vogue pour l’aris­to­cra­tie et la bour­geoi­sie eu­ro­péenne que la sta­tion ther­male d’Evian ® connaît son pre­mier es­sor. Il faut dire que son em­pla­ce­ment au bord du ma­gni­fique Lac Lé­man et son eau fai­ble­ment mi­né­ra­li­sée sont des atouts pré­cieux. Une eau qui che­mine pen­dant 15 ans à tra­vers les en­trailles d’ar­gile de la mon­tagne avant de jaillir à la source! Pauvre en so­dium et de pH neutre, l’eau mi­né­rale na­tu­relle d’Evian ® est exempte de toute pol­lu­tion. Elle est re­com­man­dée en cure pour soi­gner les troubles os­téoar­ti­cu­laires, les af­fec­tions des ap­pa­reils di­ges­tifs et uri­naires, les rhu­ma­tismes et les ma­la­dies mé­ta­bo­liques.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

Pour ceux qui fuient le gi­gan­tisme de cer­tains éta­blis­se­ments hô­te­liers et leur pré­fèrent l’in­ti­mi­té d’une re­traite de charme, l’Hô­tel de Ver­niaz offre une belle al­ter­na­tive. C’est l’un des plus an­ciens hô­tels de la ré­gion. Si­tué à dix mi­nutes à pied des Thermes d’Evian ® , cet éta­blis­se­ment in­dé­pen­dant et fa­mi­lial se dé­ploie sur un do­maine de deux hec­tares; outre le Grand Hô­tel da­tant des an­nées 20, une Clo­se­rie du XVIIIème siècle ac­cueille les hôtes dans un cadre bu­co­lique et 6 cha­lets tra­di­tion­nels consti­tuent une re­traite idéale pour les fa­milles. Au vu de l’at­mo­sphère se­reine et douillette, on a du mal à ima­gi­ner que c’est ici que se né­go­cièrent les ac­cords d’Evian qui ont mis fin à la guerre d’Al­gé­rie en 1962! Par contre on com­prend par­fai­te­ment pour­quoi l’Hô­tel de Ver­niaz était une des re­traites pré­fé­rées de cé­lé­bri­tés telles que Eli­za­beth Tay­lor, Char­lie Cha­plin, Jean Coc­teau, Jane Bir­kin et Serge Gains­bourg entre autres. Si l’Hô­tel de Ver­niaz offre une belle table gour­mande, on peut éga­le­ment dé­cou­vrir le res­tau­rant étoi­lé du chef Ra­phaël Vion­net à Tho­non-les-Bains à 10 km d’Evian. Une ex­pé­rience cu­li­naire rare ba­sée sur des pro­duits de proxi­mi­té. Il faut dire que le chef choi­sit ses pê­cheurs et four­nis­seurs dans son en­vi­ron­ne­ment im­mé­diat. Les plats gra­phiques du chef ri­va­lisent avec l’im­pres­sion­nante vue à 360° sur Tho­non-les-Bains et le Lac Lé­man. La carte qui change au gré des sai­sons et des ar­ri­vages de pro­duits, pro­pose des créa­tions cu­li­naires ex­quises: fi­lets de perche du Lac Lé­man confits comme des an­chois, l’agneau de Sis­te­ron ser­vi en deux temps…

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS

Les amou­reux de golf se­ront ser­vis avec le su­perbe par­cours 18 trous du golf d’Evian, l’un des plus an­ciens mais sur­tout des plus re­nom­més d’Eu­rope où se tient en sep­tembre l’Evian Cham­pion­ship qui ras­semble les 100 meilleures joueuses in­ter­na­tio­nales. Pour­quoi ne pas s’ini­tier à la pêche dans le Lac Lé­man? À moins de s’adon­ner à la randonnée pour dé­cou­vrir, à tra­vers les che­mins pé­destres, le pas­sé de la ville du Moyen-Âge à la Belle Époque.

EU­GÉ­NIE-LES-BAINS L’EAU À LA LOUPE

Si­tuée en Gas­cogne à en­vi­ron 50 km au sud de Barbotan, Eu­gé­nie-les-Bains doit son nom aux fré­quents sé­jours de l’Im­pé­ra­trice Eu­gé­nie qui y pre­nait les eaux sur le che­min de Biar­ritz où elle pas­sait l’été. Les eaux thermales de la sta­tion dé­jà connues des Ro­mains étaient éga­le­ment très ap­pré­ciées de Mon­taigne et du roi Hen­ri IV. Les deux sources prin­ci­pales bap­ti­sées Im­pé­ra­trice et Ch­ris­tine-Ma­rie ont une tem­pé­ra­ture na­tu­relle de 20°C à 38°C. La pre­mière est sul­fa­tée, bi­car­bo­na­tée so­dique alors que la se­conde est sul­fu­rée, sul­fa­tée so­dique, ma­gné­sienne et riche en planc­ton ther­mal. En pratique, ces eaux soignent les af­fec­tions rhu­ma­tis­males comme l’ar­throse ou les rhu­ma­tismes in­flam­ma­toires ch­ro­niques, mais aus­si les suites de chi­rur­gies or­tho­pé­diques et trau­ma­tiques. On y a éga­le­ment re­cours pour lut­ter contre la sur­charge pon­dé­rale et le dia­bète de type II ain­si que tout ce qui touche aux troubles de l’ap­pa­reil uri­naire (in­fec­tions uri­naires ré­ci­di­vantes ou ch­ro­niques).

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE

Il s’agit là d’une table tri­ple­ment étoi­lée! Le chef Mi­chel Gué­rard, père de la «Nou­velle Cui­sine» qui a fait fu­reur dans les an­nées 80, est tou­jours à la tête de la table des Prés d’Eu­gé­nie. C’est d’ailleurs là qu’il faut ab­so­lu­ment sé­jour­ner dans l’une des sept mai­sons de ce ma­gni­fique do­maine de huit hec­tares. Un do­maine tra­ver­sé d’une pe­tite rivière et où se dé­ploient jar­dins, po­ta­gers et prai­ries. Par­mi ces mai­sons, la Ferme Ther­male est dé­diée aux soins ther­maux. Cette an­cienne ferme da­tant du XVIIIème siècle ac­cueille en son sein 1 000 m2 d’ins­tal­la­tions, de ca­bines de soin et de sa­lons dé­diés à la dé­tente. Cô­té gastronomie, outre le fes­ti­val de sa­veurs d’une ex­trême créa­ti­vi­té que l’on peut dé­cou­vrir à la table étoi­lée, il ne faut pas pas­ser à cô­té de la Grande Cui­sine Min­ceur in­ven­tée il y a près de qua­rante ans par le chef Mi­chel Gué­rard. Une cui­sine qui ré­con­ci­lie les plai­sirs de la table et une ali­men­ta­tion lé­gère et équi­li­brée.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS Hon­nê­te­ment on n’a pas vrai­ment en­vie de bou­ger des Prés d’Eu­gé­nie tant le cadre est fée­rique et les ac­ti­vi­tés mul­tiples; pis­cine ex­té­rieure chauf­fée, cours de ten­nis, de fit­ness, de cui­sine, pro­me­nades à vé­lo… Mais pour ceux qui ont la bou­geotte, il faut sa­voir que l’on est à en­vi­ron une heure et de­mie de Lourdes, de Biar­ritz et de Bor­deaux. À seule­ment 30 mi­nutes de route on peut dé­cou­vrir le charme mé­dié­val de Mont-de-Mar­san et 15 km plus loin vi­si­ter l’église ab­ba­tiale de Saint-Se­ver et son ar­chi­tec­ture de style ro­man.

BIAR­RITZ

L’EAU À LA LOUPE Quoi de mieux que l’eau de mer pour se gri­ser d’iode et d’oli­go­élé­ments! Une eau qui en­ve­loppe les cu­ristes des bien­faits de l’éner­gie océane. Pour ce­la, di­rec­tion le centre de tha­las­so at­te­nant à l’hô­tel So­fi­tel Biar­ritz Le Miramar Thalassa Sea & Spa; 3 000 m2 en­tiè­re­ment voués au bien-être. Trois pa­villons ac­cueillent les cu­ristes dans un dé­cor où la no­blesse des ma­té­riaux n’a d’égal que la dis­cré­tion des pra­ti­ciens; mur d’eau on­du­lant le long d’un par­cours pa­ré de pierre cal­caire et ponc­tué de sculp­tures vé­gé­tales et de vasques en terre cuite. Le tout avec une ma­gni­fique vue sur l’océan. 14 ca­bines de soins, une ti­sa­ne­rie, un es­pace dé­tente et sur­tout une pa­no­plie de soins poin­tus dont des in­no­va­tions telles que la cryo­thé­ra­pie qui consiste à ex­po­ser le corps à un froid sec de -120°C pen­dant un court ins­tant; un pro­ces­sus qui per­met d’apai­ser les dou­leurs, d’amé­lio­rer la ré­cu­pé­ra­tion et d’ai­der à

lut­ter contre le stress. Autre nou­veau­té, le Cube O2+ qui com­bine plu­sieurs tech­niques d’oxy­gé­na­tion des cel­lules de la peau. Le Wa­ter­mass est un protocole amin­cis­sant et an­ti­cel­lu­lite qui as­so­cie l’ef­fi­ca­ci­té d’un mo­de­lage pal­per-rou­ler aux bien­faits de l’eau de mer chauf­fée.

GÎTE ET TABLE GOUR­MANDE Le So­fi­tel Biar­ritz Le Miramar Thalassa Sea & Spa est l’en­droit idéal pour vivre à fond l’ex­pé­rience de la tha­las­so à Biar­ritz. Une élé­gante bâ­tisse pied dans l’eau. Un bel­vé­dère à par­tir du­quel on peut pas­ser des heures à ad­mi­rer avec fas­ci­na­tion les vagues et les ma­rées. Une «in­fi­ni­ty pool» d’eau de mer chauf­fée qui sur­plombe l’océan. Cô­té sa­veurs, le chef Ro­bert Job re­vi­site la gastronomie du Pays Basque pour créer des recettes à la fois min­ceur et gour­mandes se­lon la même phi­lo­so­phie cu­li­naire du chef Pa­trick Jar­no au­teur de «De-light» aux édi­tions Ha­chette et spé­cia­liste de la gastronomie min­ceur de­puis trente ans. Proxi­mi­té de la mer oblige, le pois­son et les fruits de mer sont à l’hon­neur. Mais les car­ni­vores ne sont pas en reste avec des viandes de qua­li­té à la cuis­son juste et à l’as­sai­son­ne­ment light et sa­vou­reux.

QUE FAIRE DANS LES EN­VI­RONS C’est au XIXème siècle, sous l’im­pul­sion de l’im­pé­ra­trice Eu­gé­nie épouse de Na­po­léon III, que Biar­ritz de­vient le lieu de ren­dez-vous du go­tha mondial. Si au­jourd’hui Biar­ritz est le pa­ra­dis des sur­feurs, la ville ne manque pas d’at­traits que ce soit pour ses di­vers fes­ti­vals no­tam­ment de ci­né­ma mais éga­le­ment pour sa proxi­mi­té de la char­mante ville bal­néaire de Saint-Jeande-Luz. À ne pas man­quer, la vi­site de l’Église Sainte-Eu­gé­nie de Biar­ritz éri­gée dans un style néo­go­thique à la fin du XIXème siècle, ain­si que le mar­ché du vieux port où l’on peut dé­gus­ter les fruits de mer tout juste sor­tis des ba­teaux de pêche.

BARBOTAN-LES-THERMES.

EU­GÉ­NIE-LES-BAINS.

EVIAN.

SO­FI­TEL BIAR­RITZ LE MIRAMAR THALASSA.

AVÈNE.

VI­CHY.

EVIAN.

VI­CHY CÉLESTINS SPA HÔ­TEL.

L'OPÉ­RA DE VI­CHY.

ARC-EN-CIEL À AIX-LES-BAINS.

LE CHEF AN­TOINE CE­VOZ-MA­MY AU RES­TAU­RANT AGEO­CA.

DOUCHE GÉ­NÉ­RALE.

FON­TAINE.

L'EAU FAI­BLE­MENT MI­NÉ­RA­LI­SÉE EST UN ATOUT PRÉ­CIEUX.

FERME THER­MALE.

LA FERME AUX GRIVES.

SO­FI­TEL BIAR­RITZ LE MIRAMAR THALASSA.

L’ÉGLISE SAINTE-EU­GÉ­NIE.

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