FATEH BEKDACHE

FATEH BEKDACHE VICE-PRÉ­SIDENT ET DI­REC­TEUR GÉ­NÉ­RAL D’AROPE IN­SU­RANCE ET PRÉ­SIDENT DE LA COM­MIS­SION DE L’AS­SU­RANCE AU­TO OBLI­GA­TOIRE CY­BER­CRI­MI­NA­LI­TÉ: DE­MANDE D’AS­SU­RANCE AC­CRUE AU LI­BAN

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Les po­lices de la cy­ber­cri­mi­na­li­té à Arope

L’as­su­rance contre la cy­ber­cri­mi­na­li­té et le ter­ro­risme ont été au centre des dé­bats du Fo­rum an­nuel des ré­as­su­reurs, te­nu en sep­tembre à Mo­na­co. C’est ce que rap­porte Fateh Bekdache, vi­ce­pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral d’arope In­su­rance et pré­sident de la Com­mis­sion de l’as­su­rance au­to obli­ga­toire. Il s’agit de la cy­ber­cri­mi­na­li­té et des crimes in­for­ma­tiques, moins maî­tri­sés et connus par les as­su­reurs, les ré­as­su­reurs, les so­cié­tés et les par­ti­cu­liers.

La de­mande sur l’as­su­rance cy­ber­cri­mi­na­li­té est en pro­gres­sion conti­nue au Li­ban et Arope com­mer­cia­lise des po­lices dans ce sec­teur de­puis plu­sieurs an­nées. Au­jourd’hui, quels que soient la taille ou le sec­teur d’ac­ti­vi­tés des en­tre­prises, au­cune d’elles n’est à l’abri d’un pi­ra­tage in­for­ma­tique, d’un bug, d’un chan­tage, d’un ar­rêt su­bit du sys­tème in­for­ma­tique et d’une perte de don­nées. Les risques de la cy­ber­cri­mi­na­li­té sont d’au­tant im­por­tants qu’im­pré­vus, à cause de la com­plexi­té du do­maine. D’où un pro­ces­sus de per­fec­tion­ne­ment per­ma­nent des pro­duits d’as­su­rance contre la cy­ber­cri­mi­na­li­té, sou­ligne le nu­mé­ro deux de la fi­liale as­su­rance de la Blom Bank, qui in­siste, d’ailleurs, sur le fait que le deuxième poste de dé­penses des en­tre­prises après les sa­laires est ce­lui des in­ves­tis­se­ments dans le sys­tème in­for­ma­tique.

D’autre part, le fo­rum de Mo­na­co a dé­voi­lé un mar­ché de l’as­su­rance apa­thique, dans le cadre du­quel les ré­as­su­reurs ont pa­ru sous pres­sion et les as­su­reurs plus à l’aise dans la né­go­cia­tion du re­nou­vel­le­ment de leurs contrats. C’est que la pro­fi­ta­bi­li­té des com­pa­gnies de ré­as­su­rance est mise à l’épreuve, d’au­tant que la va­leur des primes de ré­as­su­rance stagne, alors que les op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ments se ré­duisent en rai­son de la baisse des bourses à l’in­ter­na­tio­nal et dans la ré­gion, ain­si que du re­cul des ni­veaux des taux d’in­té­rêt sur les dé­pôts ban­caires, de­ve­nus nuls dans cer­tains pays eu­ro­péens. M. Bekdache met l’ac­cent sur le mar­ché concur­ren­tiel, dans le cadre du­quel opèrent les ré­as­su­reurs de­ve­nus nom­breux, fai­sant re­mar­quer que les mul­ti­na­tio­nales sont dé­sor­mais en com­pé­ti­tion avec les ac­teurs tra­di­tion­nels arabes et d’autres mul­ti­na­tio­nales qui ont choi­si d’avoir pi­gnon dans la zone de DIFC à Du­baï. «La proxi­mi­té des mar­chés ci­blés joue en fa­veur des ré­as­su­reurs sur place», dit-il. Quant à l’in­fla­tion, il est nor­mal que ce fac­teur af­fecte tant les as­su­reurs que les ré­as­su­reurs. De plus, il faut ajou­ter, au Li­ban, le poids du taux de change dol­lar/eu­ro, qui pé­na­lise l’as­su­reur li­ba­nais, car, dans de nom­breux cas, il doit cal­cu­ler les in­dem­ni­tés des dom­mages su­bis par son client en eu­ros au taux de change du jour. En ré­ponse à une ques­tion, le di­rec­teur gé­né­ral d’arope n’ex­clut pas des opé­ra­tions de fu­sion-ac­qui­si­tion entre les ré­as­su­reurs à l’in­ter­na­tio­nal, tout en fai­sant re­mar­quer un cer­tain ap­pé­tit des com­pa­gnies de ré­as­su­rance à prendre des par­ti­ci­pa­tions au sein de so­cié­tés d’as­su­rance di­recte, voire, dans cer­tains cas, à se les ap­pro­prier en en­tier.

M. Bekdache qua­li­fie le mar­ché lo­cal de «lourd» et af­firme que de nou­veaux noms ap­pa­raissent dans les listes «des clients en dif­fi­cul­té». Un phé­no­mène qui a com­men­cé en 2015 et qui se pour­suit en 2016. Il se ré­fère au nombre

AU­CUNE EN­TRE­PRISE N’EST À L’ABRI D’UN PI­RA­TAGE IN­FOR­MA­TIQUE, D’UN BUG, D’UN CHAN­TAGE ET D’UNE PERTE DE DON­NÉES.

de chèques re­tour­nés si­gna­lés par la Banque du Li­ban (BDL).

En­fin, in­ter­ro­gé sur la cir­cu­laire de la Banque cen­trale qui exige, dé­sor­mais, que le de­man­deur de cré­dit d’une banque ne soit plus contraint d’adhé­rer à la com­pa­gnie d’as­su­rance fi­liale de la banque, mais d’avoir le choix entre cinq so­cié­tés, dont celle ap­par­te­nant à l’éta­blis­se­ment de cré­dit, le ma­na­ger d’arope consi­dère qu’il y a de la place pour tout le monde. Il sou­ligne les ef­forts conti­nus de sa com­pa­gnie d’as­su­rance pour le per­fec­tion­ne­ment de son ser­vice clien­tèle et de son iden­ti­té.

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