DOL­LY GHA­NEM

LE PRO­GRAMME QUE J'AIME OU RIEN

Le Mensuel Magazine - - Sommaire - PAR JOËLLE SEIF

Le pro­gramme que j’aime ou rien

Comme un cou­pe­ret, la dé­ci­sion de «re­mer­cier» Dol­ly Gha­nem pour ses ser­vices à la LBCI (Le­ba­nese Broad­cas­ting Cor­po­ra­tion) est tom­bée, dé­but sep­tembre, créant une onde de choc aus­si bien au­près de la prin­ci­pale in­té­res­sée que chez le pu­blic. Les mo­tifs ne sont pas convain­cants et laissent beau­coup d’amer­tume chez la jour­na­liste. Est-elle vic­time des dik­tats de la té­lé­vi­sion? «Ce n’est pas le phy­sique qui de­vrait comp­ter. L’im­por­tant, ce sont la pré­sence et le cha­risme. Il y a beau­coup de belles fi­gures sur le pe­tit écran, mais elles ne laissent au­cun im­pact». Paie-t-elle le prix d’une ven­geance di­ri­gée contre son ma­ri, Georges Gha­nem, qui a pré­pa­ré, pour une chaîne concur­rente (MTV), un do­cu­men­taire sur Ba­chir Ge­mayel? Ses pro­jets d’ave­nir? «Pour le mo­ment, je vais conti­nuer à don­ner des trai­nings de TV Pre­sen­ting au Me­dia Ins­ti­tute, re­le­vant de la Fon­da­tion May Chi­diac. Peut-être aus­si que j’aug­men­te­rais le nombre d’heures en rai­son du temps libre dont je dis­pose ac­tuel­le­ment». Pour celle qui avait tou­jours af­fir­mé qu’on ne la ver­ra ja­mais sur une autre chaîne que la LBCI, les pro­po­si­tions com­mencent à ar­ri­ver et on parle dé­jà de son pas­sage à la MTV. «J’ai été ap­pro­chée par la MTV, mais sans re­ce­voir une pro­po­si­tion concrète. Je ne fe­rai pas n’im­porte quoi pour res­ter à la té­lé­vi­sion; ce n’est pas mon but. Si ce n’est pas LE pro­gramme dont je se­rai to­ta­le­ment convain­cue et qui se­ra un cou­ron­ne­ment de car­rière, je n’en veux pas». Dol­ly Gha­nem ex­prime une vive re­con­nais­sance en­vers tous ceux qui lui ont ma­ni­fes­té leur com­pré­hen­sion et leur sup­port. «En li­sant les com­men­taires et les ré­ac­tions sur les ré­seaux so­ciaux, j’ai été très tou­chée. Les gens ont ex­pri­mé tout ce que je res­sen­tais».

Dol­ly Gha­nem re­vient sur ces longues an­nées à la té­lé­vi­sion et évoque ses in­ter­views po­li­tiques. «Ce pro­gramme m’a beau­coup don­né. Il m’a obli­gée à ap­pro­cher des dos­siers à plus d’un ni­veau: éco­no­mique, po­li­tique, so­cial. J’ai ap­pris de mes in­vi­tés. Ma lec­ture des évé­ne­ments est de­ve­nue dif­fé­rente grâce à eux». Avec sa spon­ta­néi­té cou­tu­mière, elle confie: «Je vais sen­tir un grand vide. J’ai connu ce sen­ti­ment une pre­mière fois, lorsque j’ai quit­té les JT. Ce­la me manque». Elle garde tou­jours la carte que lui a en­voyée Pierre Da­her, P.-D.G. de la LBC, au pre­mier an­ni­ver­saire de la chaîne. Il y avait ins­crit: «A la mi­li­tante Dol­ly Gha­nem». «Au­jourd’hui, je suis de­ve­nue pour lui un nombre de plus», conclut-elle avec amer­tume.

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