SAN­TÉ

Le Mensuel Magazine - - Sommaire - PAR NATASHA METNI

Quelle grippe cette sai­son?

En 2016, on peut en­core par­ler de dé­cès liés à la grippe. Mau­vaise prise en charge, né­gli­gence, dé­faut de pré­ven­tion… Quels sont les gestes à adop­ter cette an­née pour évi­ter d’at­tra­per la ma­la­die?

Sou­vent consi­dé­rée bé­nigne, la grippe, qui sur­vient chaque an­née, peut pré­sen­ter des com­pli­ca­tions graves, voire pro­vo­quer la mort de cer­taines per­sonnes à risque. Sous quels as­pects la grippe se pré­sente-t-elle cet au­tomne? Le Dr Jacques Mo­kh­bat, in­fec­tio­logue, cer­ti­fie que, pour le mo­ment, «au­cune in­di­ca­tion ne pré­cise s’il s’agi­ra de pan­dé­mie ou si la grippe se conten­te­ra de faire cir­cu­ler les mêmes vi­rus que ceux de l’an­née der­nière, les souches vi­rales pou­vant conti­nuer à mu­ter du­rant la to­ta­li­té de la sai­son au­tomne-hi­ver». «Les don­nées pro­ve­nant d’asie du Su­dest, où dé­bute chaque an­née la sai­son de la grippe, ne laissent pas craindre, du moins jus­qu’à pré­sent, des souches très vi­ru­lentes.

A prio­ri, les souches sont très proches de celles des an­nées pré­cé­dentes», as­sure, pour sa part, le Dr Ge­brael Sa­li­ba, in­fec­tio­logue. Se­lon lui, la grippe se pré­sente cette an­née, comme tous les ans, avec des symp­tômes sys­té­miques et des symp­tômes res­pi­ra­toires hauts: fièvre ou fé­bri­cule, cour­ba­tures, my­al­gies et ar­thral­gies.

LE VAC­CIN, UN MUST. Les deux in­fec­tio­logues dis­tinguent entre deux types de ma­lades: les per­sonnes à risque (per­sonnes âgées, im­mu­no­dé­pri­més, asth­ma­tiques ou bron­cho­pathes chro­niques, en­fants de moins de 5 ans et nour­ris­sons, femmes en­ceintes, per­sonnes at­teintes de ma­la­dies car­diaques ou res­pi­ra­toires, dia­bé­tiques, pa­tients can­cé­reux, etc.) et le reste de la po­pu­la­tion. Pour la pre­mière ca­té­go­rie, le vac­cin est stric­te­ment re­com­man­dé à double dose (en sep­tembre et en jan­vier), pour évi­ter une chute de l’oxy­gé­na­tion san­guine, une dé­faillance pul­mo­naire et car­diaque, voire le dé­cès de l’in­di­vi­du.

«Il est aus­si conseillé de pro­cé­der à la créa­tion d’une im­mu­ni­té de horde», ex­plique le Dr Mo­kh­bat. En d’autres termes, c’est tout l’en­tou­rage de la per­sonne à risque qui doit éga­le­ment se faire vac­ci­ner, dans le but de créer une bar­rière im­mu­ni­taire pour le ma­lade «fra­gile». Pour le reste de la po­pu­la­tion, le vac­cin est for­te­ment sug­gé­ré: si les souches vi­rales s’avèrent peu vi­ru­lentes, les risques pour les pa­tients, même en cas de prise en charge in­adap­tée ou re­tar­dée, res­tent li­mi­tés avec un ex­cellent pro­nos­tic.

Au cas où, au contraire, les souches montrent une vi­ru­lence éle­vée, une prise en charge in­ap­pro­priée risque d’en­traî­ner des com­pli­ca­tions sé­rieuses, tel le syn­drome de

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