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Le Mensuel Magazine - - Économie Décryptage -

Le mon­tage fi­nan­cier de Riad Salamé a per­mis d’at­ti­rer au Li­ban 10 mil­liards de dol­lars. Mais cette in­gé­nie­rie pour­rait avoir, à moyen terme, des consé­quences né­ga­tives, sur­tout si les blo­cages po­li­tiques se pour­suivent.

Que l’on ait com­pris ou pas l’in­gé­nie­rie du gou­ver­neur de la Banque du Li­ban (BDL), Riad Salamé, que l’on soit pour ou contre cette op­tion, en tout cas, les ban­quiers ne cra­che­raient pas dans la soupe». C’est du moins ce qu’un ban­quier émé­rite a confié à Ma­ga­zine, avouant, sans am­bages, que les éta­blis­se­ments de cré­dits ont fait de l’ar­gent. La der­nière in­gé­nie­rie de la Banque cen­trale se­rait un coup de maître dic­té par la pru­dence et la pré­voyance dans une conjonc­ture floue et flot­tante. Ce­pen­dant, tous les ac­teurs du monde de la fi­nance ne sont pas de cet avis. Les ex­perts d’une cer­taine école, qui ont tou­jours dé­non­cé l’éco­no­mie de rente en fa­veur d’une éco­no­mie de pro­duc­tion, condamnent «le tan­dem Bdl­banques com­mer­ciales», pour être de­ve­nues deux en­ti­tés in­sé­pa­rables, dont les de­ve­nirs s’en­tre­mêlent. En deux mots, ils ac­cusent la Banque cen­trale d’être un pour­voyeur de fonds de l’autre par­tie et de la sou­te­nir aux dé­pens de l’éco­no­mie na­tio­nale. Pour cette école, le rôle de la BDL se li­mite, sur base des textes, à la ges­tion de la sta­bi­li­té mo­né­taire et au contrôle de l’in­fla­tion. Des rôles clas­siques

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