ÉVOLUTIFS PER­FOR­MANTS ET SÉ­CU­RI­SÉS

Le Mensuel Magazine - - Économie Banque -

L’in­for­ma­ti­sa­tion consti­tue, sou­vent, le deuxième poste de dé­penses après ce­lui des sa­laires dans les banques li­ba­naises. L’in­for­ma­ti­cien a un rôle clé pour faire fonc­tion­ner les mil­lions de paie­ments ef­fec­tués chaque heure, le site de la banque en ligne et les nom­breux autres ser­vices.

Le sec­teur ban­caire li­ba­nais est de­man­deur des der­nières in­no­va­tions tech­no­lo­giques, en fonc­tion de ses ob­jec­tifs stra­té­giques ain­si que des évo­lu­tions ré­gle­men­taires, éma­nant prin­ci­pa­le­ment de la Banque cen­trale. Les ac­teurs du sec­teur se livrent une concur­rence ser­rée pour as­su­rer à leur clien­tèle des ser­vices et des pro­duits à la pointe de la tech­no­lo­gie, dans un mar­ché aux di­men­sions re­la­ti­ve­ment mo­destes. Cette contrainte in­duit une de­mande forte pour des sys­tèmes in­for­ma­tiques très évolutifs, per­for­mants et flexibles, ca­pables de sup­por­ter les nou­veaux pro­duits et ser­vices de plus en plus so­phis­ti­qués. D’où la ques­tion cru­ciale: tous les éta­blis­se­ments ont-ils les mêmes be­soins? Quels sont les cri­tères pour les ca­té­go­ri­ser (taille de la banque, his­to­rique in­for­ma­tique, etc.)?

Fon­da­men­ta­le­ment, tous les éta­blis­se­ments ban­caires doivent faire face aux mêmes de­mandes dans un seg­ment de mar­ché don­né. Les fonc­tions de base sont na­tu­rel­le­ment iden­tiques, mais la na­ture et la com­plexi­té des be­soins va­rient se­lon le type de l’éta­blis­se­ment. La taille est un cri­tère; une grande banque de dé­tail, ser­vant plu­sieurs cen­taines de mil­liers de clients, n’au­ra pas les mêmes be­soins, par exemple, qu’un éta­blis­se­ment spé­cia­li­sé dans la ges­tion de for­tunes, dont la clien­tèle ne pour­ra comp­ter que quelques mil­liers. Le cri­tère dé­ter­mi­nant reste néan­moins les mé­tiers de la banque et la di­ver­si­té des pro­duits et ser­vices of­ferts à la clien­tèle.

LE FAC­TEUR COÛT. Si la flexi­bi­li­té et la per­for­mance de­meurent les maîtres-mots dans l’in­for­ma­ti­sa­tion des banques, il n’en est pas moins pour le fac­teur des coûts. En ef­fet, les banques doivent conti­nuel­le­ment mo­di­fier leur bu­si­ness plan, en iden­ti­fiant les ten­dances du mar­ché, et se re­po­si­tion­ner sur des niches, alors que les édi­teurs de lo­gi­ciels sont conscients que, pour res­ter sur le mar­ché, il leur fau­dra fixer le coût to­tal de pos­ses­sion et de main­te­nance à un ni­veau rai­son­nable. La dif­fé­ren­cia­tion doit se faire sur la ca­pa­ci­té à an­ti­ci­per les nou­veaux be­soins des clients de la banque. Na­bil Kas­sar, di­rec­teur gé­né­ral à Fran­sa­bank, es­time les in­ves­tis­se­ments de l’éta­blis­se­ment dans l’in­for­ma­ti­sa­tion à un bud­get moyen an­nuel qui tourne au­tour de 10 mil­lions de dol­lars. Quant à An­toine La­wan­dos, di­rec­teur gé­né­ral ad­joint et di­rec­teur des sys­tèmes in­for­ma­tiques à Blom Bank, il dé­clare: «La banque

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