DU CONTRÔLE TECH­NIQUE À BEY­ROUTH

Le Mensuel Magazine - - Économie Bâtiment -

phase d’ap­pli­ca­tion du dé­cret no 7964, une large tranche du parc im­mo­bi­lier de­meure sans au­cun contrôle tech­nique, tels, à titre in­di­ca­tif, les bâ­ti­ments ré­si­den­tiels de moins de 20 mètres de hau­teur (soit un im­meuble com­po­sé de 6 étages) et les res­tau­rants d’une su­per­fi­cie in­fé­rieure à 350 m2. La ri­gueur de la mise en oeuvre du contrôle tech­nique dé­pend des mu­ni­ci­pa­li­tés, dans le cadre de leurs pré­ro­ga­tives ad­mi­nis­tra­tives ter­ri­to­riales, ain­si que de l’ordre des in­gé­nieurs. La pro­cé­dure est sui­vie dans le res­pect to­tal des ré­gle­men­ta­tions à Bey­routh, mais elle l’est moins dans les autres ré­gions (le Li­ban-nord, le Kes­rouan et le Metn). Quant au quo­ta en termes de mètres car­rés contrô­lés im­po­sé par les rè­gle­ments, il au­rait un seul as­pect po­si­tif, ce­lui de la ré­gu­la­tion des ta­rifs entre les six ac­teurs de contrôle tech­nique agréés. En ce qui concerne la res­pon­sa­bi­li­té du bu­reau de contrôle tech­nique de «la so­li­di­té d’élé­ments in­dis­so­ciables et com­po­santes de la construc­tion», ce­ci si­gni­fie que, lors du contrôle de la struc­ture du bâ­ti­ment (bé­ton et mé­tal), il y a éga­le­ment à sur­veiller tous les élé­ments qui ne sont pas dé­mon­tables sans leur des­truc­tion et qu’on ap­pelle la ma­çon­ne­rie, ajoute M. Marie.

LES B­TI­MENTS STRA­TÉ­GIQUES. Pour ce qui est des bâ­ti­ments exis­tants, seuls ceux consi­dé­rés stra­té­giques et vi­taux se­ront sou­mis au contrôle tech­nique de la pro­tec­tion et de la so­li­di­té sis­mique, telles les cen­trales élec­triques, les sta­tions de trai­te­ment et de pom­page de l’eau, les écoles d’une ca­pa­ci­té d’ac­cueil de plus de 700 élèves, etc. Sont éga­le­ment in­clus dans cette ca­té­go­rie cer­tains lo­caux an­ciens en fonc­tion du type d’oc­cu­pa­tion et de leur hau­teur. Néan­moins, pour le mo­ment, l’au­dit de cette ca­té­go­rie de bâ­ti­ments n’est pas en vi­gueur, puis­qu’il né­ces­site une dé­ci­sion du mi­nistre des Tra­vaux pu­blics. Aus­si se­rait-il bon que les agents de la mu­ni­ci­pa­li­té pro­cèdent, entre-temps, à un re­cen­se­ment des bâ­ti­ments vé­tustes et éta­blissent les prio­ri­tés d’in­ter­ven­tion. Quant aux tours, des normes de contrôle tech­nique spé­ci­fiques plus contrai­gnantes sont im­po­sées concer­nant les ef­fets sis­miques, les in­cen­dies, l’ex­tinc­tion d’in­cen­die, etc. Se­lon le code fran­çais, le bâ­ti­ment est consi­dé­ré une tour à par­tir de 50 mètres de hau­teur, alors que les Etats-unis im­posent la hau­teur de 23 mètres, ex­plique Ro­land Marie. Socotec, pré­sente en Jor­da­nie, en Egypte, aux Emi­rats arabes unis, à

SE­RONT SOU­MIS AU CONTRÔLE TECH­NIQUE DE LA PRO­TEC­TION ET DE LA STA­BI­LI­TÉ SIS­MIQUE LES B­TI­MENTS DITS STRA­TÉ­GIQUES ET VI­TAUX.

Bah­reïn, en Ara­bie saou­dite et au Qa­tar, a gra­duel­le­ment im­po­sé sa pré­sence en dé­mar­rant par des mis­sions d’as­sis­tance, sou­ligne M. Marie. Sa­chant que, dans ces pays à cul­ture an­glo­phone, le contrôle tech­nique est confié à la so­cié­té char­gée de l’éla­bo­ra­tion des études de construc­tion du bâ­ti­ment et non à une en­ti­té tierce, comme c’est le cas dans le cadre de la cul­ture fran­çaise. Au Li­ban, 5 des 6 so­cié­tés de contrôle tech­nique sont fran­çaises et une seule est belge. La fran­çaise Socotec a été, en 1928, à l’ori­gine de la créa­tion du mé­tier de contrô­leur tech­nique dans le monde. Elle avait pro­cé­dé à la sur­veillance tech­nique de la pre­mière tour éri­gée à Bey­routh, en 1970, la tour Murr.

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