UNE DÉ­CI­SION BÉ­NÉ­FIQUE POUR LA SÉ­CU­RI­TÉ PU­BLIQUE

ALEXANDRE RICHA DI­REC­TEUR GÉ­NÉ­RAL DE QUALICONSULT MOYEN-ORIENT

Le Mensuel Magazine - - Économie Bâtiment -

«De­puis la mise en oeuvre du dé­cret no 7964 re­la­tif à la Sé­cu­ri­té pu­blique des bâ­ti­ments, en dé­cembre 2012, nous avons re­mar­qué une nette amé­lio­ra­tion de la qua­li­té, aus­si bien dans les études que dans l’exé­cu­tion des pro­jets de bâ­ti­ments, dé­clare Alexandre Richa, di­rec­teur gé­né­ral de Qualiconsult Moyen-orient. Par consé­quent, avec l’en­trée en vi­gueur de la der­nière phase en dé­cembre 2016, ce dé­cret au­ra cou­vert la grande ma­jo­ri­té des bâ­ti­ments et le fait d’im­po­ser le contrôle tech­nique obli­ga­toire à toutes ces construc­tions est tout à fait bé­né­fique pour la sé­cu­ri­té pu­blique au Li­ban». Se­lon M. Richa, le dé­cret no 7964 est com­pa­rable à la loi no 78-12 du 4 jan­vier 1978, re­la­tive à la res­pon­sa­bi­li­té et à l’as­su­rance dans le do­maine de la construc­tion en France, dite «Loi Spi­net­ta». «A cet égard, pour­suit le di­rec­teur de Qualiconsult, per­met­tez-moi de rendre un hom­mage ap­puyé à Lut­fal­lah Hage et Elie Bsaibes, qui ont eu le mé­rite d’être der­rière cette lé­gis­la­tion, puis­qu’ils sont les vrais pré­cur­seurs et au­teurs de ce dé­cret qui a bou­le­ver­sé la donne dans l’acte de construire au Li­ban dans le bon sens du terme». Et M. Richa de pour­suivre: «Si les échos sur le ter­rain font état d’un cer­tain lais­ser-al­ler des au­to­ri­tés officielles com­pé­tentes à l’ex­té­rieur de la cir­cons­crip­tion de Bey­routh en charge de su­per­vi­ser le tra­vail des bu­reaux de contrôle tech­nique, on n’est pas sans sa­voir que le Li­ban est un pays cen­tra­li­sé et ja­co­bin, où toutes les me­sures ad­mi­nis­tra­tives sont plus ou moins bien ap­pli­quées au centre (donc dans la ca­pi­tale) et beau­coup moins aux confins du pays. Ce­ci est va­lable dans tous les do­maines. N’em­pêche que nous autres, à Qualiconsult Moyeno­rient, ap­pli­quons stric­te­ment la ré­gle­men­ta­tion en vi­gueur dans tous les re­coins du pays d’une fa­çon équi­table. C’est d’ailleurs la mis­sion qui nous a été confiée par l’etat li­ba­nais pour ap­pli­quer le dé­cret sur tout le ter­ri­toire».

Sur un autre plan, dans le dé­cret, il est sti­pu­lé clai­re­ment que les bâ­ti­ments exis­tants fe­ront l’ob­jet d’un contrôle tech­nique ul­té­rieur, dont la date n’a pas été pré­ci­sée, in­dique le consul­tant. Il s’agit no­tam­ment des bâ­ti­ments stra­té­giques pour la sur­vie du pays, tels que les hô­pi­taux, ca­sernes de pom­piers, sous-sta­tions élec­triques, ponts, etc. est plus vo­lon­taire que ré­gle­men­taire et, de ce fait, nous leur pro­po­sons des pres­ta­tions qui s’ap­pa­rentent au contrôle tech­nique, comme l’as­sis­tance tech­nique, la dé­marche Qua­li­té dans les pro­jets, le Va­lue En­gi­nee­ring, etc., sou­ligne M. Richa. Quant au nombre de bu­reaux de contrôle tech­nique agréés, je consi­dère qu’il est sur­di­men­sion­né pour un pays tel que le Li­ban, qui compte en­vi­ron 4 mil­lions de per­sonnes». A titre de com­pa­rai­son, en France, pays de ré­fé­rence en ma­tière de contrôle tech­nique, qui compte ac­tuel­le­ment 66 mil­lions d’ha­bi­tants, le nombre de bu­reaux de contrôle agréés ne dé­passe pas les doigts de deux mains.

ÉVI­TER LA MONOPOLISATION. Pour ce qui est du ba­rème de quo­ta bien pré­cis par in­gé­nieur en termes de mètres car­rés de construc­tion, il a pour unique ob­jec­tif d’évi­ter la monopolisation du mé­tier par une seule par­tie. Dans tous

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