PROMOTIONS MUL­TIPLES

Le Mensuel Magazine - - Économie Restauration -

Les res­tau­rants de la baie se trouvent contraints à mul­ti­plier leurs promotions, les «hap­py hours» en tête, pour at­ti­rer les clients.

est là toute l’an­née. «On ne peut plus s’en re­mettre aux tou­ristes, même s’ils dé­pensent plus, ajoute le ma­na­ger. Ce sont les Li­ba­nais qui sont là ré­gu­liè­re­ment».

DES SY­RIENS AI­SÉS. Même ob­jec­tif pour l’ita­lien Al For­no qui a pris la place du res­tau­rant Signor Sas­si (éga­le­ment de spé­cia­li­tés ita­liennes, mais de haut stan­ding). Le ti­cket moyen était de 80 dol­lars à l’époque de Signor Sas­si. «80% de nos clients sont des lo­caux, ex­plique le ma­na­ger d’al For­no. Nous sommes obli­gés de nous adap­ter avec des promotions ré­gu­lières et un ti­cket moyen à la por­tée du plus grand nombre».

Pour Amal Khou­ry, res­pon­sable de la com­mu­ni­ca­tion de Zai­tu­nay Bay, «la baie a tou­jours été une des­ti­na­tion ac­ces­sible à tous. Les res­tau­rants qui ont fer­mé ont mis la clé sous la porte, car leur concept ne fonc­tion­nait pas et non pas parce qu’ils étaient trop chers. Les Arabes du Golfe ont été rem­pla­cés par des Sy­riens ai­sés».

Joe Abrass, fon­da­teur de la chaîne de res­tau­rants Lei­la, vient d’ou­vrir une nou­velle branche à Zai­tu­nay Bay au mois d’oc­tobre. «Nous vou­lions nous ins­tal­ler ici de­puis l’ou­ver­ture, en 2011, ex­plique-t-il à Ma­ga­zine. Nous avions bien de­man­dé un em­pla­ce­ment à Zai­tu­nay Bay à cette époque, mais ce­la nous avait alors été re­fu­sé. Ils pré­fé­raient des res­tau­rants haut de gamme et des marques in­ter­na­tio­nales qu’on ne pour­rait re­trou­ver qu’ex­clu­si­ve­ment à Zai­tu­nay Bay, pour­suit l’en­tre­pre­neur. Les ti­ckets moyens étaient entre 40 et 50 dol­lars par per­sonne. Au­jourd’hui, il est pos­sible de manger à moins de 20 dol­lars dans les nou­veaux res­tau­rants».

Est-il vrai qu’au lan­ce­ment de Zai­tu­nay Bay, seuls des res­tau­rants ex­clu­sifs pou­vaient ou­vrir? Mme Khou­ry ré­pond: «Idéa­le­ment, c’est ce qu’il faut faire pour en­cou­ra­ger la créa­tion de nou­veaux concepts et in­jec­ter un cer­tain dy­na­misme et une offre va­riée dans le sec­teur de la res­tau­ra­tion, d’au­tant plus que Bei­rut Souks est à cinq mi­nutes de Zai­tu­nay Bay».

UN PAR­KING MOINS CHER. Joe Abrass a in­ves­ti plus d’un mil­lion de dol­lars pour l’ou­ver­ture de sa sixième branche sur la Ma­ri­na. Lui aus­si confirme un chan­ge­ment de ten­dance à Zai­tu­nay Bay, tou­jours par cette même né­ces­si­té de s’adap­ter au mar­ché et à la conjonc­ture éco­no­mique. «La po­pu­la­tion qui vient à Zai­tu­nay Bay au­jourd’hui est li­ba­naise et les Li­ba­nais aiment les marques qu’ils connaissent, car c’est un gage de confiance». L’homme d’af­faires a même pen­sé au par­king: «Nous avons pré­vu un sys­tème de va­let par­king moins cher que ce­lui de la Ma­ri­na».

Le par­king de la Ma­ri­na est au­jourd’hui ce qui reste de ce qui se vou­lait une des­ti­na­tion luxueuse, avec un ta­rif qui com­mence à 10 000 L.L. A la ques­tion de sa­voir com­ment rendre ce par­king en adé­qua­tion avec les moyens de la po­pu­la­tion li­ba­naise, Mme Khou­ry in­siste: «La baie est ac­ces­sible à tous, à pied comme en voi­ture. Le deck de la Ma­ri­na, ad­joint à Zai­tu­nay Bay, est une pro­me­nade pu­blique, tout comme les autres es­paces pu­blics de la ville de Bey­routh. Il y a des pos­si­bi­li­tés de par­king à des prix abor­dables tout au­tour de Zai­tu­nay Bay. Le par­king pu­blic, qui donne un ac­cès di­rect à la baie, n’est pas sous notre contrôle. Il fait par­tie de la conces­sion de la Ma­ri­na de Bey­routh».

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