DES FI­NANCES PU­BLIQUES

Le Mensuel Magazine - - Économie Temps Fort -

Le gou­ver­ne­ment de­vra faire en sorte de ré­duire le dé­fi­cit bud­gé­taire qui pour­rait bien at­teindre des ni­veaux in­quié­tants avec 9,5% du PIB. «En Eu­rope, ce dé­fi­cit ne doit pas dé­pas­ser les 3%», pré­cise Gha­zi Waz­ni. Ici, à ce grave dé­fi­cit s’ajoute, cette an­née, l’in­ver­se­ment d’un solde pri­maire ex­cé­den­taire (1% du PIB) qui, pour la pre­mière fois, va de­ve­nir dé­fi­ci­taire (-1% du PIB), se­lon le bud­get pré­sen­té par l’an­cien gou­ver­ne­ment. Consé­quence: les agences de no­ta­tion pour­raient dé­gra­der la note du gou­ver­ne­ment li­ba­nais et les banques ex­po­sées à la note sou­ve­raine pour­raient en pâ­tir. En 2017, l’en­det­te­ment du Li­ban de­vrait at­teindre les 80 mil­liards de dol­lars, contre 53,656 mil­liards de dol­lars en 2011.

«Au ni­veau de la po­li­tique bud­gé­taire, l’es­sen­tiel des ré­formes doit vi­ser la baisse du ser­vice de la dette et l’équi­libre des comptes de L’EDL (Elec­tri­ci­té du Li­ban), ajoute l’éco­no­miste Char­bel Cor­da­hi. Seule une so­lu­tion du­rable à ces deux pro­blèmes per­met­tra, à terme, d’at­teindre l’équi­libre bud­gé­taire et de ré­duire la dette. Au plan fis­cal, le mix «taxes di­rectes-taxes in­di­rectes» doit être re­mo­de­lé pour ac­croître la part des taxes di­rectes (ac­tuel­le­ment en des­sous de 25% du to­tal des revenus de l’etat) et ré­duire la part des taxes in­di­rectes (qui touchent l’in­té­gra­li­té des agents, sans te­nir compte de leurs revenus)».

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