AMÉ­LIO­RER LA COM­PÉ­TI­TI­VI­TÉ

Le Mensuel Magazine - - Économie Temps Fort -

Les ré­formes struc­tu­relles consti­tuent, pour le Li­ban, un vé­ri­table dé­fi mais aus­si une fa­bu­leuse op­por­tu­ni­té. «Un gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale fa­ci­lite la prise de dé­ci­sions, amé­liore la gou­ver­nance, l’ef­fi­ca­ci­té et la ra­pi­di­té de la mise en place de nou­velles me­sures», es­time Nas­sib Gho­bril, éco­no­miste en chef du groupe By­blos Bank. Ce­la offre, en­fin, une op­por­tu­ni­té de mettre en oeuvre ces ré­formes, même si le chan­tier est im­mense.

«Il faut ar­rê­ter de ré­pé­ter que la cause du ra­len­tis­se­ment éco­no­mique est la si­tua­tion sé­cu­ri­taire au Li­ban et en Syrie ou dans les pays voi­sins. Nous de­vons pro­fi­ter de cette nou­velle donne pour ré­gler les pro­blèmes struc­tu­rels de l’éco­no­mie, qui n’ont rien à voir avec l’en­vi­ron­ne­ment ré­gio­nal», in­siste l’éco­no­miste.

Se­lon lui, il faut amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té du Li­ban, 101e sur 138 pays dans le monde dans le der­nier rap­port du Fo­rum éco­no­mique mon­dial. «Ce­la si­gni­fie que 73% des pays du monde sont plus com­pé­ti­tifs que le Li­ban! Pour­quoi? A cause des in­fra­struc­tures dé­la­brées, de la cor­rup­tion, de l’in­sta­bi­li­té gou­ver­ne­men­tale, du manque de conti­nui­té dans les dé­ci­sions po­li­tiques…».

Au Li­ban, les en­tre­prises souffrent, en moyenne, de 51 cou­pures élec­triques par mois. C’est le 3e chiffre le plus éle­vé de la pla­nète après le Ban­gla­desh et le Pa­kis­tan. «C’est un pro­blème struc­tu­rel qu’on peut très bien ré­gler en in­terne, tout comme le coût des té­lé­com­mu­ni­ca­tions et du ré­seau rou­tier, ajoute M. Gho­bril. Ce­la n’a rien à voir avec ce qui se passe en Syrie!».

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