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Can­di­dats

Le Mensuel Magazine - - Économie Décryptage -

fi­nan­ciers et de ré­si­dence phy­sique des can­di­dats. Les pays hôtes concer­nés sont les membres de l’union eu­ro­péenne. C’est le cas de l’etat de Malte, que de nom­breux ex­perts ont dé­crit comme l’un des meilleurs lieux de ré­si­dence à tra­vers le monde. Le pro­gramme of­fi­ciel de Glo­bal Ci­ti­zen­ship de Malte est dé­dié aux tranches ul­tra-riches des so­cié­tés et n’ouvre la porte du pays qu’à 1 800 can­di­dats. Le pas­se­port mal­tais, une fois ac­quis, per­met à son dé­ten­teur de s’éta­blir dans l’un des 28 pays de L’UE, ain­si qu’en Suisse, et d’ac­cé­der sans vi­sa à plus de 160 pays, y com­pris les Etats-unis. Quant aux condi­tions d’éli­gi­bi­li­té des can­di­dats, elles se ré­sument comme suit: contri­bu­tion du prin­ci­pal can­di­dat égale à 650 000 eu­ros; une contri­bu­tion ad­di­tion­nelle est re­quise de l’ordre de 25 000 eu­ros pour l’épouse et cha­cun des en­fants âgés de moins de 18 ans, alors que chaque en­fant âgé entre 18 et 26 ans, s’il est dé­pen­dant fi­nan­ciè­re­ment et non ma­rié, de­vrait s’ac­quit­ter d’une contri­bu­tion de 50 000 eu­ros. Ega­le­ment re­quise, l’ac­qui­si­tion d’une pro­prié­té ré­si­den­tielle d’un prix mi­ni­mum de 350000 eu­ros ou la lo­ca­tion d’un lo­ge­ment pour 5 ans à au moins 16 000 eu­ros par an. De plus, il faut comp­ter la sous­crip­tion par Le pro­gramme mal­tais de Glo­bal Ci­ti­zen­ship n’ouvre la porte qu’à 1 800 can­di­dats. Une fois le pas­se­port ac­quis, le dé­ten­teur peut s’éta­blir dans l’un des pays de L’UE.

LE CAS DE CHYPRE. Pour le cas spé­ci­fique du pro­gramme of­fi­ciel de Glo­bal Ci­ti­zen­ship de l’île de Chypre, une confu­sion dans l’es­prit des Li­ba­nais est à dis­si­per. Le pro­ces­sus d’ob­ten­tion du pas­se­port chy­priote est dif­fé­rent de ce­lui de la ré­si­dence. Cette der­nière est bé­né­fique dans la me­sure où le can­di­dat sou­haite avoir un lo­ge­ment se­con­daire pour mo­tif de plai­sance et/ou d’in­sta­bi­li­té sé­cu­ri­taire dans son pays d’ori­gine. Mais la dé­ten­tion de la ré­si­dence chy­priote ne donne pas le droit de voya­ger dans l’es­pace Schen­gen sans vi­sa, sa­chant que Chypre se trouve seule­ment dans la zone eu­ro. Quant au pas­se­port, son ob­ten­tion im­plique un in­ves­tis­se­ment dans l’im­mo­bi­lier à hau­teur de 2 mil­lions d’eu­ros.

IN­VES­TIR DANS L’IM­MO­BI­LIER. Les pays hôtes consi­dèrent les can­di­dats éli­gibles comme des in­di­vi­dus hau­te­ment qua­li­fiés, ayant un po­ten­tiel de par­ti­ci­pa­tion à leur dé­ve­lop­pe­ment so­cioé­co­no­mique sans po­ser des pro­blèmes d’in­té­gra­tion.

Sur un autre plan, FFA Real Es­tate in­ter­vient au ni­veau du con­seil en in­ves­tis­se­ment im­mo­bi­lier. Se­lon Jean Riachi, les op­por­tu­ni­tés dans ce sec­teur sont in­nom­brables dans les pays hôtes. «Notre rôle est de re­com­man­der des in­ves­tis­se­ments im­mo­bi­liers ren­tables et lu­cra­tifs. Le mo­ment est pro­pice pour le pla­ce­ment dans l’im­mo­bi­lier, d’au­tant que les in­ves­tis­se­ments sur les mar­chés fi­nan­ciers ne sont plus ren­tables comme par le pas­sé», dit-il. Dé­sor­mais, le client fait un ar­bi­trage entre la li­qui­di­té et le ren­de­ment et non plus entre le risque et la vo­la­ti­li­té des mar­chés.

Pour sa part, Léa Moawad, pro­ject Sales mar­ke­ting à FFA Real Es­tate, sou­ligne que les clients, qui ont ache­té, en 2012 et 2013, de l’im­mo­bi­lier au Por­tu­gal et l’ont ré­no­vé, ont en­re­gis­tré des gains de 22% en 2015, avec la re­prise de la crois­sance éco­no­mique dans ce pays.

Pen­dant la guerre, les Li­ba­nais se dé­brouillaient pour ob­te­nir un pas­se­port étran­ger par n’im­porte quel moyen. Au­jourd’hui, cette dé­marche est lé­gale, à tra­vers des pro­grammes of­fi­ciels agréés par les mi­nis­tères des Af­faires étran­gères des pays hôtes.

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