MA­LA­DIES CAR­DIO­VAS­CU­LAIRES 42% DES LI­BA­NAIS SOUFFRENT D’HY­PER­TEN­SION

Le Mensuel Magazine - - Santé -

La fré­quence des ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires est très éle­vée au Li­ban, comme le pré­cise le Dr Naji Abi Ra­ched, car­dio­logue. Mais un re­cul de la mor­ta­li­té due à l’in­suf­fi­sance car­diaque a été consta­té au cours des der­nières an­nées, per­met­tant un pro­lon­ge­ment de l’es­pé­rance de vie, qui est ain­si pas­sée de 1 à 5 ans.

Le Dr An­toine Sar­kis, car­dio­logue, in­dique qu’il existe trois ca­té­go­ries de fac­teurs de risque: ceux qu’on peut pré­ve­nir (ta­bac, obé­si­té, sé­den­ta­ri­té, hy­per­ten­sion ar­té­rielle, dia­bète, cho­les­té­rol); ceux qu’on ne peut pas pré­ve­nir (âge, sexe – les hommes étant plus ex­po­sés aux ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires que les femmes, celles-ci étant pro­té­gées par leurs hor­mones, jus­qu’à la mé­no­pause –, hé­ré­di­té); en­fin, ceux qui sont mal connus et sur les­quels on ne peut pas agir (comme les pro­blèmes liés à la coa­gu­la­tion du sang). At­tar­dons-nous sur les com­pli­ca­tions re­la­tives à l’hy­per­ten­sion ar­té­rielle. Le Dr Abi Ra­ched af­firme, dans ce cadre, que 42% des Li­ba­nais sont hy­per­ten­dus, mais l’ignorent, ce qui conduit iné­luc­ta­ble­ment à des souf­frances car­diaques.

PRÉ­VEN­TION ET TRAI­TE­MENT. «Le Li­ban connaît une grande avan­cée en termes de pré­ven­tion, de trai­te­ments mé­ca­niques (comme l’ins­tal­la­tion de dé­fi­bril­la­teurs im­plan­tables pour éviter la mort su­bite) ou autres, et de trans­plan­ta­tion car­diaque (une tech­nique qui se dé­ve­loppe da­van­tage)», confie le Dr Abi Ra­ched. Le mé­de­cin ajoute: «L’avan­cée tech­no­lo­gique dans la mise en place des an­gio­plas­ties et des nou­velles gé­né­ra­tions de stents (res­sorts au se­cours des ar­tères) a per­mis une meilleure sur­vie des pa­tients qui souffrent d’une car­dio­pa­thie risquée». Au­jourd’hui, bien que les ré­sul­tats ne soient pas en­core à la hau­teur des es­pé­rances, le Dr Sar­kis ex­plique que des stents, dits ab­sor­bables par l’or­ga­nisme (ne lais­sant au­cune trace dans l’ar­tère), sont sous étude. Plus en­core, la tech­nique clas­sique, qui consiste à opé­rer les valves, est de plus en plus rem­pla­cée par la Ta­vi, une al­ter­na­tive à la chi­rur­gie car­diaque. Il s’agit de rem­pla­cer une valve aor­tique dé­faillante sans avoir à ou­vrir le tho­rax du pa­tient.

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