LA MUL­TI­PLI­CA­TION DES PE­TITS PRO­JETS NE RA­VIT PAS TOUS LES PRO­MO­TEURS: PLUS DE BIENS SI­GNI­FIE PLUS DE MONDE.

Le Mensuel Magazine - - Économie -

peut, à long terme, chan­ger le vi­sage de Haz­mié qui était un quar­tier tran­quille. Car, for­cé­ment, de plus pe­tites sur­faces si­gni­fie un nombre plus im­por­tant de biens sur le mar­ché et donc plus de monde, plus de places de par­king, comme le pré­voit la nou­velle loi qui im­pose une place pour les in­vi­tés pour chaque ap­par­te­ment et, donc, da­van­tage d’em­bou­teillages... Or, en ma­tière d’in­fra­struc­tures, le quar­tier de Haz­mié souffre d’un dé­ve­lop­pe­ment trop ra­pide et sou­dain, ex­plique le pro­mo­teur. Les ser­vices pu­blics n’ayant pas pré­vu ce dé­ve­lop­pe­ment si brusque, le quar­tier est mal ap­pro­vi­sion­né en élec­tri­ci­té, de même pour les lignes té­lé­pho­niques, sans par­ler des routes, comme le pont des Ar­cades qui, fer­mé du­rant l’hi­ver, pro­voque sou­vent des em­bou­teillages monstres. Au­jourd’hui, même New Mar Tak­la ar­rive presque à sa­tu­ra­tion».

Se­lon le pro­mo­teur, si, au­tre­fois, in­ves­tir à Haz­mié pou­vait consti­tuer un bon plan, au­jourd’hui, vu que les prix des ter­rains n’ont pas bais­sé, ce­la si­gni­fie de­voir vendre des ap­par­te­ments à 2 700 $ le mètre car­ré à New Mar Tak­la, pour ren­trer dans les frais, et la de­mande ne pour­rait pas suivre.

Pour le mo­ment, il est dif­fi­cile de convaincre les in­ves­tis­seurs à dé­ve­lop­per des pro­jets dans ce quar­tier et, en réa­li­té, par­tout au Li­ban. «Mais on ne sait ja­mais, ajoute le pro­mo­teur; un simple ac­cord trou­vé en Sy­rie pour­rait bien chan­ger la donne et faire re­par­tir les prix à la hausse».

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