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Le Mensuel Magazine - - Économie -

Après avoir sa so­cié­té de pro­duc­tion spé­cia­li­sée dans la réa­li­té vir­tuelle et les ef­fets spé­ciaux, Ralf Ka­ram, 28 ans, lance une nou­velle en­tre­prise: Filmgram.

Com­ment est née l’idée de Filmgram? En quoi consiste ce concept?

Après avoir tra­vaillé pen­dant des an­nées dans l’industrie de la pro­duc­tion au­dio­vi­suelle, j’ai iden­ti­fié une nou­velle ten­dance mon­tante sur le mar­ché: la né­ces­si­té pour les en­tre­prises de pro­duire fa­ci­le­ment des vi­déos à bas prix, pour main­te­nir leurs ré­seaux so­ciaux ac­tifs. C’est ain­si qu’est née l’idée de Filmgram. Il s’agit d’une pla­te­forme en ligne qui per­met aux pe­tites en­tre­prises et start-up de pro­duire elles-mêmes leurs vi­déos pro­fes­sion­nelles et ce, en quelques mi­nutes. Pour ce­la, elles doivent sim­ple­ment se connec­ter, choi­sir un mo­dèle de vi­déo et, en­suite, la per­son­na­li­ser pour leur en­tre­prise, en té­lé­char­geant leurs pho­tos ou vi­déos, en ajou­tant leur texte et en choi­sis­sant leur mu­sique. Ain­si le tour est joué!

Quel est votre mo­dèle éco­no­mique? Com­ment voyez-vous le dé­ve­lop­pe­ment de Filmgram?

Pour le mo­ment, l’uti­li­sa­teur peut té­lé­char­ger gra­tui­te­ment sa vi­déo ou ache­ter la ver­sion en haute dé­fi­ni­tion. Nous pen­sons aus­si lan­cer, pro­chai­ne­ment, un sys­tème d’abon­ne­ment. Filmgram est ba­sée au Li­ban, mais nos ser­vices sont ac­ces­sibles dans le monde, notre cible pre­mière étant le Moyen-orient. Nous avons lan­cé la ver­sion be­ta en sep­tembre et comp­tons dé­jà 300 abon­nés ac­tifs. En 2018, la vi­déo re­pré­sen­te­ra 84% du tra­fic In­ter­net. L’am­bi­tion de Filmgram est donc de s’at­ta­quer à un mar­ché co­los­sal et de tou­cher le monde avec des mil­liers d’uti­li­sa­teurs.

Que pen­sez-vous de l’éco­sys­tème li­ba­nais?

Le Li­ba­nais, en tant qu’en­tre­pre­neur, est ex­trê­me­ment po­ly­valent; il a plu­sieurs cordes à son arc et peut créer de très belles choses à par­tir de rien et ce, mal­gré le manque de res­sources et d’in­fra­struc­tures au pays du Cèdre. Ce­pen­dant, les Li­ba­nais ne sont pas doués pour tra­vailler en équipe, une condi­tion es­sen­tielle pour une start-up. Seuls, ils tra­vaillent par­fai­te­ment, mais en com­mu­nau­té, ils sont très mau­vais. Il y a en­core du che­min à par­cou­rir.

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