RI­CAR­DO KA­RAM LA COM­MU­NI­CA­TION DANS LES VEINES

Le Mensuel Magazine - - Média -

Rien ne pré­des­ti­nait Ri­car­do Ka­ram à de­ve­nir ce qu’il est au­jourd’hui, si ce n’est cette pas­sion pour la com­mu­ni­ca­tion, qui ne s’est ja­mais éteinte tout au long d’un par­cours ja­lon­né de ren­contres in­té­res­santes, mais aus­si de beau­coup d’obs­tacles. «Je ne suis pas fa­ta­liste, mais j’es­time qu’il y a des cir­cons­tances qui dé­ter­minent notre tra­jec­toire. Le ha­sard fait par­fois bien les choses», nous confie M. Ka­ram.

A l’école, c’est à Ri­car­do Ka­ram qu’in­combe la tâche de pré­sen­ter les fêtes de fin d’an­née de toutes les sec­tions. Plus tard, il dé­pense tout son ar­gent de poche dans l’achat de disques et de­vient ani­ma­teur sur les chaînes de ra­dio FM. Il pré­sente une émis­sion deux fois par se­maine. Eco­lier, il est dé­jà ani­mé par cette ha­bi­li­té fa­rouche de com­mu­ni­quer avec l’autre. Il en­tame des études de mé­de­cine à L’AUB (Ame­ri­can Uni­ver­si­ty of Bei­rut) mais, au bout de trois ans, il réa­lise que ce n’est pas le monde au­quel il sou­haite ap­par­te­nir. Il ob­tient alors un di­plôme en Che­mi­cal En­gi­nee­ring puis un Mas­ter en Bu­si­ness Ad­mi­nis­tra­tion de L’AUB. De ces an­nées-là, Ri­car­do Ka­ram dit qu’elles ont sculp­té sa fa­çon de pen­ser. «Je ve­nais du sec­teur est de Bey­routh, avec beau­coup de pré­ju­gés. Dans ce cam­pus, j’ai ap­pris à connaître l’autre et à sor­tir de mon co­con. L’AUB m’a per­mis de voir grand et de com­prendre la réa­li­té des choses».

Une fois son di­plôme dé­cro­ché, il anime à la ra­dio, deux fois par se­maine, une émis­sion en fran­çais, au cours de la­quelle il ac­cueille des di­plo­mates et des po­li­ti­ciens, jus­qu’au jour où il re­çoit un ap­pel du pré­sident de Té­lé-li­ban, qui lui pro­pose d’ani­mer une émis­sion. «Je n’y connais­sais rien et mes dé­buts à la té­lé étaient la­men­tables. Je tremblais, j’écar­quillais les yeux. Je me suis sur­pas­sé», se sou­vient Ri­car­do Ka­ram. Il pré­sente Fo­cus, une sorte de ma­ga­zine qui re­late les évé­ne­ments de la se­maine. «Au bout de trois ans, j’ai com­pris que le fran­çais avait ses li­mites et qu’il fal­lait at­teindre un plus large pu­blic».

CHARME ET COUR­TOI­SIE. Dans ses émis­sions, il ac­cueille aus­si bien des per­son­na­li­tés lo­cales que des noms de re­nom­mée mon­diale. «Au dé­but, c’étaient des in­vi­tés lo­caux mais qui ne pa­rais­saient pas à la té­lé­vi­sion. Per­sonne

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