MA­RI­TIME

Le Mensuel Magazine - - Économie Temps Fort -

2010 et ne re­pré­sentent que 2% du to­tal des ex­por­ta­tions li­ba­naises.

«La ba­lance com­mer­ciale Li­ban-france su­bit un dé­fi­cit an­nuel qui va­rie de 1,2 et 1,5 mil­liards de dol­lars de­puis 2008, en fa­veur de la France, ex­plique l’éco­no­miste li­ba­nais

Les im­por­ta­tions li­ba­naises, à par­tir de la France, re­pré­sentent en­vi­ron 7% du to­tal des im­por­ta­tions, toutes ca­té­go­ries confon­dues. Hors fuel et gaz, elles consti­tuent en­vi­ron 9% du to­tal des im­por­ta­tions».

Il faut dire qu’il est dif­fi­cile pour les en­tre­prises li­ba­naises de concur­ren­cer les com­pa­gnies asia­tiques pour la pro­duc­tion à bas prix et les en­tre­prises fran­çaises et eu­ro­péennes pour les biens et ser­vices qui exigent un sa­voir-faire par­ti­cu­lier. Le sec­teur in­dus­triel li­ba­nais fait, en ef­fet, face à des coûts éner­gé­tiques très éle­vés com­pa­ré à d’autres pays, ce qui af­fecte la com­pé­ti­ti­vi­té des en­tre­prises li­ba­naises. Pour Jacques De La­ju­gie, «il faut ce­pen­dant sou­li­gner que les ser­vices ne sont pas pris en compte dans le cal­cul de la ba­lance com­mer­ciale.

Pour­tant, ce sec­teur est très im­por­tant pour les Li­ba­nais en par­ti­cu­lier en ma­tière ban­caire, de lo­gis­tique et de trans­port».

L’ATOUT CULTU­REL. «Au de­là des liens éco­no­miques, la France et le Li­ban par­tagent une pro­fonde ami­tié et une proxi­mi­té cultu­relle qui de fait, fa­ci­litent les re­la­tions d’af­faires», sou­ligne le Les in­ves­tis­se­ments li­ba­nais se concentrent no­tam­ment dans le sec­teur ma­ri­time. di­rec­teur gé­né­ral de l’ecole

(ESA) de Beyrouth et pré­sident du L’établissement est d’ailleurs le sym­bole de cette his­toire com­mune entre les deux pays et de la vo­lon­té de main­te­nir des liens éco­no­miques et cultu­rels.

Dès 1996, lors de la créa­tion de l’établissement, l’am­bi­tion de l’am­bas­sa­deur de France de l’époque comme de la (BDL) était de re­don­ner à Beyrouth, sa place de ca­pi­tale des af­faires dans la ré­gion. «Alors que le Li­ban était la des­ti­na­tion prin­ci­pale pour les en­tre­prises fran­çaises dé­si­rant s’ins­tal­ler dans la ré­gion, celles-ci pré­fèrent, de­puis les an­nées 2000, être plus proches des mar­chés du Golfe, et s’ins­tallent de­puis 2004 aux Emi­rats arabes unis, en Ara­bie saou­dite et au Bah­reïn (ce qui li­mite le flux de ca­pi­taux de la France vers le Li­ban et ac­croît le dé­fi­cit du compte de ca­pi­tal en fa­veur de la France)», sou­ligne Char­bel Cor­da­hi.

Mais les choses pour­raient bien bou­ger, si Beyrouth par­vient à pro­fi­ter de l’oc­ca­sion que re­pré­sentent les nou­velles me­sures fis­cales im­po­sées à Du­baï, no­tam­ment avec l’in­tro­duc­tion de la TVA pour ré­cu­pé­rer sa place de base ar­rière dans la ré­gion. «Au­jourd’hui au Li­ban, vous pou­vez créer une fi­liale sans spon­sors, sans ac­tion­naires, alors qu’il y a de plus en plus de contraintes fis­cales à Du­baï», sou­ligne Sté­phane At­ta­li. Une op­por­tu­ni­té à ne pas man­quer pour le Li­ban dans cette concur­rence ré­gio­nale.

4 659

Le nombre d’en­tre­prises fran­çaises qui ex­portent au Li­ban en 2015.

1 mil­liard

Les ex­por­ta­tions fran­çaises au Li­ban.

62 mil­lions

Les ex­por­ta­tions li­ba­naises en France.

7%

La part des im­por­ta­tions li­ba­naises à par­tir de la France du to­tal des im­por­ta­tions.

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