OP­POR­TU­NI­TÉS

Le Mensuel Magazine - - Économie Internet -

L’amé­lio­ra­tion des télécoms per­met­tra l’ins­tal­la­tion de mul­ti­na­tio­nales au Li­ban. tra­vail à court terme se fait se­lon trois axes:

Le­ver les res­tric­tions à l’usage du ré­seau DSL ac­tuel. Ce­ci per­met­tra à l’abon­né de bé­né­fi­cier d’une aus­si grande vi­tesse que peut sup­por­ter sa ligne de té­lé­phone. Ce­ci se tra­dui­ra par l’aug­men­ta­tion de la vi­tesse d’in­ter­net chez l’uti­li­sa­teur, de deux à trois fois. «Ce­lui qui dis­pose de 2 mé­ga­bits par se­conde en au­ra de 4 à 16».

Les cen­traux té­lé­pho­niques ac­tuels, ins­tal­lés en 1994, sont de­ve­nus ob­so­lètes et com­mencent à souf­frir de dan­ge­reuses pannes ré­cur­rentes. Il faut les rem­pla­cer par des cen­traux mul­ti-ser­vices de der­nière gé­né­ra­tion qui, en plus du ser­vice té­lé­pho­nique de base, of­fri­ront toute une gamme de ser­vices avan­cés.

Le dé­ploie­ment du ré­seau de fibre op­tique avec deux ob­jec­tifs à court terme: le désen­gor­ge­ment du ré­seau DSL et la connexion aux grandes en­tre­prises, de ma­nière à leur of­frir des vi­tesses d’en­vi­ron 1 000 mé­ga­bits par se­conde et, à moyen terme, faire ar­ri­ver la fibre aux abon­nés ré­si­den­tiels en leur of­frant des moyennes de connexion à 300 mé­ga­bits par se­conde.

«On tra­vaille si­mul­ta­né­ment sur ces trois ni­veaux. L’en­semble du ré­seau va s’amé­lio­rer et le ci­toyen sen­ti­ra l’amé­lio­ra­tion dès le mois d’avril», pro­met M. Yammout. Si les plans éta­blis sont exé­cu­tés dans les dé­lais, les ser­vices télécoms at­tein­dront la vi­tesse et les per­for­mances qui existent dans les pays du Golfe.

In­ter­ro­gé sur les rai­sons du re­tard en­re­gis­tré par le Li­ban dans ce do­maine, M. Yammout ré­pond: «De­puis que nous sommes dans ce mi­nis­tère, nous n’avons pas trou­vé une seule rai­son qui jus­ti­fie le re­tard dans l’exé­cu­tion. De toute ma­nière, nous ne sommes pas là pour de­man­der des comptes ni re­gar­der en ar­rière. Notre but est de tra­vailler et nous es­pé­rons réus­sir. Le mi­nistre tra­vaille de 9 heures du ma­tin à 21h pour s’as­su­rer que les plans vont être exé­cu­tés conve­na­ble­ment. Il existe au­jourd’hui une étroite col­la­bo­ra­tion entre les di­vers dé­par­te­ments du mi­nis­tère».

En outre, le mi­nis­tère éta­blit une nou­velle po­li­tique de télécoms qui se­ra sou­mise au Con­seil des mi­nistres. «La loi n°431 a éta­bli une vi­sion de ce sec­teur, mais elle a be­soin d’amen­de­ments avec la nou­velle po­li­tique que nous al­lons ap­pli­quer. L’es­sen­tiel est que la vi­sion soit claire, et qu’elle pré­cise le rôle de l’etat et du sec­teur pri­vé. Les grandes lignes évoquent un par­te­na­riat entre l’etat, le sec­teur pri­vé et le pu­blic».

«L’etat est une ma­chine lourde, dit-il. Il doit conser­ver une part de ce sec­teur, en rai­son des re­ve­nus qu’il gé­nère, mais le pri­vé doit le gé­rer pour le compte de l’etat. Cette vi­sion pour­rait se ré­su­mer à l’équa­tion sui­vante: l’etat dé­tien­drait 30%, le sec­teur pri­vé 30% et le pu­blic 30%. «La ten­dance se­rait à la par­ti­ci­pa­tion du sec­teur pri­vé, sans pour au­tant vendre les biens de l’etat».

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