«LE CO­DAGE DANS LES ÉCOLES UNE RÉ­VO­LU­TION DU SEC­TEUR»

Le Mensuel Magazine - - Économie Start-up -

Quelles sont les ten­dances di­gi­tales au Li­ban et dans la ré­gion en 2017? a in­ter­ro­gé le fon­da­teur d’arab­net, Omar Christidis, lors de la 8ème édi­tion de ce ren­dez-vous an­nuel des en­tre­pre­neurs de la ré­gion.

Pou­vez-vous pré­sen­ter Arab­net?

J’ai eu l’idée d’arab­net en 2009. A cette époque, j’étais à la re­cherche d’un em­ploi dans le sec­teur du di­gi­tal. Je me suis alors aper­çu qu’il n’exis­tait que très peu de res­sources concer­nant ce sec­teur: pas de confé­rence ni de point de ren­contres entre les dif­fé­rents ac­teurs…j’ai alors dé­ci­dé de lan­cer Arab­net, une confé­rence an­nuelle de l’in­dus­trie tech dans la ré­gion. Nous avons or­ga­ni­sé notre pre­mier évé­ne­ment en 2010. Lors de la der­nière confé­rence au mois de fé­vrier nous avons ras­sem­blé quelque 1 300 par­ti­ci­pants ve­nus de toute la ré­gion et 80 in­ter­ve­nants du monde en­tier.

Quelles sont les grandes ten­dances di­gi­tales qui vont mar­quer le Li­ban et le monde en 2017?

Au ni­veau mon­dial, la grande ten­dance di­gi­tale est l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, qui va ré­vo­lu­tion­ner la ma­nière dont on vit : les mai­sons in­tel­li­gentes ou en­core les voitures, avec la conduite au­to­ma­ti­sée… Au Li­ban, ce qui est très in­té­res­sant c’est l’in­tro­duc­tion du co­dage et de la ro­bo­tique dans les écoles. Des jeunes Li­ba­nais par­ti­cipent à des com­pé­ti­tions ré­gio­nales de ro­bo­tiques et en sortent sou­vent ga­gnants. Ce­la est très im­por­tant car nous avons be­soin de main d’oeuvre qua­li­fiée dans ce sec­teur, pour ré­pondre aux be­soins des in­dus­tries di­gi­tales qui se mul­ti­plient au Li­ban.

Quid de la «Fin­tech»?

La Fin­tech (terme is­su de la contrac­tion de fi­nances et tech­no­lo­gies) est un sec­teur très ten­dance dans le monde. Il y a presque qua­tre­vingt start-up spé­cia­li­sées dans ce sec­teur dans la ré­gion. Les start-up li­ba­naises re­pré­sentent pas moins de 15% des re­pré­sen­tantes de la Fin­tech dans la ré­gion. Mais en réa­li­té, le po­ten­tiel est bien plus im­por­tant. L’im­por­tance du sec­teur ban­caire li­ba­nais offre bien plus d’op­por­tu­ni­tés. Ce dont on a be­soin, c’est d’un cadre ré­gle­men­taire adé­quat pour en­cou­ra­ger les banques à ex­pé­ri­men­ter ce type d’ini­tia­tives.

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.