Li­ba­naises liste qua­li­té.

Le Mensuel Magazine - - Universités -

À l’heure où le sys­tème d’ac­cré­di­ta­tion se gé­né­ra­lise, les uni­ver­si­tés s’em­ploient à dé­ve­lop­per leurs stra­té­gies. Leur but est de fi­gu­rer dans la meilleurs éta­blis­se­ments et d’as­su­rer un ni­veau aca­dé­mique de des

Se­lon un clas­se­ment éta­bli par la so­cié­té bri­tan­nique Quac­qua­rel­li Sy­monds, six uni­ver­si­tés li­ba­naises fi­gurent dans la liste des cin­quante meilleures uni­ver­si­tés du monde arabe. Alors que l’uni­ver­si­té amé­ri­caine de Bey­routh (AUB) fi­gure en deuxième place après l’uni­ver­si­té du pé­trole et des mi­né­raux du roi Fahd, en Ara­bie saou­dite, l’uni­ver­si­té Saintjo­seph (USJ), oc­cupe, elle, le 12e rang. Elle est sui­vie de l’uni­ver­si­té li­ba­no-amé­ri­caine (LAU) qui ar­rive en 14e po­si­tion et de l’uni­ver­si­té de Ba­la­mand, qui se place au 24e rang. L’uni­ver­si­té li­ba­naise (27e place) et l’uni­ver­si­té arabe de Bey­routh (35e po­si­tion) fi­gurent éga­le­ment dans la liste.

CRI­TÈRES D’ÉVA­LUA­TION. Afin d’ef­fec­tuer ce clas­se­ment, les so­cié­tés comme Quac­qua­rel­li Sy­monds (QS World University Ran­kings) ont re­cours à neufs in­di­ca­teurs dif­fé­rents qui sont les sui­vants: la ré­pu­ta­tion aca­dé­mique de l’éta­blis­se­ment (40%), la ré­pu­ta­tion au­près des re­cru­teurs (10%), le ra­tio en­sei­gnant­sé­tu­diants (20%), le nombre de ci­ta­tions par en­sei­gnant-cher­cheur (20%), le ra­tio d’en­sei­gnants in­ter­na­tio­naux (5%) et ce­lui d’étu­diants in­ter­na­tio­naux (5%). D’autres clas­se­ments comme ce­lui des uni­ver­si­tés de Shan­ghai (ARWU - Aca­de­mic Ran­king of World Uni­ver­si­ties) consi­dèrent les cri­tères sui­vants: le nombre de prix No­bel et mé­dailles Fields par­mi les an­ciens élèves et par­mi les pro­fes­seurs, le nombre de cher­cheurs les plus ci­tés dans leur dis­ci­pline, le nombre de pu­bli­ca­tions dans les re­vues scien­ti­fiques, le nombre de cher­cheurs ré­per­to­riés dans le Science Ci­ta­tion In­dexex­pan­ded (SCIE) et le So­cial Science Ci­ta­tion In­dex (SSCI) (des bases de don­nées qui com­prennent des re­vues scien­ti­fiques) et la per­for­mance moyenne des pro­fes­seurs. CONCUR­RENCE FÉROCE. Nouer des par­te­na­riats in­ter­na­tio­naux, mettre en place des plans stra­té­giques pour les an­nées à venir, ef­fec­tuer des au­to-éva­lua­tions, amé­lio­rer le prin­cipe de dé­marche-qua­li­té... Au­tant d’ini­tia­tives qu’en­tre­prennent les uni­ver­si­tés li­ba­naises de­puis quelques an­nées pour être re­con­nues in­ter­na­tio­na­le­ment. La concur­rence porte d’abord sur les fi­nan­ce­ments qui, une fois ob­te­nus, at­tirent les bons cher­cheurs. Qui dit re­cherche, dit innovation et donc possibilité de com­pé­ti­tion. Or, au­jourd’hui, cette ten­dance nou­velle se trans­forme de plus en plus en une ob­ses­sion de «bran­ding» et de «ran­king». Fai­sant fi dans beau­coup de cas de l’im­por­tance de la qua­li­té de l’en­sei­gne­ment et de la re­cherche, du taux d’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle, etc., les uni­ver­si­tés li­ba­naises risquent de se noyer dans une lo­gique pu­re­ment com­mer­ciale. Se­lon des spé­cia­listes, l’étude de ces clas­se­ments s’avère in­té­res­sante. «Ces der­niers im­posent, hors de tout dé­bat dé­mo­cra­tique, une vi­sion nor­ma­tive de ce qu’est une «bonne» uni­ver­si­té. Et, en ne lais­sant place à au­cune ten­ta­tive de pro­po­ser une al­ter­na­tive à cette vi­sion d’une uni­ver­si­té ‘ef­fi­cace’ éco­no­mi­que­ment, le clas­se­ment règle uni­la­té­ra­le­ment la ques­tion du rôle que doit jouer l’uni­ver­si­té dans la so­cié­té». Fi­gu­rer dans les grands pal­ma­rès in­ter­na­tio­naux est certes pres­ti­gieux, à condi­tion que la com­pé­ti­tion pro­duise une ému­la­tion po­si­tive sur le plan aca­dé­mique.

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