CULTURE ET PA­TRI­MOINE

Le Mensuel Magazine - - Revisitée -

Très prise sur le plan po­li­tique, la di­plo­mate a tout de même pu vi­si­ter les di­vers sites du Li­ban et s’in­té­res­ser au mi­lieu cultu­rel.

li­ba­naise. «Je connais un peu le mi­lieu du théâtre et de la mu­sique mais le monde cultu­rel a beau­coup à dire. Ce sont ces gens­là qui vont mar­quer l’ave­nir. Ce­pen­dant, le monde po­li­tique m’a pris trop de temps». La di­plo­mate ajoute qu’elle au­rait ai­mé avoir plus de moyens pour s’in­tro­duire dans la so­cié­té ci­vile afin d’amé­lio­rer le sort des en­fants, des femmes et de lut­ter contre la cor­rup­tion. «J’au­rai vou­lu pou­voir plus écou­ter pour en­suite es­sayer de mieux ré­pondre».

Ce qu’elle a ap­pré­cié le plus au pays du Cèdre, c’est la so­cié­té li­ba­naise. «J’ai beau­coup ai­mé cette so­cié­té gé­né­reuse, hos­pi­ta­lière, ou­verte, qui n’a pas peur des étran­gers et leur per­met de s’y in­tro­duire et de s’ex­pri­mer». Mi­la­gros Her­nan­do re­lève que cette fa­meuse hos­pi­ta­li­té li­ba­naise n’ap­par­tient pas aux riches uni­que­ment. «La per­sonne qui vous vend des oranges au coin de la rue est ca­pable de vous in­vi­ter chez elle dans son vil­lage. Lors­qu’on est en com­pa­gnie de Li­ba­nais et qu’il ar­rive que quel­qu’un ne com­prenne pas une langue, on passe di­rec­te­ment à une autre, chose qui ne risque pas d’ar­ri­ver en Es­pagne». La di­plo­mate re­tient aus­si de son sé­jour une so­cié­té ré­sis­tante, ré­si­liente ca­pable de se trans­for­mer dans les dif­fé­rents mo­ments de l’his­toire. «On parle souvent d’im­mi­gra­tion mais je me rends compte que de­puis tout temps, les Li­ba­nais ont été de grands voya­geurs. Ce que je sou­hai­te­rais, c’est que cette émi­gra­tion ne soit pas une obli­ga­tion mais que ce soit une dé­ci­sion ou un choix». L’am­bas­sa­drice d’es­pagne ma­ni­feste sa confiance dans le sys­tème édu­ca­tif li­ba­nais. «Ce n’est pas une coïn­ci­dence si les meilleures uni­ver­si­tés de la ré­gion se trouvent au Li­ban. J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour cette pe­tite so­cié­té dont chaque membre parle au moins trois ou quatre langues». Elle aime par­ti­cu­liè­re­ment l’am­biance es­ti­vale au Li­ban avec toutes les ma­ni­fes­ta­tions cultu­relles, dont les fes­ti­vals, qui se dé­roulent dans plu­sieurs ré­gions du pays.

LA CRISE DES DÉ­CHETS. Des dé­cep­tions, elle en a connu éga­le­ment du­rant son sé­jour. Elle en re­tient sur­tout la crise des dé­chets. «J’ai été très dé­çue de consta­ter qu’il n’y a pas eu de so­lu­tion à ce pro­blème. Je me de­man­dais com­ment les Li­ba­nais, ca­pables de gé­rer les so­cié­tés les plus com­plexes et d’avoir les hô­pi­taux les plus per­for­mants, n’ont pas

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