REN­DE­MENT AL­LÉ­CHANT ET TRANS­PA­RENCE

Le Mensuel Magazine - - Économie -

Kar­la Ab­do, As­sis­tant gé­né­ral ma­na­ger de Adir In­su­rance, ex­pose la stra­té­gie de la com­pa­gnie et les pro­duits qu’elle pro­pose.

Quels sont les pa­ra­mètres que les as­su­reurs li­ba­nais prennent en compte pour com­mer­cia­li­ser leurs pro­duits?

L’as­su­rance vie re­pré­sente une so­lu­tion à chaque in­di­vi­du, conscient des aléas de la vie et de la né­ces­si­té d’épar­gner et d’in­ves­tir pour fi­nan­cer les pro­jets fu­turs et réa­li­ser les rêves d’une re­traite confor­table et sé­cu­ri­sée. La ré­ponse aux exi­gences de la clien­tèle cible consti­tue le pa­ra­mètre de base pour com­mer­cia­li­ser nos pro­duits. Il est cer­tain que les «Millé­nials» (nés entre l’an 1980 et 2000), re­pré­sentent une gé­né­ra­tion aver­tie. Ils ont in­té­gré la tech­no­lo­gie dès la nais­sance et sont connec­tés sur les ré­seaux so­ciaux; ils ont un ac­cès fa­cile à l’in­for­ma­tion et à l’offre glo­bale du mar­ché et s’at­tendent à ce qu’une offre d’as­su­rance ré­ponde à leurs exi­gences en termes de ra­pi­di­té de ser­vice, ac­ces­si­bi­li­té, trans­pa­rence, in­no­va­tion, flexi­bi­li­té, com­pé­ti­ti­vi­té, ren­de­ment… C’est une gé­né­ra­tion qui se sou­cie de pla­ni­fier ses pro­jets à court et moyen terme pour mieux pro­fi­ter du mo­ment et de la vie, avec, tou­te­fois, une conscience de l’im­por­tance de pla­ni­fier son ave­nir et même sa re­traite. Elle dé­montre une cer­taine im­pa­tience, com­pa­rée à la gé­né­ra­tion pré­cé­dente, pour ob­te­nir un ré­sul­tat ou un ren­de­ment. Cette clien­tèle est notre cible prio­ri­taire dans le contexte ac­tuel de Mar­ke­ting orien­té client plu­tôt que pro­duit.

Du fait de la conjonc­ture in­ter­na­tio­nale, les épar­gnants ne pré­fèrent-ils pas lais­ser leurs éco­no­mies dans des comptes ban­caires?

Con­trai­re­ment aux comptes ban­caires, les plans d’as­su­rance vie-épargne per­mettent aux as­su­rés de mettre de cô­té de faibles mon­tants tout en bé­né­fi­ciant de taux d’in­té­rêts in­té­res­sants ac­cor­dés par les banques aux sommes im­por­tantes uni­que­ment. Le blo­cage des épargnes du­rant un cer­tain dé­lai est im­po­sé par cer­tains as­su­reurs. ADIR a tou­te­fois conçu ses pro­duits de fa­çon à of­frir une flexi­bi­li­té maxi­male, à la­quelle s’ajoute la pos­si­bi­li­té de re­trait des fonds à tout mo­ment. Seules des pénalités mi­nimes sont ap­pli­quées du­rant les 3 pre­mières an­nées en vue d’in­ci­ter les sous­crip­teurs à in­ves­tir à moyen et long terme pour op­ti­mi­ser leur ren­de­ment. En d’autres termes, nous of­frons un ren­de­ment al­lé­chant au­quel s’ajoutent une trans­pa­rence et une flexi­bi­li­té, qui rendent le pro­duit ex­cep­tion­nel.

Com­ment alors choi­sir sa com­pa­gnie d’as­su­rance vie si des stress-tests ne sont pas im­po­sés par la loi?

Même si le pro­jet de loi est ge­lé, la Com­mis­sion de Contrôle des Com­pa­gnies d’as­su­rance rem­plit son rôle en tant que Ré­gu­la­teur et en­tame des ini­tia­tives de ré­gle­men­ta­tion ju­di­cieuses pour as­sai­nir l’en­vi­ron­ne­ment opé­ra­tion­nel du sec­teur d’as­su­rance. Le choix de la Com­pa­gnie est un élé­ment clé, sur­tout pour l’as­su­rance vie, où les contrats sont émis à long terme et où les as­su­reurs doivent être en me­sure d’ho­no­rer leurs en­ga­ge­ments à n’im­porte quel mo­ment. Pour ce­la, la vi­gi­lance s’im­pose pour le choix d’une com­pa­gnie dont la sol­va­bi­li­té et la fia­bi­li­té sont prou­vées.

Quelles sont vos sug­ges­tions pour ren­for­cer l’ap­pé­tit des ins­ti­tu­tions et des par­ti­cu­liers à sous­crire à une po­lice d’as­su­rance vie?

Une ré­forme fis­cale et lé­gale du sec­teur de l’as­su­rance vie est im­pé­ra­tive en vue d’op­ti­mi­ser les dis­po­si­tions qui freinent son dé­ve­lop­pe­ment. Les avan­tages fis­caux sou­hai­tés sont pour l’épargne à long terme, l’oc­troi d’un abat­te­ment fiscal re­la­tif aux primes vie ver­sées par les in­di­vi­dus, et l’exemp­tion de taxes sur le re­ve­nu des mon­tants ver­sés par les en­tre­prises lors de la sous­crip­tion de plans de re­traite col­lec­tive, entre autres. Un sec­teur d’as­su­rance dé­ve­lop­pé ap­por­te­rait au Li­ban d’in­dé­niables bé­né­fices éco­no­miques en pre­mier lieu, sous forme de pro­fits aux so­cié­tés, re­ve­nus à l’etat, et sur­tout, le ren­for­ce­ment in­con­tes­table de l’in­fra­struc­ture fi­nan­cière et éco­no­mique du pays via l’af­flux de ca­pi­taux étran­gers et la gé­né­ra­tion d’in­ves­tis­se­ments ad­di­tion­nels à long terme.

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