DU SEN­SA­TION­NEL RÉA­LISTE

Le Mensuel Magazine - - Média -

«J’aime se­couer la so­cié­té, c’est la rai­son pour la­quelle j’ai tou­jours une lon­gueur d’avance sur les autres». S’il faut qu’il y ait du sen­sa­tion­nel, doit être vrai».

je dois être ma­ture. Il m’im­porte beau­coup que les thèmes trai­tés et les in­vi­tés que je re­çois soient de qua­li­té. C’est un de­voir en­vers les spec­ta­teurs».

UN GOÛT POUR LA PO­LÉ­MIQUE. Bien qu’il se soit as­sa­gi avec les an­nées, Za­ven Kouyoumd­jian a quand même conser­vé son goût pour la po­lé­mique. «J’aime se­couer la so­cié­té, c’est la rai­son pour la­quelle j’ai tou­jours une lon­gueur d’avance sur les autres». S’il faut qu’il y ait du sen­sa­tion­nel, néan­moins ce­lui-ci doit être vrai. «Il y a 20 ans, ce sont les stars qui créaient le sen­sa­tion­nel, ac­tuel­le­ment n’im­porte qui réus­sit à le faire». Il ne porte au­cun ju­ge­ment. «Pour moi, tout n’est pas blanc ou noir. Le plus grand scan­dale, je ne le pré­sente pas comme tel, mais plu­tôt comme une ex­pé­rience, comme un vé­cu, car je n’ai au­cun ju­ge­ment pré­con­çu». Même s’il pa­raît très na­tu­rel et spon­ta­né à la té­lé­vi­sion, Za­ven Kouyoumd­jian re­con­naît que tout est écrit à l’avance.

Sa pire an­goisse est d’être un jour at­teint par la ma­la­die d’alz­hei­mer. «Ma plus grande ter­reur est celle qu’on dise un jour que l’homme qui a écrit l’his­toire de la té­lé­vi­sion a ou­blié son propre nom». Son am­bi­tion est de de­ve­nir le créa­teur de la pre­mière té­lé­vi­sion pro­fes­sion­nelle et sé­rieuse en ligne dans le monde arabe. «J’ai fait of­fice de pont entre la té­lé­vi­sion tra­di­tion­nelle et la té­lé­vi­sion mo­derne». Son sou­hait le plus cher? «Je cherche sur­tout à lais­ser un im­pact chez les gens».

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