BAILLEURS

Le Mensuel Magazine - - Société -

Les clubs s’ap­puient par­fois sur des spon­sors ou bu­si­ness­men pour fi­nan­cer leurs ac­ti­vi­tés. même les Jeux olym­piques, bas­tion his­to­rique de l’ama­teu­risme, se sont pro­fes­sion­na­li­sés, pous­sant le sport vers des li­mites ja­mais connues, mais bien loin des va­leurs de l’olym­pisme prô­nées par Pierre de Cou­ber­tin, avec comme point de dé­part, les trans­ferts pour des sommes as­tro­no­miques des joueurs de foot­ball.

La mé­dia­ti­sa­tion ex­ces­sive des com­pé­ti­tions in­ter­na­tio­nales a éga­le­ment contri­bué à mettre au point de nou­velles normes et ins­tau­rer de nou­velles va­leurs. L’im­por­tance des en­jeux pousse aus­si, in­di­rec­te­ment, les pro­fes­sion­nels au do­page, afin d’op­ti­mi­ser leurs per­for­mances, sans ou­blier le sec­teur des pa­ris spor­tifs, qui gé­nère toutes sortes de dé­rives et de faits de cor­rup­tion.

Au­jourd’hui, vic­toire ou mé­daille rime avec ar­gent. Une mé­daille aux Jeux Olym­piques coûte cher et né­ces­site des an­nées de tra­vail as­si­du sous la su­per­vi­sion d’une équipe d’en­traî­neurs spé­cia­li­sés.

Pour vivre en «pro­fes­sion­nel», les spor­tifs doivent re­ce­voir un sa­laire de leur club ou de leur spon­sor. Or au Li­ban, seules quelques dis­ci­plines, comme le bas­ket et le foot­ball, pra­tiquent un pro­fes­sion­na­lisme mas­qué et li­mi­té. Cette pro­fes­sion­na­li­sa­tion dé­pend en­tiè­re­ment d’un spon­sor ou d’un homme

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.