PI­RATES DES CA­RAÏBES

Par­mi les block­bus­ters les plus at­ten­dus en ce mi­lieu d’an­née, le cin­quième vo­let de la fran­chise des Pi­rates des Ca­raïbes, Dead men tell no tales (La Ven­geance de Sa­la­zar). At­ten­tion, Jack Spar­row et ses congé­nères sont de re­tour.

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En at­ten­dant le 5e vo­let des Pi­rates des Ca­raïbes, re­tour sur cette longue aven­ture de pi­ra­te­rie ci­né­ma­to­gra­phique. 1967, dans le parc d’at­trac­tion de Dis­ney­land: une nou­velle ani­ma­tion voit le jour, «Pi­rates of the Car­ri­bean», une croi­sière scé­nique avec un par­cours chao­tique au­tour de la pi­ra­te­rie dans l’île des Ca­raïbes, por­tée par la chan­son Yo Ho (A pi­rate’s life for me). Dès les an­nées 90, l’idée de conce­voir un film au­tour de cette at­trac­tion com­mence à ger­mer. De pé­ré­gri­na­tions en scripts, de re­fus en ré­écri­ture, sous l’égide du pro­duc­teur à suc­cès Jer­ry Bruck­hei­mer, émerge un scé­na­rio, co-si­gné Ter­ry Ros­sio, Ted El­liott et Stuart Beat­tie, en 2002. Le réa­li­sa­teur Gore Ver­bins­ki (Mouse Hunt, The Mexi­can, The Ring) ne tarde pas à se joindre à l’équipe, sé­duit par la pi­ra­te­rie, ce «monde de li­ber­té, de grands es­paces et de mystères», où «les sen­ti­ments y sont exa­cer­bés, re­belles». Le tour­nage dé­bute le 9 oc­tobre de la même an­née. Le film sort en 2003 sous le titre Pi­rates of the Car­ri­bean: the curse of the Black Pearl. Le suc­cès s’avère fou­droyant et in­at­ten­du, même du cô­té de la cri­tique qui n’y avait cru qu’à moi­tié, d’au­tant que le genre des films de pi­rates était de­ve­nu mi­neur et dé­ni­gré de­puis la fin des an­nées 60. Pour re­le­ver le dé­fi, les réa­li­sa­teurs ont eu re­cours aux cô­tés sur­na­tu­rel, dé­jan­té et ex­cen­trique, in­car­nés à mer­veille par le per­son­nage de pi­rate

rock’n’roll, Jack Spar­row, alias John­ny Depp, ou en­core le ca­pi­taine Bar­bos­sa, in­ter­pré­té par Geof­frey Rush. Face à ces deux ac­teurs brillants et confir­més, la fraî­cheur de deux vi­sages, peu connus en­core alors: Or­lan­do Bloom et Kei­ra Knighl­tey, qui in­carnent Will Tur­ner et Eli­za­beth Swann.

Au­tour de ces per­son­nages prin­ci­paux, gra­vitent une ky­rielle d’autres, se­con­daires, pas­sa­gers ou des par­ti­ci­pants, tout aus­si hauts en cou­leurs. Et pour cause, il s’agit es­sen­tiel­le­ment de pi­rates et de morts-vi­vants, qui en­va­hissent l’écran et trans­porte les spec­ta­teurs au XVIIE siècle. Dans ce pre­mier film, il est ques­tion d’un mé­daillon az­tèque en or, d’une ma­lé­dic­tion, d’une lune qui se lève, d’une his­toire d’amour entre la fille du gou­ver­neur de la ville de Por­troyal et d’un fils de pi­rate qui s’ignore comme tel. Et sur­tout, d’un pro­ta­go­niste au cha­risme in­croyable, in­car­né par John­ny Depp, qui se ré­vèle dif­fé­rem­ment des per­son­nages tor­tu­rés qu’il in­ter­pré­tait jusque là. Au­tant dire que le ca­hier des charges pour ob­te­nir un block­bus­ter très di­ver­tis­sant est rem­pli.

Aux suc­cès pu­blic et cri­tique, s’ajoute le suc­cès com­mer­cial, avec des re­cettes de 654 mil­lions de dol­lars. C’est dé­ci­dé: ce long­mé­trage s’ins­taure comme le pre­mier vo­let d’une tri­lo­gie. En 2006, sort le 2e vo­let, Dead men’s chest (Le se­cret du coffre mau­dit), sui­vi un an plus tard, de World’s end (Jus­qu’au bout du monde) qui s’achève, en don­nant les clés de pos­sibles suites. L’une avec la carte de la fon­taine de jou­vence pas­sée des mains du ca­pi­taine Bar­bos­sa à celles de Jack Spar­row. L’autre, avec Eli­za­beth qui at­tend, dix ans plus tard, en com­pa­gnie de son fils, le re­tour pro­mis de Will Tur­ner.

Ce qui ne de­vait être qu’une tri­lo­gie se trans­forme en fran­chise à suc­cès. Le qua­trième vo­let, On stran­ger Tides (La fon­taine de jou­vence), sor­ti en 2011, tranche avec les pré­cé­dents (Eli­za­beth et Will en sont ab­sents) et tonne comme une sorte de spin-off, avec un re­nou­vel­le­ment par­tiel du cas­ting qui in­clut no­tam­ment Pe­ne­lope Cruz, As­trid Ber­ges­fris­bey et Sam Cla­flin. Un nou­veau réa­li­sa­teur est mon­té à bord, en la per­sonne de Bob Mar­shall.

Les fans des Pi­rates des Ca­raïbes at­tendent dé­sor­mais le cin­quième opus de la fran­chise. Réa­li­sé par Joa­chim Røn­ning et Es­pen Sand­berg, il dé­barque do­té d’un bud­get pha­rao­nique de 320 mil­lions de dol­lars.

Cet épi­sode signe un re­tour aux sources, d’après ce que les pre­mières in­dis­cré­tions ont dé­jà lais­sé fil­tré. John­ny Depp re­trouve à l’af­fiche Geof­frey Rush, avec de nou­velles re­crues. L’ac­teur es­pa­gnol Ja­vier Bar­dem pa­raît in­car­ner à mer­veille le mé­chant ca­pi­taine fan­tôme Ar­man­do Sa­la­zar. Bren­ton Th­waites, alias Hen­ry Tur­ner, in­ter­prète le fils de Will et Eli­za­beth, et Kaya Sco­de­la­rio se glisse dans le rôle de Ca­ri­na Smyth, une jeune as­tro­nome ca­pable de re­trou­ver le tri­dent de Po­séi­don, l’en­jeu de cette his­toire. Or­lan­do Bloom et Kei­ra Knight­ley, ap­pa­raissent éga­le­ment en guise de clin d’oeil. Pour l’heure, la bande an­nonce laisse en­tendre qu’il pour­rait s’agir là de la der­nière aven­ture de Jack Spar­row. Mais rien n’est ja­mais vrai­ment tran­ché à Hol­ly­wood.

RE­TOUR AUX ORI­GINES Ce cin­quième opus signe un re­tour aux sources.

BAR­BOS­SA & CO Les fans re­trou­ve­ront tous ceux qui ont fait le suc­cès de la sa­ga.

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