LE BU­SI­NESS DU BISTOURI

Entre 20 et 50% des Li­ba­naises ont su­bi au moins un acte de chirurgie plas­tique au cours de leur vie, se­lon les es­ti­ma­tions des pro­fes­sion­nels du sec­teur. Pen­dant long­temps, Bey­routh a même été consi­dé­ré comme la Mecque de la mé­de­cine es­thé­tique. Est-ce t

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Une af­faire en or

S'S’il n’existe pas de sta­tis­tiques of­fi­cielles per­met­tant de me­su­rer l’ampleur du phé­no­mène, les pro­fes­sion­nels du sec­teur es­timent que 20 % à 50% des Li­ba­naises ont en­tre­pris au moins un acte de chirurgie es­thé­tique au cours de leur vie.

«Il est clair que la de­mande au Li­ban est l’une des plus éle­vées au monde, consi­dère Da­ny Tou­ma, pré­sident de la So­cié­té li­ba­naise de der­ma­to­lo­gie. Et je ne parle pas uni­que­ment des femmes, car la part des hommes ne cesse de croître».

Du cô­té des pro­fes­sion­nels, une cen­taine de chi­rur­giens es­thé­tiques est en­re­gis­trée à la So­cié­té Li­ba­naise de chirurgie plas­tique, re­cons­truc­tive et es­thé­tique, tan­dis que 200 mé­de­cins pra­tiquent des opé­ra­tions de ce type au Li­ban.

Un chiffre énorme com­pa­ré avec d’autres pays du monde. Se­lon l’in­ter­na­tio­nal So­cie­ty of Aes­the­tic Sur­ge­ry (ISAPS), la France comp­tait par exemple, 464 chi­rur­giens es­thé­tiques en 2009 pour une po­pu­la­tion de 60 mil­lions d’ha­bi­tants. Dès lors, comment ex­pli­quer cet en­goue­ment des Li­ba­nais pour la mé­de­cine es­thé­tique?

DÉ­MO­CRA­TI­SA­TION ET FA­CI­LI­TÉS. Pour le Dr Paul Au­di, chi­rur­gien es­thé­tique (Au­di Aes­the­tics à Ba­da­ro), «ce type d’opé­ra­tions s’est dé­mo­cra­ti­sé au Li­ban de­puis quelques an­nées. Ces in­ter­ven­tions sont dé­sor­mais

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