Bei­rut waterfront, l'une des zones fon­cières les plus pri­sées, est en plein dé­ve­lop­pe­ment, avec de mul­tiples pro­jets en cours, no­tam­ment sur la ma­ri­na est.

Un pe­tit Du­baï au coeur de Bey­routh, c’est par ces mots que les ex­perts im­mo­bi­liers dé­crivent la ré­gion fon­cière la plus pri­sée du pays, Bei­rut Waterfront. La ré­gion est en plein dé­ve­lop­pe­ment avec le dé­but des tra­vaux de la ma­ri­na est ain­si que d’un fu­tu

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C’est l’une des plus belles et des plus chères ré­gions fon­cières du pays. Bei­rut Waterfront ou le front de mer de Bey­routh connaît de­puis quelques an­nées dé­jà, des in­ves­tis­se­ments en sé­rie jusque là concen­trés dans le sec­teur de la night­life avec des lieux de­ve­nus em­blé­ma­tiques comme la dis­co­thèque The One, Se­ven Sis­ters ou en­core le Mu­sic Hall Waterfront.

Au­jourd’hui, les in­ves­tis­se­ments se di­ver­si­fient au ré­si­den­tiel et à l’ac­ti­vi­té com­mer­ciale. Le dé­ve­lop­pe­ment de la ré­gion ne fait que com­men­cer. So­li­dere dis­pose en ef­fet en­core d’1,7 mil­lions de mètres car­rés construc­tibles ou à dé­ve­lop­per sur le front de mer. En at­ten­dant de trou­ver des ache­teurs, la so­cié­té ren­ta­bi­lise son es­pace en louant cer­tains ter­rains pour le dé­ve­lop­pe­ment de grands pro­jets. La so­cié­té tra­vaille ac­tuel­le­ment sur la se­conde ma­ri­na, la ma­ri­na est, dont les tra­vaux de­vraient dé­bu­ter très pro­chai­ne­ment pour être fi­na­li­sés d’ici deux ou trois ans. Coût de l’opé­ra­tion: en­vi­ron 50 mil­lions de dol­lars. Par la suite, l’amé­na­ge­ment d’un parc, si­tué à proxi­mi­té de Zay­tu­na Bay, dé­bu­te­ra, un pro­jet qui s’éten­dra sur une su­per­fi­cie de 70 000 m2, tan­dis que le pro­lon­ge­ment de la cor­niche sur le front de mer s’éta­le­ra sur 1,3 km2.

Au­tant de pro­jets qui donnent des idées aux in­ves­tis­seurs que ce soit dans le do­maine ré­si­den­tiel ou com­mer­cial.

En sep­tembre pro­chain, c’est un autre pro­jet de grande en­ver­gure qui de­vrait voir le jour juste à cô­té du Mu­sic Hall Waterfront, ini­tié par l’homme d’af­faires, Bilal Na­hou­li. A l’heure de mettre sous presse, il était en­core en quête d’un nom pour ce qui consti­tue­ra un clus­ter d’un nou­veau genre à Bey­routh.

«Il y au­ra le mot ‘park’ dans le nom puisque l’idée est de créer un es­pace vert en plein air mais nous plan­chons en­core sur le nom dé­fi­ni­tif. Je ne vou­lais pas d’un autre centre com­mer­cial avec de grandes en­seignes fran­chi­sées, mais un lieu où je pour­rais al­ler pro­me­ner mon chien, me ba­la­der, boire un verre, dé­jeu­ner et pour­quoi pas, dan­ser jus­qu’au bout de la nuit», avoue-t-il.

LO­CA­TIONS SÉLECTIVES. La so­cié­té de Bilal Na­hou­li, Bei­rut ur­ban de­ve­lop­ment, a ain­si in­ves­ti 2 mil­lions de dol­lars pour ce pro­jet qui s’éten­dra sur 3 800 m2 et com­pren­dra 11 bou­tiques, 13 res­tau­rants ou ca­fés, un night­club AHM et une pis­cine. Il de­vrait en­gen­drer quelque 500 em­plois.

«Les loyers pré­le­vés va­rie­ront entre 600 et 800

dol­lars par mètre car­ré et par an, ce qui est com­pa­rable à cer­tains quar­tiers comme Ham­ra, alors que nous sommes dans la ré­gion la plus chère de la ville», sou­ligne l’en­tre­pre­neur. «L’idée de ce nou­vel es­pace est de créer une sorte de fa­mille, une com­mu­nau­té. C’est pour cette rai­son que nous ne loue­rons pas à qui le sou­hai­te­ra. Nous pri­vi­lé­gie­rons plu­tôt les marques lo­cales, start-up ou de­si­gners émer­gents et ta­len­tueux afin de faire rayon­ner Bey­routh comme une des­ti­na­tion ar­tis­tique et in­fluente dans le monde de la créa­tion, de la mu­sique, des nou­velles tech­no­lo­gies», in­siste Bilal Na­hou­li.

Face au dé­ve­lop­pe­ment ful­gu­rant de la ré­gion, la ques­tion se pose alors de sa­voir comment le mar­ché im­mo­bi­lier pour­rait évo­luer dans cette ré­gion de Bey­routh. «C’est une zone par­mi les plus pri­sées du Li­ban, in­siste Guillaume Bou­dis­seau, ex­pert im­mo­bi­lier à Ram­co. Elle concerne sur­tout des pro­jets à très long terme. Les in­ves­tis­seurs sont ceux qui croient au po­ten­tiel de Bey­routh. Les pro­jets portent sur de très grandes sur­faces pour de très gros mon­tants. Il faut sou­li­gner que les in­ves­tis­seurs sont de grands groupes qui bé­né­fi­cient de paiements éche­lon­nés sur plu­sieurs an­nées avec So­li­dere. Plu­sieurs pro­jets ré­si­den­tiels sur cette par­tie de la ville sont ain­si en cours. Il se­ra pos­sible d’ac­qué­rir un ap­par­te­ment sur le front de mer pour des prix d’achat qui avoi­si­ne­ront les 8 000 à 10 000 dol­lars le mètre car­ré. A titre de com­pa­rai­son, au centre-ville, dans un quar­tier comme Star­co par exemple, le mètre car­ré va­rie entre 6 000 et 7 000 dol­lars».

PRO­JETS D’EN­VER­GURE Au­jourd’hui pa­ra­dis des pro­me­neurs, le front de mer va prendre un nou­veau vi­sage.

ES­PACE So­li­dere dis­pose en­core d’1,7 mil­lions de m2 construc­tibles sur le front de mer.

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