LE LI­BAN PAYS DU SURF

Le Mensuel Magazine - - Sommaire -

Pé­rilleux mais unique en termes de sen­sa­tions, le surf n’est pas ré­ser­vé aux ha­bi­tants des côtes de l’at­lan­tique ou du Pa­ci­fique. Il se pra­tique éga­le­ment au Li­ban de­puis les an­nées 60. Le pays se si­tuant à la base de la mer Mé­di­ter­ra­née, par consé­quent toute tem­pête gé­né­rée au large se di­rige di­rec­te­ment vers les côtes li­ba­naises. La proxi­mi­té des mon­tagnes de la côte fait éga­le­ment du Li­ban un pays na­tu­rel pour le surf.

Se­lon Ali el-amine, res­pon­sable de Surf Le­ba­non, une struc­ture si­tuée à Jiyé, à 30 km au sud de Bey­routh, «avant la guerre, les pre­miers ama­teurs de ce sport s’exer­çaient au large du Saint­si­mon à Bey­routh». Il ajoute qu’«en 2012, Surf Le­ba­non a re­pla­cé le Li­ban sur la carte du surf, en ré­ins­cri­vant le Li­ban à l’as­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale de surf (In­ter­na­tio­nal Sur­fing As­so­cia­tion) et aux groupes qui en dé­pendent». El-amine pré­cise que «Le surf peut se pra­ti­quer par­tout, car nous avons une côte conve­nable pour ce­la. On peut sur­fer tout au long de l’an­née. Les vagues sont na­tu­rel­le­ment plus im­por­tantes en hi­ver et par­fois as­sez hautes en été. Cer­taines côtes sont meilleures que d’autres, Jiyé et Ba­troun de­meurent les meilleurs spots où l’on peut sur­fer».

Surf Le­ba­non est une école cer­ti­fiée par l’in­ter­na­tio­nal Sur­fing As­so­cia­tion. Il y a éga­le­ment un autre club au nord de Ba­troun. «Au­jourd’hui, le nombre de sur­feurs ne dé­passe pas la cen­taine mais ce nombre aug­mente pro­gres­si­ve­ment, une fois que le sur­feur tâte sa pre­mière vague, il y reste», sou­ligne el-amine. Le surf est un sport ex­trême et na­tu­rel qui peut par­fois s’avé­rer fa­tal, si l’on n’est pas ha­bi­tué et ex­pert en la ma­tière. Les com­bi­nai­sons va­rient se­lon la tech­no­lo­gie et la marque, avec des prix os­cil­lant entre 100 et 600$. Le prix des planches de surf va­rie entre 550 et 1300$, et ce­ci en fonc­tion de la taille et des tech­no­lo­gies uti­li­sées. Tout ce ma­té­riel peut être bien sûr loué dans les clubs ac­cré­di­tés pour un prix cor­rect, tan­dis qu’un mo­ni­teur pour­ra en­sei­gner les tech­niques et as­tuces de ce sport.

LES SPOTS DE JIYÉ ET DE BA­TROUN RES­TENT LES PLUS APPRÉCIÉS DES SUR­FEURS LI­BA­NAIS.

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.